‹ Le livre (volume 2)Chapitre 69 sur 322 · Pages · texte numérisé non relu

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lecteurs, et, — à moins que ceux-ci ne lisent la nuit, et ne s'endorment avant d'avoir éteint leur luminaire, ce qui pourrait occasionner un incendie, — ne les menace d'aucun péril direct. Outre les paresseux qui la pratiquent et s'y complaisent, la lecture au lil est d'un grand secours pour les malades, et elle ne mérite pas l'ostracisme impitoyable prononcé contre elle par Harold Klett, en tête de ses Don' t.

A ceux qui lisenl au lit. les médecins recommandent « la position assise » préférablement à « la position couchée1 », qui, comme nous venons de le dire, est gênante. Certains lecteurs trouvent même dans cette gêne un moyen de combattre l'insomnie : « Étendu sur le dos, vous avez la peine de tenir votre livre, et la fatigue survient bientôt; en outre, les yeux sont tourmentés par un éclairage défectueux, frappant de biais les caractères d'imprimerie.... Mais, pour ces lecteurs, lire au lit est dangereux, remarque très justement le même docteur2; ils oublient, avant de fermer les yeux, de souffler lampe ou bougie ou d'éteindre leur cigarette, » et risquent ainsi d'incendier leur couche et d'y griller.

Ce danger misa part, « l'insomnie peut-elle cire combattue par la lecture, et celle-ci doit-elle cire recommandée avant de se livrer au sommeil? En d'autres tenues, est-il bon de lire au lit. et quel doit

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