CARBONATES
Le dosage des carbonates se lait facilement à la phtaléine, en opérant directement sur le liquide céphalo-rachidien. Ces valeurs sont intéressantes dans r«c/(/ose; voyez l’alcalinité du liquide céphalorachidien (p. 220).
PHOSPHATES
Quelques auteurs, voulant peut-être trop facilement voir dans les phosphates rachidiens, comme d’ailleurs dans les nucléineset la choline (1), des produits de désiniégralion nerveuse, ont recherché ces composés dans le liquide céphalo-rachidien. Ils les ont trouvés augmentés dans nombre de circonstances.
Citons les recherches de: Krainsky (1890); Donath (1904): 30 cas, et (1907) ; De Buck (1905); Nonne et Appelt, Appelt et ScHUMM (1908) ; G. Forbes (1908).
Malheureusement, par suite, sans doute, du défaut de technique, ces diverses déterminations ne sont pas comparables entre elles et nous ne saurions, à part peut-être les chiffres de Schumm, donner quelques indications utiles.
La normale de Donath se placerait vers 0 gr. 054 de par
litre; celle de Buck vers 0 gr. 110, celle de Schumm vers 0 gr. 044. Le chiffre physiologique est de Ogr. 030, nous l’avons vu.
Le taux des phosphates dans Vépilepsie, point de départ de ces recherches, fut trouvé augmenté par Krainsky, Donath, qui, sur 7 cas, trouva 2 valeurs normales, et cinq chiffres variant de 0.066 à 0.209 ; De Buck, dans 3 cas, donne des valeurs allant de 0 gr. 200 à 0 gr. 480.
Cependant, Appelt et Schumm (1907) ne trouvent que des chiffres normaux dans l’épilepsie.
Méningites aiguës : Même résultat dans deux méningites tuberculeuses. — Méningites chroniques : Dans le tabès, contrairement à ce que trouvent Appelt et Schumm, Donath a signalé une augmentation (les 6 déterminations qu’il a faites vont de Ogr. 042 àOgr. 426).
(1) Voyez pages 245 et 252.
LIQUIDE GEDIlALO-nACIIinlEN PATHOLOGIQUE
La paralysie i^éiiéralo rournil de môme à Donatii des valeurs élevôes (0 gr, 052 à 0 gr. 508), alors que De Buck, eL Appelt el SciiUMM ne trouveiil que des chinVes allant de 0 gr. 050 à gr. 074. Dans les tumeurs encore, Donatii donne des chilTres qui ne sont pas confirmés par ScTiUMM (1).
Névroses el psychoses.— Dans Vhysléj'ie, Don.vth trouve deux fois des valeurs normales et cinq fois une augmentation : 0 gr. 060 à 0 gr. 209 ; dans la neurasthénie, son effet donne 0 gr. 028 et 0 gr. 278 ; dans la mélancolie, 0 gr. 026 etO gr. 080; De Buck, dans la démence alcoolique, 0 gr. 20 et 0 gr. 80.
Autres affections. — Dans la tuberculose pulmonaire, Appelt et ScHUMM indiquent 0 gr. 045 ; et dans un cas à' urémie : 0 gr. 091, chiffre le plus élevé qu’ils aient trouvé, ce qui \&uy fait douter de la valeur diagnostique du taux des phosphates en tant que signe de dégénérescence et de désintégration nerveuses.
En résumé :
Il est difficile, dans létal actuel de nos connaissances, de décider parmi ces résultats contradictoires.
Il serait à souhaiter : 1° que les auteurs veuillent bien faire usage d’une méthode de dosage convenable; 2° qu’ils distinguent la forme de phosphore considérée : phosphate total, organique, minéral ou phosphates libres ; 3° qu’ils n’incriminent enfin pas toujours, systématiquement, la désintégration nerveuse comme origine des variations observées. C’est en réalité le taux du phosphore dialysable du sang qui importe le plus.
SULFATES
Nous savons peu de chose sur les sulfates à l’état pathologique. Leur taux semble cependant plus élevé dans ces conditions.
(1) Dans V hydrocéphalie quelques dosages ont été faits, mais beaucoup sont entachés d’erreurs (liquides non centrifugés, prélevés post mortem, etc.).
Berzelius (1833), Mulder, Marchand, G. Schmidt, Ch. Robin donnent respectivement comme « phosphate de chau.x et de magnésie » :
0 gr. 90—0 gr. 90 — 0 gr. 100. En P20^ Yvon donne 0 gr. 407 — Hilger, 0 gr. 432 — Gerret, 0 gr. 800 — Panzer, 0 gr. 051 — J. -H. Coriat, 0 gr. 090 — ScHERiiAKOFF, 0 gi’. 210 — Patein, 0 gr. 40 (comme P^O^^ libre).
Dans les écoulements spontanés, nous avons quelques valeurs très élevées de Schmidt (^1850). — Zdareck (1902) indique des « traces ».