Porlraitê Contemporains^ II
fera du bien peut-être, j'ai cru reconnaître récriture*. » Peu après, il lui mandait : « Donnez-moi, mon ami, les vers de Victor. Est-ce qu'il ne les fera pas imprimer? Allez-y, mon ami, et recevez les excuses de M'°* H..., vous en serez bien heureux ^ ». Enfin, au mois de juin, dans une autrede ses lettres, se trouvent ces lignes, assez obscures, mais qui laissent deviner que M"*** Hugo se montrait bienveillante pour Sainte-Beuve et que Victor Hugo méditait d'aller avec lui chez Guttinguer : « Je suis bien heureux de vous savoir si bien aux Champs-Elysées ; c'est là votre seul port, mon ami, et à votre place, j'accepterais la proposition de Victor, dût-il ne pas accomplir la condition à laquelle je suis si vivement intéressé! Quelle joie glorieuse pour moi, de vous recevoir tous deux...^^» Mais Sainte-Beuve revint seul en Normandie, où le surprit l'annonce des journées de Juillet.
Ainsi, c'est du mois d'avril au mois de juillet que Sainte-Beuve écrivit Arthur, « J'étais, dit-il.
1. înédite. — S agit-il d'une lettre de M-»» Hugo? S'agit-il de la lettre de Hugo, du 16 mai 1830?
2. Inédite (30 mai 1830). — Il s'agit évidemment des vers des Feuilles d'automne^ annoncés par V. Hugo dans sa lettre du 16 mai.
3. Inédite (22 juin 1830). — Dans cette même lettre, je lis : « Le chemin qui va aux llouges-Fontaines, à travers les bois, est terminé au milieu d'accidents de nature délicieux. Avec quelques branches d'arbres et du gazon, nous avons arrêté l'eau qui s'est amassée en peu d'heures et a rétléchi dans toute leur beauté les grands arbres de la source. » Cf. Livre cVamour^ pièce XIII.
LE LIVRE DAMOUR DE SAINTE-BErVE 117
ému des souvenirs de Guttinguer, plus que des miens* )^; il Tétait donc un peu des siens aussi. En effet, bien que les caractères^ les détails matériels, le nom, la couleur môme des yeux de Théroïne aient été naturellement autres ou exprès modifiés*; cependant, plusieurs faits s'y accordent étrangement avec les allusions des vers écrits pour Adèle ; et c'est là, dans ce roman, que devaient être places les premiers vers « faits non pour elle directement, mais dans sa pensée •'^. »
Arthur, épris d'Élyse H*** (Pourquoi cette initiale a-t-elle été choisie?) s'est trouvé la conquérir en excitant sa jalousie. Elle «avait cru remarquer dans ses procédés de la distraction et delà langueur'* ». Invité à la rejoindre, il avait u prétexté je ne sais quelle indisposition subite qui l'arrêtait ^ », alors