‹ Le livreChapitre 119 sur 152 · I.E LIVRE. T. II · texte numérisé non relu

I.E LIVRE. T. II

comprends tout, j'ai de moi-même el ah ovo l'omniscience infuse '.

Sainte-Beuve, ce si délié et expert observateur des gens de lettres et des choses littéraires, a fort bien reconnu et nettement attesté, et expliqué aussi, ce phénomène : « Les grands auteurs, une fois arrivés à la gloire, se lisent et ne lisent guère qu'euxmêmes^ ». Et, ajoutons-le, combien d'écrivains se croient ici « grands auteurs », se figurent être «^ arrivés à la gloire » ; combien, en dehors de Pierre Loti, d'Emile Zola, de Maupassant, etc., a ne lisent guère qu'eux-mêmes » !

Rappelons d'ailleurs cette autre remarque, cet autre principe, aussi formulé par Sainte-Beuve ^ : « Ce sont les ignorants comme Pascal, comme Descartes, comme Rousseau, ces hommes qui ont peu lu, mais qui pensent et qui osent, ce sont ceux-là qui remuent bien ou mal et qui font aller le monde ». Nous avons vu* que Mélanchthon bornait toute sa bibliothèque à quatre auteurs : Platon, Pline, Plu tarque et Ptolémée. Le philosophe matérialiste HoBBEs (1588-1079), lui, « ne possédait point de biblio-

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