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« De notre temps surtout, qui n'est pas 1res riche en choses vraiment nouvelles, il faudrait s'accoutumer à un plus grand plaisir que de lire et qui est de relire. On a fini alors avec la fatigue de faire connaissance ; on revoit des lieux qu'on a vus, qu'on a un peu ou beaucoup oubliés, et qu'on a plaisir à revoir. Il est bien entendu qu'il faut que ce soient de beaux livres, qui ont des tours, des détours, des petits appartements. Il y a bien des plaisirs dans ces relectures. On compare ses impressions passées aux impressions nouvelles qu'on reçoit ; on fait des découvertes; on en entrevoit de nouvelles dans les pages qui suivent, sans être travaillé par cette curiosité ennuyeuse qui dit : « Comment cela finira-t-iP? »
« ... Bien que relire soit beaucoup plus agréable que lire. 11 y a dans la première curiosité que donne un livre inconnu une petite impatience assez pénible, comme quand on attend le mot décisif à la fin des replis d'une longue phrase allemande ^ »
Jules Levallois nous avoue, lui aussi, que, « sans chercher à imiter en quoi que ce soit Paul-Louis Courier et Royer-Collard^, je suis de mon mieux