‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 72 sur 166 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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que réellement il était retenu et par le souvenir d'un ancien amour et par « une obscure liaison* » avec une pauvre fille. Elyse H*** en fut piquée; elle en ressentit de l'inquiétude et de la colère ; puis^ « quand elle eût entrevu une explication heureuse, elle s'y laissa pousser insensiblement et tout le fracas à grand peine amassé se fondit en huit jours- »; et bientôt « elle ne se défendait plus de l'aimer, elle ne lui défendait plus de tout lui dire"^ ». Les choses se passèrent de même entre Adèle et son ami. Quand- elle le vit qui devenait infidèle, la fondre éclata dans son rêve; elle s'en réveilla, poussant un cri hagard; son pauvre cœur jaloux de soupçon s'ulcéra^ et ce furent six mois de tonrmenls. Au bout de ces six mois yinrani des jours meilleurs : lui pleura, elle pardonna, et ils connurent leur amour réciproque'*. C'est alors qu'elle forma l'idéal projet d'une passion éthérée et toujours pure; elle lui en demanda l'engagement; elle reçut de lui des promesses d'un éternel respect. Aussi, chez son ami Guttinguer, il mettait dans la bouche d'Elyse H*** ces mêmes préceptes d'innocence qu'il s'était entendu imposer: « Oh! non, Arthur, fuyons, promettez-le-moi, cet amour égoïste! gardons le nôtre

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