‹ Le livre d'amour de Sainte-Beuve,Chapitre 97 sur 166 · Ibid., p. 304 (1" octobre · texte numérisé non relu

Ibid., p. 304 (1" octobre

et que vous avez si bien rempli. Je vous dis dimanche ou lundi, pour que vous choisissiez le jour qui vous sera le plus commode; pour moi, tous les jours sont à vous, et le plus tôt sera le mieux. A vous comme toujours.

Il s'intéressait au succès de sa pièce, lui donnait des conseils, le décidait à retirer son rôle à Juliette 2, se montrait enfin le même ami zélé qu'autrefois. Aussi, Victor Hugo, touché, lui envoya son drame avec cette dédicace : « A mon cher et excellent ami, Sainte-Beuve "^ »

Et le (( cher et excellent ami », cette année môme, envoyait à M""^ Victor Hugo des poèmes perfides où il déplorait que son époux lui fût ravApar Phryné^. Au moment où Victor Hugo, refusant de regretter son « temps d'innocence », disait à Pavic : « Autrefois j'étais innocent ; maintenant je suis indulgent; c'est un grand progrès. Dieu le sait. J'ai auprès de moi

1. Lettre du « vendredi, 12 septembre», non recueillie. Catalogue Bovet, séries V et VI, 1884, n» 887. — M. Ritter (Zeitsch. f. franzos Sprach. und Litt.^ XXVI) a fait remarquer que le 12 est un jeudi : faut-il lire 13?

2. BiHÉ, Victor Hugo après 1830, I, 115. — Victor Hugo, en compensation, disait dans les notes de Marie Tuilor : « M"" Juliette, quoique atteinte à la première représentation d'une indisposition si grave qu'elle n'a pu continuer de jouer le rôle de Jane les jours suivants, a montré dans ce rôle un talent plein d'avenir, un talent souple, gracieux, vrai, tout à la fois pathétique et charmant, intelligent et naïf. L'auteur croit devoir lui exprimer ici sa reconnaissance... T>

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