‹ Le littoral de la FranceChapitre 31 sur 120 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

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Ce n'est pas une exagération, croyons-nous, que de représenter le plus grand nombre des ports bretons comme employant chacun, pour leurs bateaux, une voilure spéciale, un mode de construction particulier. A première vue, un pêcheur dira : telle barque est de Lannion, tel canot de Ploumanach, tel bateau de VAhervrach.

Les différences, sauf la grandeur, ne sembleraient pas être capitales pour les terriens. Cependant, elles ont toujours une importance réelle sur le maniement à la mer, et sont basées, soit sur les difficultés offertes par la côte, soit sur le genre de travail auquel se livre l'équipage.

Un peu partout, on tend à augmenter les proportions des bateaux; mais, dès qu'il s'agit de les envoyer parmi les roches; dès que, souvent, un seul homme, deux au plus, montent ces embarcations, la nécessité s'impose de ne pas les construire trop pesantes ou réclamant trop de force pour obtenir la précision des évolutions.

Tout à l'heure, nous parcourrons le Finistère et les fructueuses pêches du maquereau et de la sardine attireront notre attention. Ici, nous voulons particulièrement nous occuper de la pêche côlière et de l'industrie des engrais marins.

Sans chercher beaucoup, on trouverait encore, dans les environs de Saint-Brieuc, de grosses chaloupes non pontées, à arrière carré, très profondes, lourdes et pouvant porter une dizaine de tonneaux'. Elles sont matées en flambart, c'est-à-dire qu'elles marchent avec deux voiles.

D'autres flambarts, pontés, sont de vrais navires, jaugeant vingt tonneaux, très fortement matés. Le bâton de foc est surtout immense.

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