‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 22 sur 166 · Pièce XVL 2; Pièce XXIIl · texte numérisé non relu

Pièce XVL 2; Pièce XXIIl

follet Robelin », le graveur et peintre Boulanger,

Et le poète illustre, à qui l'on doit Elvirc^.

— Nous la voyons venir à Kcouen, escortée d'hommes illustres :

Un jour, vers le château sur la colline assis,

Le plus galant séjour des vieux Montmorencys,

Parla haute avenue ombreuse et séculaire,

Elle vint; — et venaient aussi, pour se complaire,

Aux tourelles, aux murs blazonnés du ciseau,

Celui dont Notre-Dame exalta le pinceau

Et d'autres, à sa suite, amateurs de la pierre.

Et nous apprenons en môme temps qu'elle eut une belle-sœur, Julie, pensionnaire en cette maison d'éducation-. — Enfin, de cette tante espagnole qui favorisait ses amours, le nom môme nous est donné: elle s'appelait Martine \

Certes, le grand public ne connaît pas tous ces détails. Mais le mari, mais la famille, mais les amis d'Adèle ne peuvent les ignorer tous : et comme ils ont pu découvrir quel était le poète, ils peuvent deviner quelle femme il livre en ces vers à leur rancune, ou à leur mépris, ou aux médisances de la foule.

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