‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 110 sur 166 · Livre cV amour, pièce XL · texte numérisé non relu

Livre cV amour, pièce XL

3; Ibid, Pièces finales I, 11^ III, IV. .

vier 1838, il écrivait à Vinet, qui lui avait communiqué son jugement sur la nouvelle intitulée Madame de Pontivy, Il reconnaissait que cette œuvre élégiaque n'était point parfaite et ne s'accordait pas absolument avec les tendances que révèlent ses autres ouvrages ; mais il ajoutait :

Je sais mieux que personne la cause; celle que vous rapportez à mon goûtde psychologie fine est même plus spécieuse que vraie. Et cette nouvelle n'a été écrite qu'en vue d'une seule personne et pour la lui faire lire et pour lui en faire agréer et partager le sentiment. En ce faisant, je n'étais pas même fidèle à ce rôle devant les hommes qu'il faut au moins soutenir avec conséquence et bonne grdce, quand une fois on l'a pris en mains, et je ne m'étonne pas que des personnes sérieuses et qui veulent bien être attentives à mon égard aient démêlé à cet endroit le faible et le faux^.

Lisons-la donc, cette Madame de Pontivy-^ parue le 15 mars 1837, dans la Revue des Deux Mondes; et voyons ce qui, dans cette petite nouvelle, ranime en nous des souvenirs ou de l'élégie racontée dans le Livre d'amour ou de Thistoire maintenant connue de M""" Hugo et de Sainte-Beuve.

« Non (ainsi commence la nouvelle), il n'est pas vrai que l'amour n'ait qu'un temps plus ou moins limité à régner dans les cœurs ; qu'après une

\ . Correspondance^ 1, 44.

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