‹ Le livre d'HénochChapitre 212 sur 278 · Tous les aigles, vautours, corbeaux et éperviers · texte numérisé non relu

Tous les aigles, vautours, corbeaux et éperviers

1 V : « de ce grand bélier. »

2 Tous les mss., sauf G, omettent « et le sauva » et lisent : « il descendit, le secours de ce bélier, n

3 V : « et il lui montra tout et le secourut. »

•i M : « jusqu'à ce qu'il vînt à elles, car (il est) le Seigneur des Seigneurs et des brebis. »

5 0, T, U et le 2e groupe : « dans ses ténèbres. »

entendit une voix lui annoncer le triomphe de ses enfants, et il sortit incontinent pour en donner la nouvelle au peuple.

// lui montra tout. Le texte paraît corrompu. Flemming suppose qu'il y avait kama, « que, » au lieu de kuello , « tout ». « Et il lui montra qu'il était descendu au secours de ce bélier. » Le sens n'est pas beaucoup plus satisfaisant.

15. Si ce verset est authentique, il signifie que le Seigneur viendra lui-même au secours de ses fidèles, et c'est alors seulement que les ennemis d'Israël céderont. Mais il coupe la suite des idées entre le j\ 14 et le f. 16. Il est donc probablement interpolé, comme le veut Charles. En réalité, il faudrait lire ici le y. 19, qui semble avoir été déplacé. On pourrait aussi voir dans les y. 16-18 un doublet de 13-1 'ô. Voir note sur jî'. 18.

16. Les nations ennemies, alliées aux Juifs hellénisants, dispersés dans les villes grecques (brebis sauvages), feront un suprême effort pour abattre Judas Machabée. L'auteur ne nous dit rien de l'issue de cette lutte suprême, qui est engagée au moment où il écrit,

s'assemblèrent, et ils amenèrent avec eux toutes les brebis sauvages ^ , et ils vinrent tous ensemble et s'entr'aidèrent^ pour mettre en pièces cette corne du bélier. 17. Et je vis cet homme qui avait écrit le livre par l'ordre du Seigneur^, ouvrir le livre de la destruction qu'avaient faite ces douze derniers pasteurs, et montrer ^ deA^ant le Seigneur des brebis qu'ils avaient détruit beaucoup plus que leurs prédécesseurs^. 18. Et je vis jusqu'à ce que le Seigneur des brebis vint auprès d'elles , et il prit en main la verge de sa colère 6, et il frappa la terre, et la terre s'entr'ouvrit, et toutes les bêtes et les oiseaux du ciel tombèrent loin

1 B, D : « les ânes sauvages. »

2 M : « et s'assemblèrent. »

3 G : « cet homme comme il écrivait un livre par Tordre du Seigneur de l'Univers, de sorte qu'il fut prononcé par Tordre < du Seigneur > sur cette destruction. »

^ Q : « et il leur fit voir. »

5 G, T, U : « et montrer qu'ils avaient détruit beaucoup plus que leurs prédécesseurs ne l'avaient fait auparavant. » '5 A, E, Y : « de la colère. »

c'est-à-dire avant 160. Nous voyons seulement, par les y. 18 et suivants, qu'il nourrit la ferme espérance du triomphe définitif.

17. C'est la fin de la quatrième période, qui commence vers 200 av. J.-C. (cf. Lxxxix, o9, et supra, y. 3 et se termine avant la mort de Judas Machabée, en 160. Elle s'étend donc sur une quarantaine d'années. Cela paraît suffisant pour les douze pasteurs, qui font paître jusqu'à Tavènement du royaume messianique. — L'homme qui avait écrit le livre. Cf. ji^. 14.

18. Les versets 16-18 pourraient être un doublet des versets IS- IS. Le f. 16 correspond au y. 13, où les nations s'allient contre Judas Machabée ; le y. 17 au f. 14 : c'est le secours apporté par l'ange du Seigneur. Le y. 18 correspond au f. 15 : le Seigneur survient lui-même, et les ennemis d'Israël sont anéantis. — La verge de sa colère. Cf. Lament., m, 1 ; Is., x, o. — La terre s'entr'ouvrit. Cf. Num., XVI, 31-35 : Coré et ses partisans engloutis dans la terre. Cf. encore Moïse frappant de sa verge les eaux de la mer Rouge, qui s'entr'ouvrent pour engloutir les Égyptiens : Ex. xiv, 16.

de ces brebis et furent englouties dans la terre qui se ferma sur eux ' .

19. Et je vis jusqu'à ce qu'une grande épée fut donnée aux brebis, et les brebis sortirent contre toutes les bêtes sauvages 2 afin de les tuer, et toutes les bêtes et les oiseaux du ciel fuirent devant leur face.

20. Et je vis"^ jusqu'à ce qu'un trône fut élevé sur la terre agréable, et le Seigneur des brebis s'assit dessus , et il (un ange) prit tous les livres scellés et il ouvrit ces livres devant le Seigneur des brebis. 21. Et le Seigneur appela ces sept premiers hommes'» blancs, et il commanda d'amener devant lui, en commençant par la première étoile ^ qui (les) précédait, ces étoiles dont le membre

' G : « qui les recouvrit. » — W : « et ils furent recouverts. »

2 B, G, D, P, V, Y : « ces bêtes. » — T, U : << les bêtes. »

3 G omet « Et je vis ».

■i U et le 2« groupe omettent « hommes ».

^ G : « d'amener devant lui la première étoile. »

19. Ce verset n'est probablement pas à sa place. Comment Israël pourrait -il massacrer ses ennemis, puisque la terre vient de les engloutir y. 18)? Cf. supra, note sur y. \o. — Une grande épée. Cette épée désigne peut-être Judas Machabée et ses premières victoires (cf. jk'. 9). Si ce verset ne doit pas être mis à la place du t- IS, on pourrait encore le regarder comme un doublet de la seconde partie du y. 9 : « Et je vis jusqu'à ce qu'une grande corne, » etc.

20-38. Temps messianiques et jugement final. Cf. supra, xlvii, 3.

20. La terre agréable. Voir Daniel, viii,9; xi, 16, 4b. C'est la Palestine. Certaines traditions plaçaient le jugement dernier dans la vallée de Josaphat. Voir supra, lui. — Tous les livres scellés. Il y en avait un pour chacune des quatre périodes (cf. lxxxix, 70, 76-77; xc , 14, 11). Charles et Flemming corrigent kuello , « tout, » en kâle'û, « un autre, » dont ils font le sujet du verbe " prit ». Mais cette correction n'est pas nécessaire. On peut supposer que lo sujet du verbe « prit » a été sous-entendu par l'auteur, attendu qu'il fait toujours prendre les livres par un ange et non par le Seigneur.

21. Ces sept premiers hommes blancs. Cf. xx, lxxxvii, 2; Tobie, xii, lîj; Apocal., i, 4; iv, ;J ; viii , 2,6. — La première étoile qui les précédait. Cf. lxxxvi, ^,2. — Et la première étoile qui tomba d'abord e!^l un interpolation évidente.

sexuel était comme le membre sexuel des chevaux [ et la première étoile qui tomba ^ d"abord\ Et ils les amenèrent toutes devant lui. 22. Puis il parla à cet homme qui écrivait 2 devant lui, l'un des sept^ (hommes) blancs, et il lui dit : <( Prends^ ces soixante - dix ^ pasteurs à qui j'avais livré les brebis et qui après les avoir reçues en ont égorgé beaucoup plus que je ne leur avais commandé. » 23. Et voici 6 : je les vis tous enchaînés, et ils se tinrent tous devant lui.

24. Et le jugement porta d'abord sur les étoiles , et elles furent jugées, et elles furent (reconnues) pécheresses, et elles s'en allèrent dans le lieu du châtiment, et on les jeta dans un endroit profond, plein d'un feu ardent et rempli par une colonne de feu". 25. Puis ces soixante-dix pasteurs furent jugés et furent (reconnus) pécheurs, et ils furent jetés eux (aussi) dans cet abîme de feu. 26. Et je

i G : « qui sortit. »

- V, W ajoutent : c< un livre. »

3 G omet « sept ».

i G, Q : " et il leur dit : Prenez... » â G omet « soixante-dix >.

6 G résume ainsi ce verset : « Et voici tous étaient enchaînés devant lui. »

" G : «< plein d'un feu ardent, qui flambait en colonnes de ieu. »

22. Cet homme qui écrivait devant lui. Cf. lxxxix, 61, où rhomme qui écrit est considéré comme « un autre » pasteur. Ici il est évidemment un ange , puisqu'il est un des sept. C'est une raison décisive de voir des anges dans les pasteurs. Tout aussi bien, les pasteurs sont jugés en même temps que les étoiles , qui représentent les anges. Cf. lxxxix, 59, note.

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