‹ Le livre (volume 2)Chapitre 26 sur 322 · A. DE QUATREFAGES; up. cit., t. II. pp · texte numérisé non relu

A. DE QUATREFAGES; up. cit., t. II. pp

ingénieur placée sur cette table, et en dévorer si complètement le contenu que le lendemain on ne trouva pas un pouce de vêtement qui ne fût criblé de trous. Quant aux papiers, plans et crayons du propriétaire, ils avaient disparu, y compris la mine de plomb1.

On cite un grand nombre de faits, extrêmement curieux, concernant les dégâts causés par les termites, notamment les ravages exercés jadis par eux à Rochefort, à la Rochelle, et dans toute cette région, et qui sont restés célèbres.

« C'est en 1797 qu'on découvrit pour la première fois des termites à Rochefort, dans une maison depuis longtemps inhabitée. A ce moment, la plus grande partie des charpentes, des boiseries, des meubles était déjà entièrement détruite. Le fléau resta stationnaire pendant quelques années ; mais, de 1 829 à 1855, les colonies (de termites) étendirent le rayon de leurs ravages à tel point que le Gouvernement s'émut du danger qui menaçait la bibliothèque de la marine et les archives maritimes. On fut obligé de renfermer immédiatement les volumes dans des caisses en ferblanc hermétiquement closes. Plus tard, on dut procéder de la même façon à la Rochelle.

« A Tonnay-Charente, une salle à manger dont le plancher avait été miné par les termites s'écroula, tous les convives tombèrent dans la cave....

Page 1