II
no l'E LITTORAL DE LA FRANCE
Ce fut à peu de distance de la vieille tour brisée de Cesson que l'ititelligent douanier commença l'expérience (1770). La récolte fut excellente et devait l'être dans ce terrain mêlé de sable de mer, si favorable à la culture de la plante. Tass ne tarda guère à trouver des imitateurs.
Peu de temps après, un habitant de Saint-Brieuc, frappé des avanlages présentés par le légume nouveau, fit venir d'Angleterre de grandes quantités de tubercules, et s'ingénia à en propager l'usage dans le pays entier.
Rien de plus heureux ne pouvait se produin en Bretagne où, à différentes époques, des famines effroyables décimèrent la population et provoquèrent d'horribles crimes (1006 — 1030 a 1033 — 1161, particulièrement)..
L'auteur des Annales armoricaines ajoutait qu'à l'époque où il écrivait (1846), des vieillards habitant Cesson se souvenaient encore du douanier Tass et de la première plantation de pommes de terre faite par ses soins dans la commune.
Voilà qui vaut bien un souvenir de guerre heureuse. La prospérité publique recevait un sérieux accroissement et la conquête accomplie est de celles dont rien, sinon la paresse ou le manque de soins éclairés, ne peut nous dépouiller.
Canot passant près d'un navire de guerre, dessin in(''dit d'Ozanne,