‹ Le livre (volume 3)Chapitre 117 sur 163 · Peignot, op. cit., t. I, pp · texte numérisé non relu

Peignot, op. cit., t. I, pp

2. Datée du l'i septembre 1645. (Gui P\Tiy. Lettres cltoisie.<t, p. 20. Paris, Jean Petit,, 1G88.)

ajoute Plutarque et Sénèque, toute la famille des bons livres y sera, père et mère, aîné et cadet. » Gui Patin était grand admirateur d'Hippocrate, de Galien et de Cicéron. « Juvénal, dit-il encore, est mon cher ami d'entre les anciens, avec Virgile et Lucrèce, sans pourtant que je méprise aucun des autres. Je compte, au nombre de mes intimes et des premiers auteurs modernes, le bon Érasme, le docte Scaliger, et l'incomparable M. de Saumaise. Feu ^I. Grotius était aussi mon ami^... «

L'historien anglais Hyde de Clarendon (1608-167-4) lisait tous les jours quelques passages de Tite-Live et de Tacite, ses auteurs favoris.

MiLTON (1608-i67i) lisait chaque matin un chapitr»* de la Bible en hébreu. Après l'Écriture sainte, son livre préféré était Homère, qu'il savait presque par cœur. Milton avait trois filles, auxquelles, dit-on, il avait fait apprendre à lire et à bien prononcer huil langues, qu'elles n'entendaient pas. Il avait coutume de dire qu' a une langue suffisait à une femme » ; mais il voulut, comme il était devenu aveugle, que ses filles fussent capables de lui faire les lectures donl il avait besoin. On a su par l'unc'd'clles que ce ([uil se faisait lire le plus souvent c'était Isaïe en hébreu, Homère en grec, et les Métamorphoses d'Ovide en latin-. Milton avait aussi, paraît-il, spé-

1. Ap. Peignot, op. cit., t. I, p. 121. ti. Cf. Id., op. cit., l. I, p. 556, II. 1.

cialemenl « pratiqué Tacite », et Ton a vendu, il y a quelque douze ans, un exemplaire du Discours sur TdcHe, de riiistorien italien Malvezzi (1599-10^4), traduit en anglais par sir Richard Baker (1568-1045), exemplaire chargé de noies en latin et en anglais attribuées à Milton'.

TuRENNE (1011-1()75) avait, dans sa jeunesse, un(^ grande admiration pour Quinte-Curce.

Desmarets de Saint-Sorlin (1595-1670) ne voyait rien de plus beau sur terre que son poème de Clovis, et il en était si enchanté qu'il en renvoyait la gloire k Dieu : « Oui, dit-il dans ses Délices de Vespril, Dieu m'a sensiblement assisté, puisqu'il m'a permis de finir un aussi beau livre ». On prétend qu'un plaisant, lorsque Desmarets lui envoya son volume des Délices de T esprit, mit à l'errata : Délices, lisez Délires.

Pierre Corneille (1616-1084) faisait ses lectures favorites de Tacite, de Tite-Live, et surtout de Lucain et de Sénèque (le Tragique?)'. .

Pétrone, que Juste Lipse appelle aurtor purissinuv impuritalis, était l'admiration du grand Condé (1021-1680), et cette admiration était telle .( qu'il pensionnait un lecteur, uniquement chargé de lui réciter le Satyricon'' >^.

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