Ilénlières plus ou moins riches
dépend plus de Saint-Pol, et sou alTrauchissement a préparé sa prospérité toujoui's ascendante.
Le Roscovite allie, à l'énergie du travailleur, l'esprit entreprenant du commerçant perspicace.
Loniitenips, bien longtemps avant que la voie ferrée lui a|)portàt le secours de communications rapides, le Roscovite colportait les produits de ses champs, de ses jardins, non seulement dans la Bretagne entière, mais les expédiait, par bateau, au Havre, à destination de Paris.
On le voyait, intrépide, aller, de ville en ville, vendre ses récoltes, toujours gai, leste et sachant admirablement forcer la main des acheteurs. Le costume traditionnel : gilet vert sombre à manches bleu ciel; veste et pantalon de toile blanche, serrés par une ceinture rouge; vaste chapeau entouré de chenilles multicolores, cèdent le pas aux vêtements modernes;
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Cliapellc Sainte-Barbe, près Roscoft.
mais, entre tous les paysans bretons, le Roscovite se reconnaît à son alluio dégagée, à sa ])hysiononiie vive, à ses réflexions souvent sceptiques et railleuses.
« Ils sont trop souvent à ïétranger », disent les cultivateurs attachés aux vieilles coutumes.
Beaucoup même iraient jusqu'à affirmer qu'ils ne sont pas bretons.
Les Roscovites ne s'embarrassent guère de l'opinion de leurs compatriotes. Leur seule affaire est de tirer du sol tout ce qu'il peut produire et de vendre le plus cher possible leurs riches moissons de légumes.
Les terres s'achètent ou se louent à un prix fort élevé, non qu'elles soient, à proprement parler, d'une fertilité originelle très grande; mais les engrais marins, joints aux modes divers de culture, les ont rendues excellentes.