‹ Le livre (volume 3)Chapitre 34 sur 163 · Lalanne, op. cit.. p · texte numérisé non relu

Lalanne, op. cit.. p

4. .. ExpLiciT, Finitur. ahsolvilur. cui o|>ponitur ///''i/v<7. \'o-

Pour transporter les rouleaux de papyrus, on les plaçait verticalement et par séries dans des boîtes cylindriques plus ou moins ornées, qui étaient de A^éritables écrins et en avaient le nom {scrinium, pluriel scrinia ; et capsa, se). Dans les bibliothèques et chez les libraires, on les rangeait à plat dans do petites cases fixées aux murs, ce qui faisait ressembler ces bibliothèques et ces magasins à nos boutiques de papiers peints, dont les murs sont entièrement revêtus de casiers ainsi remplis de rouleaux. Ces bibliothèques et ces librairies pouvaient encore se comparer à Tintérieur des colombiers, tout tapissés de nids; — ou encore à un colwnbarhim^siwec ses rangées de petites niches destinées aux urnes funéraires; — d'où le nom de nidi, nids, donné à ces cases. Il est à supposer que, souvent, afin d'éviter la poussière, ces « nids » avaient chacun son volet, sa petite porte, ou bien étaient dissimulés derrière de longs panneaux de bois s'ouvrant comme des vantaux d'armoire*.

ces fréquentes in mss.... Constat ExpUcit vocabulum minime latinum esse, quamvis a latino sermone ortum. ■• (Duc ANGE, Glossarium, art. Explicit.)

L Sur la disposition des bibliothèques chez les anciens, Tordre qui y régnait, et le rangement des volumes, on ne peut guère, remarque Peignot (op. cit., pp. 64-65). former '< que des conjectures appuyées sur quelques citations isolées et fort incomplètes. D'abord les bibliothèques étaient divisées par armoires, et ces armoires étaient numérotées, car Vopiscus dit : <■ On voit dans la sixième armoire de la

Au lieu de Técorce (liber, d'où le nom de livre) du papyrus, on s'est aussi servi parfois de l'écorce intérieure, du liber, d'autres végétaux, du liôtre et du lilleul principalement, et aussi de bandes de loile préparées pour recevoir l'écriture, et que Tile-Live désigne sous le nom de libri linlei\

« Il nous reste un grand nombre de papyrus trouvés dans des tombes égyptiennes et à Jlercula-

« bibliothèque Ulpicnne llbrum elephantinum. » >• ... La petite chambre où l'on a défouvcrt les 4700 rouleaux d'IIerculanum était entourée d'armoires de la hauteur de cinq pieds et demi. Roèce, dans saConsol'ilioti, nous apprend aussi que ces armoires étaient ornées d'ivoire^ c'est-à-dire sans doute que les montants de ces armoires étaient plaqués de petits bas-reliefs et arabesques, ciselés on ivoire.... Ces armoires étaient fermées par des vitraux^ du temps de Roèce (mis à mort en 526), de sorte qu'on pouvait voir du dehors les cases, foriili, capsde, destinées dans l'intérieur à recevoir les rouleaux. Ces rouleaux étaient posés de manière à tenir'le moins de place, c'est-à-dire qu'on les glissait à côté les uns des autres dans leurs cases, comme nos marchands de papiers de tenture disposent leurs rouleaux dans leurs bouticjues. Mais on avait soin ((ue Vumhilicus. avec sa bossette, fût toujours en avant. La profondeur de:-^ rayons pouvait être de quinze pouces.... On n'entassait pas, sans divisions, les rouleaux les uns sur les autres, car il eût été difficile de tirer un rouleau placé dans la partie inférieure de l'armoire, et qui eût supporté la charge des rouleaux supérieurs.... La partie supérieure de l'armoire était parfois surmontée du buste de l'auteur ou d'une «livinilé qui présidait aux lettres ou aux sciences.... " Suivenldes citations de Juvknal, Ill^vers 219; SIdoine Apollinafre, livre II, épître 19;Cicéro\, lettres diverses; etc.

1. Ces libri lintei. déposés dans le temple de Monéta, devaient avoir un caractère religieux. (Géraud, op. cit., p. 22.)

num ; mais, à Texception de ceux qui nous ont conservé des fragments d'Hypéride et quelques passages de poètes et de prosateurs malheureusement fort mutilés, aucun texte important d'auteur classique ne nous est paijvenu sur papyrus. Tous nos textes complets d'auteurs de premier ordre sont écrits sur une autre matière, le parchemin*. »

Le parchemin (pergamena)^ fabriqué avec des peaux de moutons, de chèvres ou d'ânes, non tannées, mais simplement raclées après macération-, doit son nom à la ville de Pergame, où il passe pour avoir été, sinon inventé, du moins employé d'abord et perfectionné. « Pline rapporte, d'après le témoignage de Varron. que les rois do la dynastie des Ptolémées, jaloux de l'importance naissante de la bibliothèque de Pergame, qui menaçait de rivaliser avec celle d'Alexandrie, défendirent l'exportation du papyrus, ce qui obligea les scribes pergamétiiens à adopter une matière nouvelles »

C'est dans le courant du \^ siècle avant Jésus- Christ que le parchemin apparut^; mais ce n'est

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