‹ Le livreChapitre 134 sur 152 · Bibliotliéconomie , p · texte numérisé non relu

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DU PRET DES LIVRES. 3/i3

revint que tout taché d"encre et dans le plus pitoyable état. Sur une des pages, la page 61, en regard de la plus grosse tache, Chénier écrivit alors (1781) ces lignes :

« J'ai prêté, il y a quelques mois, ce livre à un homme qui l'avait vu sur ma table, et me l'avait demandé instament (m-\. Il vient de me le rendre en me faisant mille excuses. Je suis certain qu'il ne la pas lu. Le seul usage qu'il en ait fait a été d'y renverser son écriloire, peut-être pour me montrer que, lui aussi, il sait commenter et couvrir les marges d'encre. Que le bon Dieu lui pardone (sic) et lui ôte à jamais l'envie de me demander des livres ' ! »

C'est le cas de rappeler le « mirlitonesque »^ dis lique, dont Charles Nodier. Guilbert de Pixérécourl, d'autres encore, se disputent la paternité^ :

Tel est le triste .sort de tout livre prêté, Souvent il est perdu, loujoiu"> il est sràté;

et le fameux sixain de Guillaume CoUetet, que, par une singulière erreur, provenant sans doute et uniquement de l'assonance, on attribue fréquemment à Condorcet^ :

1. Llntermédiaire des chercheurs et curieux, 10 août ISO.Î, col. Vil.

'2. L'épilhète est de M. Octave Uzanne, op. cit., t. I, p. 56.

3. Cf. Octave Uzaxne, op. cit., ibid.; Jules Richard, l'Art de former une hibliothèque, p. 41; l'Intermédiaire des chercheurs el curieux, 10 juillet 1870, col. 401; etc.

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