III. — Autres méthodes de dosage
Mentionnons encore parmi les méthodes qui ont été employées au dosage de l’albumine les procédés ci-après, moins recommandables.
Tube d’Esbach. — Renon et Tixieb, Marchand 1903, Fucus et Rosenthal 1904, Nageote, Rous 1907, Broden et Rodhain 1908, ont employé le tube d’Esbach ou une réduction de celui-ci, sans se dissimuler d’ailleurs les aléas du procédé. J’ajouterai qu’aux causes d'erreurs classiques, son application au liquide céphalo-rachidien en ajoute une nouvelle. Celui-ci contient en effet des bicarbonates, dont l’acide carbonique, en se dégageant sous l’action du réactif, gène le dépôt et soulève même quelquefois complètement ce dernier du fond du tube. Il faut donc avoir soin, si l’on fait usage de cet appareil, de porter la prise d’essai, préalablement acidifiée par l’acide acétique, quelques minutes sous la cloche vide avant d’ajouter le réactif d'Esbacli. A tout prendre cependant, ce procédé donne des chiffres qui, à défaut d’une meilleure évaluation, peuvent rendre des services dans la pratique courante.
Méthode de Nissl. — Nissl en 1904 a imaginé une méthode rapide qui fut reprise plus tard par Kunter en 1905, Nonne et Appelt en 1907, puis L. Baron en 1909 : 2 cc. de liquide céphalo-rachidien sont mélangés avec 1 cc. de réactif d’Esbach, et le tout introduit dans des tubes gradués d’une façon empirique, que l’on centrifuge ensuite à 2.500 tours à la minute.
SÉRINE ET GLOBULINES
Un liquide normal ne donne dans ces conditions qu’un culot peu abondant qui atteint seulement en moyenne la division 2 de Nissl. Sa hauteur oscillerait entre 1 et 3, avec une moyenne de 1,6G pour L. Baron.
A 1 état pathologique, les hauteurs obtenues sont bien plus considérables. Ajoutons que Nonne et Appelt ont essayé de traduire en grammes les divisions du tube de Nissl; je ne sache pas que leur exemple ait été suivi.
Précipilalion par l'alcool. — Autres procédés. — Mott 1900 acidifie légèrement par l’acide acétique et ajoute au liquide 3 volumes d’alcool absolu.
CoMRA 1899, b RENKEL, IIeiden 1906, après séparation du précipité albuminoïde, font un dosage d azote au Kjedlial. J’ai moi-même quelquefois employé cette méthode qui est précise assurément, mais longue, la destruction du filtre demandant assez de temps. L’azote trouvé, multiplié par 6,28, exprime les albumines en un mélange à parties égales de sérine et de globuline (Un filtre de Berzélius de 5 cc. de diamètre ne fournit que 0 milligr. 21 d’azote).
Je cite pour mémoire les dosages de Minge (lloppe Seyler 1859) basés sur l’indice de réfraction.