‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 114 sur 166 · Inédite · texte numérisé non relu

Inédite

Ainsi Sainte-Beuve était parti pour Lausanne afin de rompre; dès son arrivée presque, il annonçait à Marmier qu'il avait rompu ; sur le point de rentrer à Paris, il répétait à Guttinguer que la rupture était irréparable. Et, une fois arrivé, — naturellement, — il n'eut rien de plus pressé que de revoir Adèle. Le 2 juillet 1838, il écrivait à Guttinguer :

J'ai revu. Ai-je éprouvé la vérité de ce mot de La Rochefoucauld : « On pardonne tant que Ton aime »? Cependant il me semble que c'en est fait de l'amour, au moins de ce côté là<.

Il voulut le chercher ailleurs. C'avait été le rêve qu'il avait formé, et pour ainsi dire le plan qu'il s'était tracé à lui-même, pendant les heures paisibles de son séjour à Lausanne : découvrir enfin la

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