‹ Le livreChapitre 72 sur 152 · DoL'DAN, Lettres, t. III, p. 8G · texte numérisé non relu

DoL'DAN, Lettres, t. III, p. 8G

ti. Lellre du 10 novembre 1080. (Lcllres, l. A'^I, p. 55: Paris. Didol, 1807; in-18.)

l'esprit bien fait: on n'est pas aisée à gâter : Mme de Lafayette en est encore un exemple. Cependant il est très assuré, très vrai, très certain que j M. Nicole vaut mieux. Vous en êtes charmée : c'est l'éloge de son livre.... Cela supposé, je vous conjure, ma chère Pauline, de ne pas tant laisser tourner votre esprit du côté des choses frivoles, que vous n'en conserviez pour les solides, dans lesquelles je comprends les histoires; autrement votre goût aurait les pâles couleurs. »

Tout cela est aussi gracieusement tourné que sagement raisonné, plein de bon sens et de jugement.

Ailleurs encore', elle revient sur cette même question, et avec la même lumineuse sagacité et la même justesse et aussi le même charme d'expression : « Pour Pauline, cette dévoreuse de livres, j'aime mieux quelle en avale de mauvais que de ne point aimer à lire; les romans, les comédies, les Voiture, les Sarrasin, tout cela est bientôt épuisé. A-t-elle tàté de Lucien? Est-elle à portée des Pelîte>> Lettres f Ensuite il faut l'histoire; si on a besoin de lui pincer le nez pour lui faire avaler, je la plains. Quant aux beaux livres de dévotion, si elle ne les aime point, tant pis pour elle; car nous ne savons que trop que, même sans dévotion, on les trouve charmants. A l'égard de la morale, comme elle n'en ferait pas un

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