‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 159 sur 166 · Écho de Pans, 12 décembre · texte numérisé non relu

Écho de Pans, 12 décembre

nul ne lui pardonna, même parmi ses meilleurs amis, qui l'avaient vu faire son mea culpaK

C'est Sarcey, qui écrit :

C'était plus qu'une malhonnêteté, c'était une infamie. Car nombre de ces pièces relataient sur les rendez-vous donnés, sur les échanges de serments et de baisers, des détails si précis, si parfaitement circonstanciés, qu'il était impossible aux amis et même à la foule des indifférents, de ne pas reconnaître la femme dont il était question : une femme que la gloire de son mari avait placée sur un piédestal et qui se trouverait par le fait seul de cette publication à jamais déshonorée 2.

C'est enfin Alexandre Dumas fils, remerciant en ces termes E. Lemaître de sa brochure^ :

Puys près Dieppe, 28 décembre 1895.

Monsieur,

J'ai lu avec le plus grand intérêt votre brochure sur le Livre d'amour. Le jugement que vous portez sur cette œuvre de goujat est absolument juste. Peut-être môme avez-vous trop tenu compte à M. Sainte-Beuve du talent qu'il a montré dans d'autres livres. Il est impossible de mieux démontrer qu'il ne l'a fait, qu'on peut être doué du plus grand bon sens dans l'observation des gens et des choses et complètement dénué de sens moral, quant à soi-même. Il n'y a heu-

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