Bardoux, le Magasin pittoresque, février 1887, p
2. « i\L Guizot me disait un jour que, tous les soirs, au milieu de ses travaux et de ses affaires, il lisait les Sonnets de Pétrarque pour se rasséréner l'esprit. Je crois que les ministres d'aujourd'hui lisent bien rarement Pétrarque ou Dante. Tout en menant leur train de guerre, lord Chatham s'enchantait de Virgile, M. Pitt des chœurs d'Eschyle, M. Fox des lettres de Mme de Sévigné, M. Thiers des oraisons de Bossuet. » (Doudan. Lellj^es, t. 1\'. p. 151.)
hommes de 1 antiquité, celui qui, tout compensé, me paraît avoir réuni le plus de nobles et de belles qualités, c'est Cicéron, Cicéron orateur, philosophe, hommes de lettres, Cicéron homme d'État'. »
Auguste Vacouerie (181D-IS9'>), l'auteur de 7'/v/- (jaldabas^ plaçait au-dessus de tous les écrivains A'iclor Hugo et Shakespeare. « On plaint, disail-il '. les peuples qui sont six mois de l'année sans voir le soleil, et la plupart des hommes sont toute la vie sans voir Shakespeare''. »
Le romancier Alphonse Daudet (1840-1897), dans les dernières années de sa vie, avait arrêté son choix sur Montaigne, et faisait des Essais son unique livre de chevets
1. Variétés littéraires, t. L p. 10. \'oir aussi supra, p. il, noie.