‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 20 sur 166 · Pièce IV · texte numérisé non relu

Pièce IV

Elle n'est plus de première jeunesse, et des « endroits pâlis » se mêlent à ses « cheveux noirs ^ » — Mariée à un « époux glorieux », elle était

Depuis huit ans assise en sa félicité,

quand cette félicité cessa de lui suffire ; et pourtant, c'était un « poète », un « génie » que des malveillants pouvaient « railler comme étrange », mais dont les autres admiraient

Ce qu'il chantait de simple à la douce louange

d'Adèle, et que l'amant lui-môme a célébré en vers'-. — Il y a en elle comme deux femmes différentes, dont chacune a son jour : tantôt, comme en son enfance, elle rêve, distraite, prolongeant jusqu'au soir

un négligé Où des grâces d'hier sa main n'a rien changé,

inactive, puis active sans but, et rangeant « d'indifférents objets durant de vagues heures »; tantôt, au contraire, agissante, empressée, ayant disposé en « anneaux crêpés » ou en « simples bandeaux unis » ses « cheveux, noir trésor »,

On la voit, dès midi, radieuse et parée ^.

\. Pièce VI.

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