La Vie littéraire, p. (j
lettres ne se compose pas seulement des livres qu'il
écrit et met au jour, mais de ceux qu'il lit; elle est
dans ses lectures, c'est-à-dire dans son instruction,
dans sa culture intellectuelle et morale, aussi bien
que dans ses propres ouvrages'.
« Il ne suffit pas de lire beaucoup, même avec ordre et sélection, remarque, de son côté, le baron Tanneguy de Wogan (1850-. ..)^ il fautencore tirer le meilleur profit de ses lectures, c'est-à-dire retenir le plus possible. La mémoire, si excellente qu'elle soit, ne peut conserver qu'une relativement faible portion de ce qu'on lui confie. Suppléez-y donc en prenant des notes, beaucoup de notes, chaque fois qu'un fait, une idée, une remarque vous frapperont, surtout quand le livre qui vous occupera ne présentera pour vos recherches ultérieures aucun point de repère, tel qu'un index alphabétique, par exemple, — et c'est malheureusement la majorité des cas, soit par négligence de l'auteur, soit que le genre du volume, poésie, roman, pièce de théâtre, etc., ne se prête pas au contenu de ce précieux auxiliaire. »
En plusieurs endroits de son Manuel des gens de lettres, le même écrivain insiste très vivement sur l'utilité, « l'absolue nécessité », des index à la fin des livres, et c est avec une conviction non moins profonde, c'est avec le plus chaleureux empressement