CII3 / ^ OH
Le chloroplatinate (C^Hi'^O'^NCl) PtCR, bien cristallisé en tables rhomboidales obliques, soluble dans l’alcool faible de 15 à 20", insoluble dans l’alcool fort, sert le plus souvent à séparer cette base (4).
En solution aqueuse ou alcoolique faible, les cristaux que l’on obtient sont des octaèdres à une molécule d’eau.
(1) Le liquide en question renfermait 5 grammes d’albumine et seulement de petites quantités de mucine.
(2| Voyez encore, pour les précipités formés à froid par l’acide acétique céphalo-rachidien, les réactions de Rivalta et de Moritz. décembre 1909.
(4) Voyez, pour les propriétés des sels du chlorure, le travail de Gulenitsch. Zeilsch. für physiol. Chimie. T. 24, p. 513, 1898.
NOTIONS TECHNIQUES
Technique de Moll el Jlallihurlon - Uno di/nine do co. ( e li quale alorachidien sont additionnés de (> vuluines d alcool absolu et liltrés. Le fdlrat alc()oli(iue est évaporé à siccité là dü“ L.) et repris pari alcool absolu. Anrés filtration on évaporé de nouveau la solulion et reiirend encore de la meme laçon. On recommence ainsi 2 lois cette opération afin débmmer
'‘^ÎJ‘^deAiîoï^\*-éS(lu?^re par lü cc. d’alcool, est additionné de PlCU en solution alcoolique. Le chloroplatinate obtenu est lave a 1 alcool absolu et dissous dans de l’alcool à 15“/o-
On filtre, pour séparer le résidu insoluble qui ne serait pas du sel double de clioline. On évapore finalement le filtrat à 40» dans un verre de montre. En présence de clioline, on voit, à un faible grossissement, des cristau.x octaédriques caractéristiques.
Technique de Doncilh. — Quelques années plus tard, Donatii, étendant les recherches de Mott et Hallidurton, et de Gumpreciit (1900), indique une méthode au chlorure de platine peu différente de la précédente, dans laquelle cependant le liquide céphalo-rachidien est évaporé à sec au bain-marie, après avoir été légèrement acidulé par l’acide chlorhydrique. Le résidu obtenu est repris par l’alcool absolu. Donath recommande l’emploi d’un alcool réellement à 100°, afin de ne pas dissoudre les sels de K ; il indique de plus de
ne pas prolonger inutilement le contact (Rép. à Mansfeld).
Les solutions alcooliques obtenues sont enfin additionnées d’une solution de PtCRdans l’alcool absolu. Le dépôt formé, assez polymorphe, est examiné au microscope. Les pointes de lance, les tables hexagonales, les croix, les aiguilles rayonnantes ou en gerbes, les prismes, seraient des sels de choline, alors que les octaèdres proviendraient des sels de potassium ou d’ammo-
nium.
Seconde lechnique de Donalh. Emploi des niçois croisés. — A la suite d’une polémique avec Mansfeld qui mettait en doute la nature des cristaux isolés, Donath crut trouver une solution satisfaisante dans l’examen entre niçois croisés des cristaux de chloroplatinate obtenus.
Le chloroplatinate de choline est, en effet, biréfringenl. Gumprecht (1900) avait déjà utilisé la lumière polarisée pour mieux caractériser ces cristaux. Donath, en 1906, et 1907 ne fit que reprendre cette propriété.
Donath à cet effet traite 20 à 30 oc. de liquide céphalo-rachidien par 1/2 à 1 cc. de C03K2 à 5 p. 100. Il filtre pour éliminer les carbonates alcalinoterreux ; évapore, et reprend le résidu par l’alcool absolu acidifié par HCl ; évapore de nouveau, reprend par l’alcool absolu, filtre et ajoute au liquide filtré Occ.3 à 0 cc. 4 de PtCR à 5 p. 100 dans l’alcool absolu. Le précipité est rassemblé, lavé par 1 à 3 cc. d’alcool absolu et dissous dans autant d’eau chaude. A cette solution l’on ajoute Occ. 3 à Occ. 4 d’une solution de KCl a 1,5 p. 100 (qui équivaut volume à volume au PtCR employé). Après avoir séparé le précipité formé immédiatement, on prélève une goutte de liquide clair que l’on abandonne vingt-quatre heures à la dessiccation sur une lame porteobjet. Le résidu cristallin est monté à la paraffine.
Examinés à la lumière polarisée, seuls les cristaux de chloroplatinate de choline restent éclairés et se détachent sur un fond noir. Ce sont des lamelles^ des bâtonnets, des aignilles droites ou courbes parfois arrangées en touffes, en gerbes ou en rosettes, ce sont encore des croix, des prismes, etc. Les sels doubles de potassium, d’ammonium, qui appartiennent au système