Supr», t. I
5. Lctti'O à d'Argental, 20 iiuii 1709 : Voltaire, Œuvres eotnplèlea, t. VIII, p. 722. (Paris, édil. du journal le Siècle, 1870.)
4. Lollre du 7 juillet 1769; t. VIII, p. 729. (Première lellre : deux lellresi de Voltaire au comte d'Argental jwrlent celle même date.)
5. Essai sur l'éloquence de la chaire, xxxv, i)p. 162-165. (Paris. Didol. 1877.)
tend lire, pour concentrer et fixer son attention, qui n'est jamais et ne peut être qu'une préférence spontanée qu'on accorde aux idées d'autrui sur les siennes propres. Des écrits, d'ailleurs excellents, mais froids et surtout abstraits, cessent de plaire, quand ils subissent la redoutable épreuve d'une lecture à haute voix dans un cercle. Un auteur paradoxal, systématique, et même, selon le langage de Montaigne, un peu prorc)<sif pour la conversation, y réussit mieux que tant de idéaux traités inanimés, qui ne lui fournissent aucun aliment. »
Doudan, pour revenir encore à lui, avait pris l'habitude de commencer les romans par la fin : « Je vais droit au dénouement, disait-il, puis je reviens sur mes pas. Je n'aime pas lire ces livres à surprises le dos tourné, comme un condamné qu'on mène sur une charrette à l'échafaud'. »
Quant aux recueils de maximes et de pensées, il est à la fois plus agréable et plus profitable de les lire, non d'une seule traite, mais par fragments, à petites doses, de môme qu'on n'avale pas d'un seul coup toute une boîte de pastilles, mais qu'on les croque et savoure une à une-. « La seule manière de lire un livre de pensées sans s'ennuyer, écrit à ce