Et un autre ange me parla ^, qui marchait avec moi
1 ^' ajoute : « Hénoch. »
2 Q et le 2^ groupe : « cet autre ange. »
3 Q : « qui m'avait montré. »
4 U, E : M tu connaîtras. >>
â G. Q. Ti, U : <( Et lui parla. »
le principe mâle. Cf. dans le IVe Livre d'Esdras, vi, 49-52, les deux monstres Hénoch (sic) et Léviathan, séparés au cinquième jour de la création. Léviathan est destiné à être la nourriture de ceux que Dieu voudra et quand il voudra. — 8. Dendaïn. Il est impossible de savoir où l'auteur plaçait ce désert immense. Ne serait-ce pas un nom symbolique fabriqué de toutes pièces? Zimmern, dans Gunkel, Sch'dpfung, p. 63, le rapproche du babylonien danninu, « terre ». — Mon grandpère. Voir note en tète du chapitre. — Le septième depuis Adam. Cf. Jude, 14 : « C'est deux aussi qu'Hénoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes. »
10. Fils de rhomme. Voir Daniel, viii, 17, et supra, xlvi, 1.
11-23. Encore des versets interpolés. Les paroles de l'ange qui répond à Hénoch sont brusquement interrompues par l'arrivée d'un autre ange, qui lui explique les phénomènes atmosphériques : les vents, le tonnerre, les éclairs, la gelée, la grêle, la neige, le brouillard, la rosée, la pluie. Ce n'est qu'au y. 24 qu'on trouve la réponse à la question du >'. 9 sur Béhémoth et Léviathan. — U. Le commencement et la fin, ou « le premier et le dernier » , c'est-à-dire le passé et l'avenir. Cette parole est empruntée à Isaïe, xliv, 6, où elle est dite de Dieu , dans un autre sens : « Je suis le premier et je suis le dernier. » On la trouve répétée avec le même sens que dans Isaïe dans quelques manuscrits de l'Apocalypse, i, 8 : « Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. »
122 LIVRE DHÉNOCH LX, 12-15.
et qui me faisait voir ce qui est caché , le commencement et la fin, dans le cieU en haut, et sous l'aride 2 dans l'abîme, et aux extrémités du ciel, et dans les fondements du ciel 3; 12. et les réservoirs'» des vents, comment les vents sont divisés s, comment ils sont pesés, et comment sont divisées et comptées les sources des vents selon la force du vent; et la puissance de la lumière de la lune, et comment elle est une puissance de justice; et les divisions des étoiles selon leur nom, et toute division qui est faite (parmi les étoiles) ; 13. et le tonnerre dans les lieux où il tombe, et toute division qui est faite dans les éclairs, pour qu'ils luisent, et (dans?) leur armée, pour qu'ils obéissent promptement^. 14. Car le tonnerre a des pauses pour retenir sa voix (comme) il lui a été donné, et le tonnerre et l'éclair ne sont pas séparés en quoi que ce soit; par l'esprit ils marchent tous les deux, et ils ne sont pas séparés. 15. Car lorsque l'éclair luit, le tonnerre donne
1 U abrège « qui me faisait voir dans le ciel ».
2 Q, T, U et le 2'' groupe : « sur Taride. »
3 U omet M et dans les fondements du ciel ». — E : « dans les fondements de la terre. »
i Tous les mss., sauf G : « et dans les réservoirs. »
5 U : « comment ils sont divisés. »
6 E ajoute : « à l'homme. »
12. Les réservoirs. Sur cette conception voir la première partie. — Ce verset semble très corrompu. Hemming propose de lire ainsi : « Et comment sont divisées et comptées les portes des vents, selon la force des vents, et selon [la force] de justice, et la force de la lumière de la lune, etc. »
14. Pour retenir sa voix , litt. : « pour la retenue de sa voix a été donné. » Ce passage obscur est probablement altéré. Béer adoptant, sous réserve, la traduction d'Halévy « règles » au lieu de <■ pauses », lit : << Car le tonnerre a des règles (?) fermes pour la durée du son, qui lui a été fixée. »
15. Le réservoir de leurs temps est de sable. Peut-être cela veut-il dire que le temps accordé au tonnerre et à l'éclair pour se manifester est mesuré par le sablier. Tout ce passage manque de clarté.
de la voix, et l'esprit aussitôt l'apaise et partage également entre eux, car le réservoir de leurs temps est de sable, et chacun d'eux est retenu par un frein, et il est ramené par la force de l'esprit, et il est conduit ainsi selon la multitude des régions de la terre. 16. L'esprit de la mer est mâle et vigoureux, et, selon la force de sa vigueur, il la ramène i avec un frein , et ainsi elle est chassée et dispersée sur toutes les montagnes 2 de la terre. 17. L'esprit de la gelée est son ange à elle, et l'esprit de la grêle est un bon ange. 18. L'esprit de la neige la laisse 3 (^tomber) par sa propre force; elle a un esprit spécial , ce qui monte d'elle est comme de la fumée , et son nom est fraîcheur. 19. L'esprit du brouillard ne leur est pas associé dans leurs réservoirs, mais il a un réservoir
i E omet « et, selon la force de sa vigueur, il la ramène ».
2 V : « les extrémités. »
3 C omet « la laisse (tomber) ».
16. L'esprit de la. mer. Les éléments et les phénomènes atmosphériques ont chacun leur esprit qui les gouverne. — L'esprit de la mer la ramène avec un frein. Peut-être l'auteur a-t-il voulu donner dans ces mots une explication sommaire du flux et du reflux. — Elle est chassée et dispersée sur toutes les montagnes , pour alimenter les sources, qui, dans la pensée des anciens, venaient de la mer.
17. Est un bon ange. Il est assez singulier d'attribuer un bon ange à la grêle. L'auteur a-t-il voulu protester contre les croyances populaires qui voyaient dans la chute de la grêle l'action des esprits mauvais?