Cf. Larousse, Grand Diilionnaire, art. Hullhem (Van
5. Nodier avait, paraît-il, une arrière-pensée en annotant ses livres, celle d'en trafiquer et de leur donner une plus value : ■< Nodier trouva fort bon de faire, pour son proi)re
net', elc, etc., sans compter ce « Jamel le jeune, (jui, au dire de Nodier précisément^ doit sa célébrité parmi les bibliophiles aux notes dont il aimait à couvrir les gardes, les frontispices et les marges de ses livres ». Quant au marquis de Paulmy, c'était exclusivement sur les feuillets de garde qu'il inscrivait ses annotations, notamment l'analyse critique qu'il avait coutume de faire de chacun des ouvrages entrant dans sa l^ibliolhèque, et, « tout grand seigneur qu il était, ses notices n'en sont pas plus bêtes ; elles doublent même la valeur vénale de l'exemplaire, au lieu de la diminuer^ ».
Voilà pour calmer les craintes de maître Sylvestre l^oulard.
compte, une petite spéculalion sur les livres annotés par lui. ■• 'MocHAViT, le Livre et la Petite Bibliothèque d'amateur, |). 156, n.) Lamennais se contcnlail d'apposer sa signature sur ses livres pour en augmenter le ]irix : ■ M. de Lamennais... a trouvé moyen, dans une occasion, de se moquer un peu de l'innocente fantaisie de ceux qui, comme moi, mettent du prix même à la simple signature d'un homme célèbre. Ayant eu connaissance, lors de la première vente de sa bibliothèque, en 1836, de cette petite manie des amateurs, il écrivit, d'une écriture bien évidemment récente, bien llamboyante, sur tous ses livres : F. de Lumemiais, afin qu'ils se vendissent un peu mieux et un peu plus cher. ■• 'Tenant de Latour, Mémoires d'un bibliophile, p. 185.)
1. Voir sur ces noms et sur les « annotations manuscrites sur les livres •-, Gustave Brunet, op. cit., pp. 25i-'268: et Charles Nodier, op. cit., pp. 46-5G, où figurent encore d'autres noms d'aimolateurs.