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et que vous avez si bien rempli. Je vous dis dimanche ou lundi, pour que vous choisissiez le jour qui vous sera le plus commode; pour moi, tous les jours sont à vous, et le plus tôt sera le mieux. A vous comme toujours.
Il s'intéressait au succès de sa pièce, lui donnait des conseils, le décidait à retirer son rôle à Juliette 2, se montrait enfin le même ami zélé qu'autrefois. Aussi, Victor Hugo, touché, lui envoya son drame avec cette dédicace : « A mon cher et excellent ami, Sainte-Beuve "^ »
Et le (( cher et excellent ami », cette année môme, envoyait à M""^ Victor Hugo des poèmes perfides où il déplorait que son époux lui fût ravApar Phryné^. Au moment où Victor Hugo, refusant de regretter son « temps d'innocence », disait à Pavic : « Autrefois j'étais innocent ; maintenant je suis indulgent; c'est un grand progrès. Dieu le sait. J'ai auprès de moi
1. Lettre du « vendredi, 12 septembre», non recueillie. Catalogue Bovet, séries V et VI, 1884, n» 887. — M. Ritter (Zeitsch. f. franzos Sprach. und Litt.^ XXVI) a fait remarquer que le 12 est un jeudi : faut-il lire 13?
2. BiHÉ, Victor Hugo après 1830, I, 115. — Victor Hugo, en compensation, disait dans les notes de Marie Tuilor : « M"" Juliette, quoique atteinte à la première représentation d'une indisposition si grave qu'elle n'a pu continuer de jouer le rôle de Jane les jours suivants, a montré dans ce rôle un talent plein d'avenir, un talent souple, gracieux, vrai, tout à la fois pathétique et charmant, intelligent et naïf. L'auteur croit devoir lui exprimer ici sa reconnaissance... T>