‹ Le livreChapitre 115 sur 152 · Supra, t. 1. p · texte numérisé non relu

Supra, t. 1. p

5. Emile, livre 111, t. 1, p. 565. (Paris, Hachette, 1862.) 4. David Hume, lettre citée par Sainte-Beuve, Causeries du lundi, t. H, p. 79. Cf. supra, chap. iv, p. 154, n. 2.

BIBLIOCLASTES ET BIBLIOPHOBES. 301

exclusivement, — Plutarque, Montaigne et Locke, qu'on a dit avec raison « que le fond des idées de YÉmile est tout entier dans ces trois écrivains ' ».

Nous avons vu le roi Charles X manifester, tout comme Henri IV, son peu de goût pour la lecture-, et entendu la maréchale Lefebvre proclamer qu'elle n'était point du tout lisarde^.

Charles Nodier nous a prévenus que l'amour des livres devenait de plus en plus rare ^ : « Aujourd'hui l'amour de l'argent a prévalu : les livres ne portent point d'intérêt.... Nos grands seigneurs de la politique, nos grands seigneurs de la banque, nos grands hommes d'État, nos grands hommes de lettres, sont généralement bibliop/iobes. »

« Nos grands hommes de lettres » : oui, si étrange, incroyable et inconcevable que la chose puisse paraître, parmi les ennemis des livres et des Lettres,

i. L'abbé Morellet, ap. Peignot, Manuel du bibliupliilc, t. I. p. Ô14.

2. Supra, t. I, p. 125. Ce qui n'empêcha pas, notons-le pour rester impartial, le roi Charles X, alors qu'il n'était (jue comte d'Artois, de ■■ signaler son goût pour les lettres ■■ en faisant imprimer à ses frais, par Ambroise Didot, de 1780 à 1784, une collection d'ouvrages français tout à fait remarquable. " Il était difficile que la typographie produisit rien de plus joli que ces soixante-quatre petits volumes,, que l'on placera toujours parmi les chefs-d'œuvre des Didot. •• (J.-C. Brunet, Manuel du libraire, t. II, col. \~û, art. Collection.)

"(. Supra, ibid.

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