‹ Le littoral de la France (volume 2)Chapitre 30 sur 54 · CHAPITRE \X\III · texte numérisé non relu

CHAPITRE \X\III

DE DIVES A OLISTRKIIAM

Depuis quelques années, Dives, ville 1res ancienne, est reliée au grand réseau des chemins de l'er de l'Ouest, par une ligne qui se raccorde à la station de Mézidon. Mais on n'a pas trouvé ce progrès suffisant, et, à travers le sol accidenté de la vallée d'Auge, il a été construit une ligne nouvelle partant de Deauville. L'établissement en a été coûteux; il a l'allu établir beaucoup de viaducs et d'aqueducs, sans compter un pont, très difficile à édifier, à l'embouchure de la Dives, dont le lit est profond, presque mouvant.

On a triomphé certainement de ces difficultés, mais peut-être le port on souffrira-t-il...

Il est vrai que la nouvelle ligne ferrée rentre dans le plan stratégique dos routes devant raccorder nos rivages entre eux.

En ellc-môme, l'idée est donc bonne; toutefois, il est permis de regretter que l'on ne cherche pas i!i tirer meilleur parti d'une excellente position maritime. Si on le voulait, le port de Dives acquerrait bien vite une réelle notoriété et développerait, dans de grandes proportions, la prospérité de la contrée.

Nous nous souvenons (pie pliisicuis historiens, Augustin Thierry, nolamnienl, ont désigné Saint-Valery-sur-Sommc comme point d'embarquement de (înillaïune, duc de Normandie, futur fondateur du royaume d'Angleterre. Mais des recherches patientes ont démontré, jus(pi'à l'évidence, l'erreur d'ime telle assertion.

C'est à Dives que furent faits les préparatifs de l'expédition. C'est de Dives que sortirent les vaisseaux du Conquérant '.

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