VALEUR DIAGNOSTIQUE DES GLOBULINES
Essai butyrique de Noguchi.
Sa valeur diagnostique dans la syphilis nerveuse.
En 1909, Noguchi indiquait la technique d’un essai chimique facile à répéter sur le liquide céphalo-rachidien, fournissant, disait-il : « un moyen d’une réelle valeur pour dislinguer un liquide normal » d’un liquide pathologique, déceler les alfections syphililiques , » confirmer ou faire écarler le diagnostic des lésions syphilitiques » ou para-syplîilitiques des centres nerveu-x. »
Baudoin et Français, l’année suivante, confirmaient les pourcentages élevés de réactions positives obtenues par Noguchi, dans la syphilis nerveuse, le tabès, la paralysie générale ; mais restreignaient déjà la valeur diagnostique qu’il convenait d’accorder à cet essai. Celui-ci ne jouit, en effet, guère que d’une valeur négative, ces auteurs ayant obtenu des résultats positifs, en dehors de la syphilis, dans sept affections tuberculeuses chroniques des méninges ou du rachis, dans une tumeur cérébrale et un cas d’urémie convulsive, cela sur 24 sujets non spécifiques examinés (1).
De mon côté, les faits observés sur une cinquantaine de liquides m’engagent à des réserves plus grandes encore (2).
Technique. — Tout d’abord, il m’a paru nécessaire de préciser les conditions opératoires sur lesquelles Noguchi d’une part, Baudoin et FRANÇAisde l’autre, n’avaient vraiment passuffisamment insisté (3). L’essai sera positif si, dans le délai de trois heures, la précipitation s’est produite.
(1) Noguchi et Moore, dans un travail assez important (200 cas), ont examiné , ^4 syphilis secondaires ou tertiaires sans retentissement sur les ceatres —
10 hérédo-syph. — 4 syph. cérébro-médullaires — 43 P. G. — 17 tabès — qui leur ont presque toujours donné des résultats positifs, alors qu’ils n’obtenaient rien avec : 24 liquides d’infections générales (l’absence d’albuminose est de règle). — 54 méningites aiguës leur ont toujours fourni des essais positifs.
Baudoin et Français entrepris ces essais et étudié en sus un certain nombre de nerveux chroniques, dont plusieurs (vraisemblablement des plus albumineux : poil, pachyméningites leur ont donné des résultats j^positifs, bien qu’il se soit agi de sujets absolument pas spécillques.
(2) Euziêre, Mestrezat et Roger. Encéphale (1911).
(3) Voyez partie technique.
Avec Euzière et Roger, j’ai procédé de la façon suivante :
0 cc. 4 de liquide céphalo-rachidien sont additionnés de 2 cc. d’acide butyrique à 10 P . 100 (en volume), bouillis quelques instants, retirés du feu, puis additionnés rapidement de 0 cc. 4 de soude normale. Les tubes, reportés encore quelques secondes sur la flamme, sont ensuite abandonnés dans une position verticale et examinés «H bout de 3 heures. Dans le cas d’une réaction posilive, le précipité grenu qui s’est formé au début est déposé en un culot bien tassé, surmonté d’un liquide clair ou à peine opalescent.
L’absence de dépôt ou l’existence d’une louche n’ayant pas tendance à se déposer, celle encore de flocons demeurant en suspension dans le liquide indiquent une réaction négative.
Les résullats que j’ai obtenus sont consignés dans le tableau suivant :
RÉACTION DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN A l’ACIDE BUTYRIOUE
Résultats
Recherche
de la réaction
clinique
Degré