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2. Cf. E. Lemaithe, le lAvre d^ amour, p. r)8-"j9, lettre de Pons du 22 avril 1S84 : « C'est i)ar induction et un peu au hasard que j'avais d'abord affirmé qu'Alphonse Karr avait abusé de rindiscrétion d'un ouvrier typographe pour éventer le secret. Cette hypotlièse a depuis lors été corroborée par l'aveu du piquant écrivain, dans son lAure de liord, où il déchu-e qu'il n profité sans scrupule ni ver^of^'ne d'un tel abus de confiance. » — Ilemaniuer un détail qui j)rouve quelle autorité ont les affirmations de Karr. Il déclare espérer que le livre tout entier a été détruit : et l'ouvrage de Pons est la preuve éclatante du contraire; et cet ouvrage est antérieur au Livre de Bord'.
Si ridée que vous ne les demandez que ipour eu publier donnait des scrupules à ceux qui pourraient avoir ces vers entre les mains, vous pourriez les rassurer et dire que vous vous réservez de publier ou de ne pas publier, que vous voulez choisir, et que vous ne désirez pas moins acquérir le towï; veuillez donner ce qu'on en demanderait — El encore, garantissez leur le secret.
Mais je me confie, en cette négociation, à votre esprit et à votre amitié.
Une prière encore :
Au cas où ces personnes diraient qu'elles n'ont plus les vers entre leurs mains, ne pourriez-vous savoir d'elles :
1° Si ce qu'elles avaient était plus que de simples épreuves;
2° Si c'était une partie ou la totalité ;
3° Si ce qu'elles avaient entre les mains n'en est point sorti pour passer entre celles de la personne qui en a fait, il y a une couple de mois, un si mauvais usage ^.
Alphonse Karr, dans une lettre à M™' Victor Hugo, a aussi parié d'épreuves fragmentaires 2. Pourtant, à en croire Arsène Houssaye, il ne s'agissait point d'épreuves, il s'agissait bien d'un Livre d'amour offert par Sainte-Beuve : « J'eus beau faire, je ne pus arracher l'exemplaire que j'avais eu entre les mains et qui appartenait à un autre ami de Sainte-Beuve, qui s'était brouillé avec lui^. »