‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 151 sur 166 · C'est le thème de la pièce · texte numérisé non relu

C'est le thème de la pièce

Si je ne chante plus, n'en cherchez pas la cause Dans ces travaux d'un jour dont je m'accable exprès... Moi, je chantais pouf être aimé

[Poésies^ I, 282). Encore une « lettre qui s'est tournée y> en poème» — 11 est à noter d'ailleurs que la pièce a pour épigraphe la phrase de Buffon à laquelle Sainte-Beuve fait allusion ici : « Et ce qui prouve que le chant dépend en efTet et en entier des amours, c'est qu'il cesse avec cUea; » (Buffon^ Discours sur la nature des oiseaux.)

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mais à un être fort réel et fort exûitant, cela yi'est pas publiable

ET NE LE SERA PEUT ÊTRE JAMAIS CONVENABLEMENT. Cclui QUi CXé-

cutera après moi mes volontés sera juge souverain dans sa délicatesse, — Le deuil intérieur défiuitif est la mort du chaDt *.

Mais d'autres fois, malgré la distance, il paraissait vouloir se rappeler, — d'une manière malheureuse, — à Victor Hugo, lequel, — d'une manière peu heureuse, elle aussi, — montrait sa rancune persistante. « En 1860, Sainte-Beuve envoya une robe à M'*'' Adèle, qui lui écrivit pour l'en remercier. Mais la lettre, ayant probablement été soumise au père, arriva toute barrée de traits sur les passages qui exprimaient surtout la gratitude. Sainte-Beuve en fut indigné : « Voyez (dit-il à Pons en la lui montrant), il est toujours le même ; il empoche le cadeau, mais il ne veut pas qu'on dise merci' ».

Un an après, Sainte-Beuve, toujours désireux de tirer gloire de son recueil'^, se décida à le mettre partiellement au jour. Donnant l'édition définitive de ses Poésies complètes^ il y fit entrer le

i. Lettres à une jeune fille. [Revue de Paris, 1" juillet 1904, p. 6.) — La confidente est bien un peu singulièrement choisie, pour une confidence aussi scabreuse.

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