SECONDE PARTIE
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INTRODUCTION
Baignant les méninges et les centres qui, de partout, lui forment une paroi enveloppante, filtré sur un épithélium faisant preuve, à l’état physiologique, de rares qualités de filtration élective, le liquide céphalo-rachidien ne peut que refléter, tel un miroir, les altérations les plus légères des tissus qui viennent à son contact, permettre, par une véritable Biopsie^ de saisir et de préciser les lésions anatomo-pathologiques dont ceux-ci se trouveraient atteints.
Ces modifications de lacomposition physiologique se montreront, au premier chef, dans toutes les affections du système nerveux où rinflammation, mode de réaction habituel à un agent pathogène ou toxique, jouera un rôle. Les faits relèves dans ce cas sont particulièrement nets ; les surfaces se trouvent, en etïel, en de telles occurrences, profondément modifiées, les perméabilités très altérées. Il y a exode hors des vaisseaux des éléments du plasma, et cela d une façon élective^ que les éléments soient figurés ou non.
11 n’est toutefois nullement nécessaire qy’il s’agisse d’une affection systématisée aux centres nerveux pour entraîner, de par des -lésions locales, des remaniements parfois profonds du liquide. La dépendance étroite dans laquelle se trouve la composition de ce dernier de celle du plasma ne fait-elle pas dépendre les constitutions respectives l’une de l’autre ? — Toute dyscrasie sanguine, toute affeclion altérant les fonctions glyco-régulatrices ou éliminatoires (imperméabilité rénale), modifiant les conditions de la nutrition générale, ne doit-elle pas forcément amener des , variations du taux du sucre ou l’apparition, dans le milieu rachidien, des éléments nouveaux dont le plasma s’est lui-même enrichi : sels divers, urée, acétone, acide urique, etc.?
INTRODUCTION
AssuiTiiieiil si, ol l’oii conçoiL comijieii ce cùLé de l:i question, ignoré el négligé de I>eaucou[) d’auteurs, peut élre (econd en résultats.
Sans compter ipie cette élude du milieu intérieur se lait par l’analyse d'un liquide qui se prête admirablement à des recherches précises, et sur lequel toutes les opérations vont se trouver simplifiées.
L’imporlance diagnostique et pronostique de ces données est considérable, et pour certaines alîections nerveuses (méningite tuberculeuse), comme en deliorsd’elles (infections générales, intoxications, auto-intoxications, dyscrasies), nous saurons l’apprécier en de nombreux chapitres.
Le liquide céphalo-rachidien Iraduil des allércdions locales, en nous renseignanl sur Vêlai méningé, mais aussi des modificalions pathologiques d'un ordre plus général, en reflétant les fluctualions de composition du milieu intérieur.
Les premiers faits connus de chimie pathologique du liquide céphalo-rachidien remontent, sans doute, à Magendie et Berzelius (1825-1833), à l’époque môme où furent examinés les premiers liquides d’hydrocéphales ou de spinæ-bifidæ ; mais la notion de liquide céphalo-rachidien pathologique s’opposant à celle d’un type normal ne peut dater que du jour où la ponction lombaire, pénétrant dans les services hospitaliers, fit connaître les liquides retirés dans les états gigus (1890). La ponction lombaire seule pouvait créer des points de comparaison et établir, grossièrement, sans doute, au début, mais esquisser tout de même une distinction entre ce qui était pathologique et ce qui ne l’était pas.
J’ai rapporté, dans mon introduction générale, les raisons pour lesquelles les quelques recherches chimiques pratiquées restèrent méconnues, comment l’examen cytologique leur fut préféré, à tort, et d’une façon irréfléchie. Je ne saurai revenir sur ces points. Les années se sont chargées de montrer ce qui pouvait être prévu : Vinsuffisance de cet examen, ; elles n’ont pas réussi à expliquer ses nombreuses défaillances.
L’analyse chimique, en interrogeant des facteurs nombreux, en