‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 21 sur 166 · Pièce XU · texte numérisé non relu

Pièce XU

— Elle a deux filles dissemblables. L'aînée, Léopoldine, offre avec son père une ressemblance frappante :

certes le génie Embrasant une amante à Torgueil de ses feux Éclate en ce visage ardent et sérieux.

L'air noble, la dignité d'une infante, lalôvre relevée et dédaigneuse,

Telle enfin qu'à grands traits Boulanger Ta saisie

De son pinceau rapide en glorieux hasards,

Cette Léopoldine est fille des Césars.

Mais c'est Lui, surtout Lui, que sa lèvre rappelle,

Ce dédain, à demi sous la grâce aiguisé,

Dit assez Tàpre veine où son sang fut puisé.

La plus jeune, « le dernier-né des époux », « de vingt lunes en tout décoré », se nomme Adèle comme sa mère; c'est la filleule de l'ami*.

— Elle vit dans un monde littéraire : ces « jeunes rôdeurs » que la lecture de Notre-Dame de Paris a remplis d'un beau zèle pour les ogives et les vitraux, s'ils la rencontraient dans quelque église, la pourraient connaître-. — Nous savons d'ailleurs le nom de qùelques-uiis de ses amis : ce sont « le

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