BuUelin du bibliophile, mars 1855, p
considérable, où, à coté des œuvres des trouvères, figuraient de nombreux livras de recherches philosophiques et de magie. Le marquis de Villena, partageant les idées ou rêveries de son temps, s'occupait, en etïel. de sciences occultes et de sorcellerie. A sa mort, le roi de ('astille, Jean II. fit saisir sa bibliothèque, deux pleins chariots de livres, qu'il expédia à un dominicain, son confesseur, frère Lope de Barrientos, avec ordre del'examiner. Celui-ci, fort ignorant, aima mieux brûler que de lire. « Mais, ajoute un contemporain, il est resté dans les mains de frère Lope beaucoup d'autres ouvrages précieux, qui ne seront ni brûlés ni rendus'. »
Les missionnaires qui se répandirent dans le Nouveau Monde au lendemain de sa découverte (1 i92j v provoquèrent de nombreuses destructions de monuments littéraires et historiques, d'autant plus fâcheuses que ces documents étaient les seuls pouvant nous renseigner sur la langue et l'histoire des anciens peuples de ces contrées.
a Comme la mémoire des événements passés était conservée, parmi les Mexicains, au moyen de figures peintes sur des peaux, sur des toiles de coton et sur des écorces darbres, les premiers missionnaires, incapables de comprendre la signification de ces figures et frappés de leurs formes bizarres, les regar-