Correspondance 1815-1835, p. 278 (18 mars
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la fuite de nos jours ; et il n'avait point essayé de Tarracher à cette mélancolie.
Pleure! Lespleurs vont bien, même au bonheur; tes chants Sont plus doux dans lespleurs ; tes yeux purs et touchants Sont plus beaux quand tu les essuies ' I
Maintenant, il la connaissait, la source de ces larmes ! maintenant surtout, il la connaissait, la cause de la sérénité qui les avait suivies ! Entre sa femme et son ami, ce jour-là, il dut se demander lequel était le plus coupable envers lui, de cette trahison purement sentimentale, mais presque aussi cruelle qu'une trahison définitive.
Que Ton se rappelle avec quelle ardeur, avec quelle persévérance inébranlable Victor Hugo avait aimé Adèle Foucher; avec quel « courage de lion » il avait travaillé à l'obtenir, malgré la double opposition de leurs deux familles, malgré leur commune pauvreté, malgré toutes les objections et tous les obstacles ; avec quelle fidélité scrupuleuse, il avait réservé son intacte jeunesse pour celle à qui il vouait un amour aussi passionné que pur^; avec quelle jalousie il avait épié, n'étant que fiancé
1. Feuilles d'automne, xvii (juin 1830). ^ On peut remarquer aussi le regret qu'exprime la pièce XJV, 7nes lettres d'amour^ etc* (mai 1830).