I . Ap. Fe1!TI.\ULT, np. cit., pp. XXVIII-XXIX
Les volumes décolier et autres « bouquins » ont aussi fort bien inspiré un poète contemporain,
M. Jacques Normand (1848- ), qui nous dit, dans
une pièce de ses Visions sincères, intitulée les Livres^ :
Enfin là-haul, très haut, et loin De toute atteinte sacfilège.
Timides dans leur petit coin, Les bons vieux livres de collège,
Humbles livres trop feuilletés Jadis, aujourd'hui peu solides,
Oh! comme ils sont moins exigcanls Que les amis de race humaine!
Pauvres bouquins trop indulgents, On les bouscule, on les malmène....
On les fêle en leur nouveauté; Puis, vite, bien vite, on les laisse .\ttendre, dans l'oisiveté, Les jours sombres de la vieillesse;
On les prèle à des étrangers Qui les déchirent, les évenlrenl....
Ils rentrent, après maints dangers, Dans leur bercail... quand ils y rentrent!
Qu'importe? Ils ne se plaignent point, El, dès qu'il nous plaît de les lire, Nous retrouvons toujours à point Leur cher et familier sourire....
Confidents discrets cl soumis, Lpgés, vêtus à notre envie.
Les livres sont de vrais /imis Oui nous suivent toute la vie