D' Gow, ihid
4. Et même bien antérieurement, paraît-il, quinze siècles avant Tère actuelle. Cf. l'article de M. Albert MaiHE, Matérioiix aur lesquels on écrivait dans iantif/uitc, dans la Bemie scientifique, 20 août 1904. p. 2."6.
(juo ])itMi plus lard, lorsque ses procéd('*s de l'.il»ri(;aliou l'uronl surfisamment améliorés, au commencemenl de notre ère, (jue son usage tendit à se répandre de plus en plus. Grâce à son épaisseur et à sa contexture, le parchemin avait sur le papyrus ce grand avantage, qu'il pouvait recevoir de récriture des deux côtés. Il présentait, en outre, assez de résistance et de solidité pour qu'on pût le l'aire servir à la confection de livres de forme analogue aux noires, c'est-à-dire composés de feuilles distinctes, de moyenne ou petite dimension, et réunies par une couture dans la marge du fond. (3n appc^la ces livres codices (au singulier codex). Ubri quadrati (liber quadralus), « livres carrés' », et nous avons vu, par une épigramme de MartiaP, que ces codices, avec leur couverture plate de bois ou de cuir, étaient à bon droit jugés moins encombrants, plus comnîodes et plus maniables que les vohmilna, que les i<crinia. Au lieu d'être rangés dans des casiers, comme les rouleaux de papyrus, les « livres carrés » étaient renfermés dans des armoires [armaria, au singulier armarium'')^ dont les rayons, garnis d'un rebord, formaient plusieurs étages de plans inclinés, sur les-
\. Oi'iginaircniont les cudices étaient le jdus souvent en papyrus, à cause de la eherté du |»airli(Mnin. (Cf. Pefmnot, op. rit., p. 58.)
'2. Cf. supra., [). "Ih.
5. Au moyen âge, ce mot désignait la bibliothè<|ue entière, et armarma le bibliothécaire.
quels les livres étaient placés à plat, à côté les uns des autres, le titre en dessus ^
Le nom de codex avait originairement servi à désigner un livre, aussi de forme rectangulaire, composé de tablettes de bois rassemblées par un même côté^ Tant en Grèce qu'à Rome, ces tablettes servaient pour les besoins de la vie courante; elles recevaient d'ordinaire un enduit de cire (d'où leur nom de tabellœ cerœ^ ceratœ tabellœ ou simplement cerœ'^), sur lequel on traçait les caractères à l'aide d'un instrument pointu, le style (yoa'^t;, grap/iluni. stilus ou styh(s).
« Les tablettes de bois étaient connues des Hébreux à Tépoque où fut rédigé le Livre des Rois^ et des Grecs dès le temps d'Homère; mais les Romains furent les premiers à les faire entrer dans la pratique journalière. Ils en fabriquaient avec le buis, rif, l'érable et d'autres bois durs; les plus précieuses étaient en citrus, sorte de cyprès venant d'Afrique. Elles étaient disposées, tantôt en forme de livre ou de portefeuille (car elles avaient souvent