‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 7 sur 166 · Pièce VIII · texte numérisé non relu

Pièce VIII

qu'à suivre la série de ses morceaux pour les y recueillir tous.

Avant de connaître celle qu'il adore, il vivait malheureux,

dans son âme enfermé, Malade et dévoré de n'avoir point aimé ^

— Il a écrit ou du moins il a commencé d'écrire des romans-. — Dans son enfance, ainsi que Victor Hugo, il a prêté Toreille à la fanfare de Napok^on, <( comme la meute au cor »; il se souvient môme de l'avoir approché :

>'ous tous, enfants émus d'un ûge de mervoillos,

Bercés sous l'étendard aux salves des canons,

Des combats d'outre-Rhin balbutiant los noms,

Nous avons souvenir de plus d'une journée

Où l'Empire leva sa léte couronnée;

Quelque magnificence, une armée, un convoi,

Un Te-Deum ardent, la naissance d'un roi ;

Et l'Empereur lui-même, au moment des campajijnes,

Il passait dénombrant les aigles, ses compagnes;

Du geste il saluait tout un peuple au départ,

El, moi qui parle ici, mon front eut son regard*^!

— A rheure où son âme n'était point fixée par un éternel amour, il a erré àtravers les doctrines, dupe

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