‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 151 sur 329 · LE LIQUIDE CÉDIIALO-RACHIDIEN · texte numérisé non relu

LE LIQUIDE CÉDIIALO-RACHIDIEN

cocciqiie, la prëcipilalion peut manquer, principalement si l’alTection est en voie de régression.

Sensibilisalrices. — La méthode de déviation du complément a donné des résultats avec le sérum pour le diagnoslic rétrospectif de méningite céréhrospinate (Cohen, 1909) (1). Dopter (1910) Ta très ingénieusement appliquée au liquide céphalo-rachidien, l’antigène étant le liquide de ponction lui-même (1 cc. céphalo-rachidien sérum antiméningococcique chaude 1 j'2 heui-e à 50" -[- alexine de cobaye). Après une heure à l’étuve, on ajoute à ce mélange le .système hémolytique: globules rouges de mouton -j- sérum de mouton-lapin. On remet 2 heures à l’étuve, puis on porte à la glacière et on observe les résultats.

Perméabilité aux nitrates. — Des quelques essais que j'ai faits, il résulte que la perméabilité va de 45 à 55 milligr. de nitrate de soude par litre dans la méningite cérébrospinale. Elle diminue au moment de la convalescence : restant chez l’adulte, à ce moment, encore -élevée ; elle n’a repris son taux normal dans mes observations que chez un enfant (obs. n° 20). Voyez les observations 16, 17 et 20.

Les résultats qui ont été obtenus avec Viodure sont contradictoires, tandis que Lereboullet {in Wolf (1901) ; Griffon (1901); Léri(1902) ; Cruchet (1902i et (1904) n’obtiennent pas de passage ; Sicard et Brecy (1901) ; Souques et Quiserne (1901) ; Cruchet (1902) ; Guinon et Simon (1902) signalent des résultats positifs.

En somme :

L’albumine présente un taux assez étevé dans ta méningite cérébrospinate à méningocoques , taux génératement supérieur à 3 grammes, pouvant atteindre 4, 6, 7 et 8 grammes par titre.

L' hg peratbuminose est moindre dans tes formes frustes ou dans tes cas en éuotution.

Le sucre est en faibte quantité [0 gr. ,15 à 0 g r. 30), comme dans toute méningite aiguë. La réascension de cet élément se fait parallèlement à la disparition progressive des méningoco: ques du liquide céphalo-rachidien.

(ly Cohen. Presse médicale, 6 novembre 1909.

DANS LA MÉNINGITE CÉRÉBROSPINALE A MÉNINGOCOQUES 351

Les chlorures sont abaissés, généralement compris entre 6,50 et 7,00. Ils ne descendent qii’exceplionnellemenl au-dessous de 6,50 pour atteindre les valeurs minima de 6,40 et 6,30, supérieures encore, d’une façon très appréciable, à celles trouvées dans la méningite tuberculeuse.

Les extraits sont forts : 13 gr. 50 à 16 gr. 80.

Les cendres, toujours supérieures à 8,00 ; on ne constate pas la cléminéralisalion de la méningite tuberculeuse.

L’alcalinité des cendres n’est guère très élevée.

Les A sont variables.

La perméabilité aux nitrates va de 45 à 55 milligr. d'azotate de soude par litre.

Résumons ces diverses notions dans le schéma suivant :

Dans la méningite cérébrospinale épidémique,

L'aspect est variable, mais souvent trouble,

La couleur est presque toujours jaune.

Les A sont variables, hypo ou normaux.

L’albumine est supérieure à 3 grammes, dans le type classique (moindre dans les formes frustes),

La fibrine esi variable, mais fréquenle, les llocons jaunâtres et onctueux.

Les chlorures sont compris entre 6 gr. 50 et 7 gr. 00 (exceptionnellement 6 gr. 40).

Le sucre est hypo.

L’extrait très élevé 13,50 ;

Les cendres sont toujours supérieures à 8 grammes; La perméabilité va de 45 à 55 miligr.

VALEUR DIAGNOSTIQUE DE L’EXAMEN CHIMIQUE

L’élude comparative du liquide céphalo-rachidien dans la méningite tuberculeuse et la méningite cérébrospinale démonlre surabondamment l’importance de l’examen chimique pour distinguer ces deux affections, quelquefois susceptibles d’être confondues.

'* A un stade quelconque de leur évolution, le diagnostic différentiel est fait par t’analgse chimique du liquide de ponction.

Sans vouloir rappeler les faits (obs. 20 et 21, par ex.), l’inlérôt qu’il y a, pour le malade, à porter un diagnostic précis et précoce

LE UQllIDE CEIMIALO-HACUIDIEN

nuM’ite que l’on prcMc allenlion à ce mode d’invesligalion, susceplible de rendre les pins grands services (Voyez les conclusions relatives à la méningite Luberculense).

Moins nettes sont les démarcations qui séparent la formule rnéningococciqiie de celle des autres rnéningiles aiguës (M. à pneumocoques, M. à streptocoques, etc.).

Toutefois, Valbuminose marquée et Vexlrait élevé de la méningite cérébrospinale à méningocoques semblent la dilTérencier des méninges à pyocyaniques et à b. coli,à considérer, tout au moins, les chiffres que nous possédons.

Les étals méningés apparus au cours de diverses infections (typhoïde, Malte, fièvres éruptives, angines, etc., etc.), par leur manque total d' albùmine et leur ligperglucose^ ne sont pas à confondre avec les sgndromes méningés, méningococciques.

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