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BIBLIOCLASTES ET BIBLIOPHOBES. 307
thèque. Il avait très peu lu dans son enfance, et souvent il disait à ses amis : « Depuis iàge de seize ans € je n'ai pas ouvert un livre ». Il a dit encore : « Si « j'avais lu autant de livres que tels et tels, je serais « aussi ignorant qu'ils le sont' ».
« Les génies ; hommes de génie; lisent peu, pratiquent beaucoup et se font d'eux-mêmes, » affirmait Diderot-. Ce qui est en complet désaccord avec l'assertion si « intrépide'' », si téméraire d'Emerson, que nous avons vue citée par Jules Levallois : « Les hommes de génie doivent être de grands liseurs ».
Il y a même eu des gens de lettres partisans de la destruction des livres.
Dans le Mercure du 15 février 17U4, le critique Laharpe (17Ô9-1805), ci-devant membre de l'Académie française, et pour le quart d'heure fougueux démagogue, en attendant qu'il devînt aristocrate forcené, se contente de demander qu'on supprime les armoiries « des tyrans » sur les plats des volumes de la Bibliothèque nationale, qu'on fasse disparaître