‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 175 sur 329 · ÉTUDE DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN DANS LA PARA- LYSIE, GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

ÉTUDE DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN DANS LA PARA- LYSIE, GÉNÉRALE

Les observations soulignent, comme je le disais, la dissociation qu’il peut y avoir entre les processus de méningo-encéphalite et les phénomènes paralytiques.

L’analyse chimique ne décèle que le processus inflammatoire, indépendamment duquel, ou consécutivement auquel d’autres lésions peuvent évoluer.

A considérer mes observations et celles de Nawratzki, les valeurs suivantes ont été notées dans la paralysie générale.

L’albuminose varie de 0 gr. 18 à 2 gr. 80.

Les chlorures semblent peu modifiés : 7 gr. 10, 7 gr. 40.

Le sucre conserve des valeurs normales (moyenne 0 gr. 52).

PARALYSIE GÉNÉRALE

Lors d’un processus plus aigu, ils diminuent peut être, ainsi que

les chiffres des chlorures (obs. 73).

Je n’ai trouvé, dans deux de ces liquides, ni acétone, ni amoniaque (obs. 71 et 72).

Données des auteurs :

Conductibilité électrique. - Fucus et Rosenthal dans 10 cas ont trouvé pour des valeurs variant de 0,0150 à 0,0159 ; moyenne : 0,0155.

Densité. - Chiffre allant de 1005 à 1012 [Fucus et Rosenthal, de Buck

1^1905), Williamson (1909).]

^ 0“51 à — 0“53 Achard-Loeper et Laubry puis Dirksen (1901) — 0“53 à 0,56 avec moyenne de -0o542 Fucus et Rosenthal dans 10 cas (1904). -

Mnvpnne de ’ — 0“595 Nizzi et Pighini (1908) dans 8 cas, — 0“59 .Iaval ^ Boyoet (1910). Nizzi et Pighini ont de plus compare ces a é ceux du sérum et les trouvent légèrement plus élevés, moyenne du sérum; -0“58.

Alcalinité - A signaler les recherches de Cavazzani et de de Buck (1905). Ces dosages sont faits au tournesol et directement, ce qui donne ' a cahnilé des carbo^iates et d’une grande partie des sels organiques Les tenus sont peu variables, les moyennes sont expi. en CO Na . Cavazzini,

1,58 (6 dét.); De Buck 1,70 (9 dét.)

Albumines.

Nawratzki (1797), en dehors des analyses déjà citées, a donné ;

0 gr. 47 ; 0 gr. 67 ; 0 gr. 84 ; 0 gr. 95 ; 1 gr. 69 par litre. — Wolf (1901) : 3 grammes ; — Schoefer (1902) ; 0 gr. 75 à 3 gr. 50 ; — L. Marchand (1903) 2“« période ; 0 gr. 50 à 2gr. 50; 3“« période :

0 gr. 80 à 1 gr. 50 (12 cas en tout).

ArdinDelteil trouve 2 foisaucune augmentation de l’albumine; 20 fois une augmentation ; 12 fois des quantités notables qui sern- ~ blent en rapport avec Vacuité de V affection / Fucus et Rosenthal (1904) : 1 gramme à 2 gr. 50 (6 cas) ; - de Roubaix (1905) ; 0 gr.66 à 3 gr. 00 dans 10 cas ; moyenne ; I gr. 42 ; — Dubos (th. de Montpellier, (P>- Mairet) 1 gr. 75 ; 2 gr. ; 2gr.50; — Liebscher (1906) : 0 gr. 30 à 3 gr. avec une moyenne de 0 gr. 96 dans 62 cas ; — Frenkel-Heiden (1906) ; 0 gr. 87 à 2 gr. 99; Nonne et Appelt (1907) . 0 gr. 50 à 2 gr. 50 (12 cas) ; Zilanakis (1906) : 1 à 3 grammes, i. Nombre d’auteurs se sont contentés de signaler une augmentation.

Marchand (1903), Cornel, Clergier (1905) ne trouvent aucune retation entre l’albumine et ta période de Vaffection. La note juste me parait avoir été donnée par Ardin-Delteil lorqu il indique ({u'une a augmentation notabte n deVcilbuïaine «paraît en rapport

ENCEPHALITES ET MYELITES CHRONIQUES

avec l’aciulé plus grande de l’arrecLion », sans spt'^cifier de telle période pliilôl que de telle aidre.

s’il s’agit

Recherche des globulines. — Quelques auteurs : Guillain (1907), Nonne et AppELT (19Û7j ont attache une certaine valeur diagnostique à la recherche des glol)ulines (p.23o) Je ne puis, pour la paralysie générale, que i-épéter ce que J ai dit au sujet du lahés et des techniques employées.

Le pourcentage des réactions positives par ces procédés estde lÜOo/„dan.s la 1 . G. 1 ; la réaction est précoce, mais les seuls diagnostics dillerentiels qu elle rend possible seraient tout aussi bien faites par le dosage pur et simple de rabumine, et cela par une méthode que permet en outre un dosaee de cette dernière. °

Essai butyrique de Noguchi. — Cette réaction est presque toujours positive dans les cas de P. G. P. (Noguchi et Moore ; Baudoin et Français; Jones; Williamson; Mott; Mestrezat, Euziêre et Roger).

Fibrine. — Pas de fibrine objectivement dans les liquides de paralvtiques génerau.x (Wolf). Personnellement, même dans les cas de forte hvperalbuminose (2 gr. 80), je -n’en ai pas trouvé.

Nucléoprotéides. — Signalés par Mott et Halliburton, puis par Willamson (1910) ; mais vraisemblablement non existants fp. 245).

Chlorures.

Aghard, Loeper et Laubry notaient des valeurs normales (2 cas); SiCARD et ViRON (1902) : 7 gr, 20; Nobécourt et Voisin (1903), 7 gr. 40 ; Viteman (1906) : 6 gr. 20.

Sucre. La réduction du fehling a été trouvée chaque fois qu’elle a été recherchée :

NAWRATZKi(1897),adosé 0gr.55;BouLun(1903): Ogr.44 etOgr.52; Ardin-Delteil (1904) trouve la réduction du fehling positive 34 fois sur 34 ; deux fois, le sucre était en quantité hyper; L.aunois et Boulud (1904) donnent : 0 gr, 52; Clemenceau de la Loquerie (1906), 0 gr. 45 ; Egli, une moyenne de 0 gr, 50, avec des valeurs extrêmes : 0 gr. 44 et 0 gr. 55.

Extrait : 6 gr. 00 et 6 gr. 20 (?) Wolf (1901).

Urée : 0 gr. 41 ; Heiden ; 0 gr. 60 : Javal et Boylet (1910).

Ammoniaque et bases azotées.

De Buck (1905), qui, au point de vue de l’NID, a soigneusement étudié 10 liquides de P. G. P., n’en a pas trouvé dans 9 cas. Une fois seulement il a dosé 0 gr. 280 d’NfD par litre;- Laignel-Lavastine et Lasausse (1910), par le réactif de Nessler directement ajouté au liquide céiilialo-racliidien, n’ont pas obtenu la réaction de l’ammoniaque ; mais l’ont par contre, vu se produire sur un liquide traité au préalable par l’acide acétique, ils concluent à l’absence d’NID lilire. Par contre, avec le temps apparait une réaction jaune et un précipité, plus précoce et plus abondant dans la P. G. P., (lu'avec d’autres liiiuides pathologi([ues. Cette coloration et ce précipité seraient dus, comme je l’ai indiqué pour le tabès, à des produits aminés.

La diazoréaction est négative (de Buck, 1905).

Choline. C’est à tort que quelques auteurs ont cru déceler de la clioline dans les liquides de paralytiques générau.v (Voyez p. 252).

PARALYSIE GÉNÉRALE

4iy

Triméthy lamine. — déplacer

KStio ï„“e 'É%olàtnë !,ur.lonnl ufrSction des cristaux de Klorence et

‘’ThSstérLe. ‘"“cumïïwOO) 24 fois sur 26 aurait obtenu des cristaux de cholestérine (p. 272).

lîHSÆnÏrcL æ.rsUlte «-.î.'Tsfet'*»?.

' PermSluté. - Nulie à S.cxno fia t„. de D.bkskx.

1901) ; nulle au mercure, Sicard (i JU/j.

Tr^citt en gâterai )j, ™Jl,'^f,,,';S"oTèsVatpr^

^^'f-Td^î^toYicS^ UqukPe cépl aloM^'^^^^ est fort discutable.

"Solylet-De BaCK d'uaii/téa.oi.siaes, ,na.s

Réacüon de Wassermann. I-'exposé des >’ésuUats

™Torcè;t1,y «e?é'Sa‘;,\ ^ eue J'en ai dit (p. '2<X,)

et aux articles spéciaux traitant de cette question.

Les valeurs données par les auteurs et celles que jai Uouvées s’accordent, on le voil, pour donner au processus de ménmgo-enc phalite de la paralysie générale la formule chimique suivante :

Albumine.

Variable, allant de la normale au taux de 3 grammes, avec une moyenne de 1 gramme environ.

C’est celte hyperalbuminose qui révèle le processus analomo-pa- ' thologique, les autres constituants n’élanl que peu modifiés.

L’augmentation de l’albumine est en rapport avec l’acuile des lésions ; elle ne paraît pas en relation précise avec les périodes

cliniques de ralîeclion.

Globulines. - Leur recherche est presque toujours positive, mais

^ n’a pas grande valeur clinique.

Fibrine. — Absence, quelle que soit l’intensité de la reac tion de méningo-encéphalite.

(1) Bellisari (1899) aurait constaté une De même Paegna (1900).

intoxication manifeste du cobaye.

ENCEPHALITES ET MYELIIES CHHONIQUES

Chlorures.

J’ai trouvé, en deliors d’une imperméabilité rénale manifesle (obs. 70) et d’une réaction particulièrement aiguë (obs. 73), des taux très voisins de la normale ; 7 gr. 42 — 7 gr. 10 — 7 gr. 40, ce qui donne une mo}enne de 7 gr. 30.

Les auteurs n’indiquent pas les chilTres différents: 7 gr. 29 — 7 gr. 20-7 gr. 40.

Concluons donc à un léger abaissement seulement des valeurs normales.

Sucre.

Valeurs physiologiques, en dehors de cas aigus (obs. 73). La moyenne de 0 gr. 52 que j’ai trouvée est très voisine de celle donnée par les auteurs.

Extrait. — Normal ou hyper (10 gr. 77 à 14 gr. 32.)

Urée. — A signaler la présence quelquefois de petites quantités d’urée.

Bases organiques azotées. — A signaler également celles de bases aminées, précipitant assez notablement le réactif de Nessler.

VALEUR CLINIQUE DE L’EXAMEN CHIMIQUE

Pour juger de la valeur diagnostique et pronostique de l’examen clinique dans la paralysie générale, nous manquons à la fois de données chimiques et de renseignements cliniques correspondant aux cas considérés.

L’hyperalbuminose que l’on y trouve révèle un processus de méningo-encéphalite, le fait est évident, mais nous sommes mal fixés sur les rapports qu’affecte ce dernier avec la symptomologie et l’évolution clinique de l’affection.

Il resterait donc divers points à préciser ; disons seulement, avec Ardin-Delteil, que le pourcentage de ralbiimine varie avec l’intensité même de la méningo-encéphalite.

Au point de vue du diagnostic différentiel, celte hyperalbuminose distingue la paralysie générale des psychoses non organiques ;

Le non-abaissement des chlorures et du sucre empêche, d’autre part, toute confusion avec les hgperalbuminoses des inflammalions aiguës (méningites aiguës), ce qui individualise bien la paralysie générale.

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