Livre d'amour, pièce VIlï
LE LIVRE D'AMOUU DE SAINTE-BEUVE dit)
toute votre mélancolie, tout votre aijattement, de voir leur nid si bruyant et si plein d'ordures! Quoi ! plus de solitude avec des êtres si aimés! oh ! c'est triste, bien triste M »
D'après le Livre (Tamour^ cet essai de demi-rupture fut précisément la cause d'une intimité plus étroite et plus tendre. Cette explication est confirmée d'une manière assez curieuse par toute la dernière partie A' Arthur, Sainte-Beuve, de plus en plus lié avec Ulric Guttinguer, « avait rôvé avec lui, près de lui, un grand roman poétique, qui était déjà commencé, quand Juillet est venu pour toujours l'interrompre 2 ». Au mois d'avril, quelques semaines avant le jour oîi Victor Hugo lui dédiait ses deux poèmes, il s'était misa la rédaction de cet ouvrage. C'avait, sans doute, été pour lui une occasion de confesser ouvertement son amour à Guttinguer, de lui avouer pourquoi il s'éloignait ou tâchait de s'éloigner de ses amis, et comment il croyait avoir à se plaindre d'eux ou tout au moins d'elle. Au mois de mai, il était revenu à Paris. Aussitôt après son départ, Guttinguer faisait suivre son courrier parvenu en Normandie, et lui disait : « Cher ami, voici deux lettres, dont l'une vous