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LE LIVRE DHÉNOCH DEPUIS SA COMPOSITION CXV

Jean, v, '22 : « Il a donné au Fils le jugement tout entier. »

— vin, 12 : « Jésus leur parla de nouveau, disant : Je suis la lumière du monde. »

— XIV, 2 : " Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père..., je vais vous y préparer une place. »

Actes des Apôtres, in, 14: Le Christ est appelé « le Juste ».

— IV, 12 : « Il n'y a pas sous le ciel un autre nom... par lequel nous devions être sauvés. » Cf. I Cor., vi, 11.

— xxn, 14 : « Le Dieu de nos pères t'a prédestiné à connaître sa volonté , à voir le Juste et à entendre les paroles de sa bouche. »

Rom., VIII, 38 : « Ni les anges, ni les principautés, ni les choses présentes, ni les choses à venir, ni les puissances, »

— IX, 5 : w Dieu, béni éternellement. » Cf. II Cor. , XI, 31.

II Cor.,v, 2-4: « Aussi gémissons-nous dans cette tente, dans l'ardent désir que nous avons d'être revêtus de notre demeure céleste. . . , nous voulons, non pas ôter notre vêtement, mais revêtir 1 autre par dessus, afin que ce qu'il y a de mortel soit englouti par la vie. <>

Hénoch, lxix, 27 : « La somme du jugement a été donnée au Fils de l'homme. »

Hénoch, xlvui, 4 : « Il (le Messie) sera la lumière des peuples. »

Hénoch, xxxix, 5 : « Là mes yeux virent leurs habitations (des justes) au milieu des anges de sa justice. »

Hénoch, lui, 6 : Le Messie est appelé « le Juste '>.

Hénoch y xl\iii, 7 : « C'est par son nom (du Messie) qu'ils seront sauvés. »

Hénoch, xlviii, 7 : d La sagesse du Seigneur des esprits l'a révélé (le Messie) aux saints et aux justes. » Cf. lxix, 26.

Hénoch, lxi, 10: « Tous les anges de puissance, tous les anges des principautés. »

Hénoch, lxxvii, 1 : Dieu est appelé « l'éternellement béni ».

Hénoch, Lxu, 15-16: « Les justes et les élus... revêtiront des vêlements de gloire. Et tels seront vos vêtements : des vêtements de vie de la part du Seigneur des esprits, et vos vêtements ne vieilliront pas. »

Philip., H, 10 : « Qu'au nom de Jé'5us tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans les enfers. »

Col., I, 16 : « Trônes, Dominations, Principautés, Puissances. I)

— II, 3 : « Dans le Christ sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. »

ITim., I, 9 : La Loi « n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs. »

— V, 21 : « Les anges élus. »

— VI, 15 : « Le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. ))

— VI, 16 : Dieu « habite une lumière inaccessible, que nul homme n'a vue ni ne peut voir ».

Hébr., XI, 10 : « Il (Abraham) attendait la cité aux (solides) fondements, dont Dieu est l'architecte et le constructeur. » Cf. ihid.,22.

— XII, 9: Dieu est appelé «le

Père des esprits ».

I Pierre, ni, 22 : « A lui sont

Hénoch, xlviii, 5 : « Tous ceux qui habitent sur l'aride se prosterneront et l'adoreront »

(le Messie).

Hénoch, lxi, 10 : « Tous les anges de puissance, tous les anges des principautés. »

Hénoch, xlix, 3 : « En lui (le Messie) habite l'esprit de sagesse, et l'esprit qui éclaire, et l'esprit de science et de force. »

Hénoch, xciii, 4 : « Il fera une loi pour les pécheurs. «

Hénoch, xxxix, 1 : « Les enfants des élus » (des anges).

Hénoch, ix , 4 : « Le Seigneur des seigneurs, le Dieu des dieux et le Roi des rois. »

Hénoch, xiv, 21-22 : « Pas un ange ne pouvait entrer dans cette maison et voir la face du Glorieux et du Magnifique, et aucun être de chair ne pouvait le regarder. Un feu ardent l'entourait, et un grand feu se dressait devant lui. »

Hénoch, xc, 29 : « Et je vis jusqu'à ce que le Seigneur des brebis apporta une nouvelle maison plus grande et plus élevée que la première, et il la dressa à la place de la première. »

Hénoch, xxxvii-lxxi, passim : « Le Seigneur des esprits. »

Hénoch, lxi, 10 : « Tous les

soumis les anges, les principautés et les puissances. »

II Pierre, n, 4 : « Si Dieu, en elFet, n'a pas épargné les anges qui avaient péché , mais les a précipités dans l'enfer et les a livrés aux abîmes des ténèbres, où il les garde pour le jugement. »

I Jean, ii, 1 : « Jésus-Christ, le Juste. »

— II, 8 ; « Les ténèbres se dissipent et déjà brille la véritable lumière. »

— II, 15 : « N'aimez point le monde, ni ce qui est dans le monde. »

Jude, 5-6 : « Je veux vous rappeler ce que vous avez autrefois appris, que Jésus... retint pour le jugement du grand jour, liés de chaînes éternelles, au sein des ténèbres, les anges qui n'ont pas conservé leur principauté, mais qui ont abandonné leur propre demeure^. »

— 13 : « Astres errants, auxquels d'épaisses ténèbres sont réservées pour l'éternité. ')

anges de puissance, tous les anges des principautés. »

Hénoch, x, 12 : « Enchaîne les (anges) pour soixante-dix générations sous les collines de la terre jusqu'au jour de leur jugement et de leur consommation, jusqu'à ce que soit consommé le jugement éternel. »

Hénoch, un, 6 : Le Messie est appelé « le Juste ».

Hénoch, lvhi, 5 : La justice a brille comme le soleil sur l'aride et les ténèbres ont disparu. »

Hénoch, cviii, 8 : Les justes « n'ont aimé ni l'or ni l'argent, ni aucun des biens qui sont dans le monde ». Cf. xlviii, 7.

Hénoch, x, 4 : « Enchaîne Azazel pieds et mains et jette-le dans les ténèbres. » — 12. «Enchaîne les (anges) pour soixante -dix générations sous les collines de la terre jusqu'au jour de leur jugement et de leur consommation, jusqu'à ce que soit consommé le jugement éternel. »

Hénoch, xvin, 15 : « Les étoiles qui roulent sur le feu sont celles qui ont trangressé le commandement du Seigneur. »

' Voir Robert, dans la Revue biblique, 1895: Les Fils de Dieu et les Filles de l'homme, p. 546 sq. ; cet auteur voit deux traditions différentes dans celle d'Hénoch dune part, et dans celle des Épitres de saint Jacques et de saint Pierre de Tautre, sur la chute des anpes-

— I-i-ir>, citation de

Apocalypse, ", 7 : « A celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de Tarbre de vie, qui est dans le paradis de [moniDieu.»Gf. xxn, 14,19.

— m, 5 : « Celui qui vaincra sera ainsi revêtu de vêtements blancs; je n'effacerai point son nom du livre de la vie. »

— III, 12 : « ... la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu.»

- m, 17 : " Tu dis : Je suis riche, j'ai acquis de grands biens, je n'ai besoin de rien. >■>

- ni, 20 : « Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. »

- III, 21 : « J'ai vaincu, et je me suis assis avec mon Père sur son trône. >•

Hénoch, i, 0 ' ; cf. v, 4 ; xxvii, 2.

Hénoch, xxv, 4-5: L'arbre de vie planté dans le royaume messianique de la première partie « sera donné aux justes et aux humbles. Par son fruit la vie sera communiquée aux élus ».

Hénoch, lxii, 15 : « Les justes et les élus... revêtiront des vêtements de gloire. » Cf. xc, 6, 21 , 31. — cviii,3: « Leur nom (des pécheurs) sera effacé du livre de vie et des livres saints. »

Hénoch, xc, 29 : « Et je vis jusqu'à ce que le Seigneur des brebis apporta une nouvelle maison, plus grande et plus élevée que la preipière, et il la dressa à la place de la première. »

Hénoch, xcvii, 8 : « Vous dites:

Nous sommes riches, nous avons de la fortune et nous possédons tout ce que nous avons désiré. »

Hénoch, lxii, 14 : « Avec ce Fils de Ihomme, ils mangeront, ils se coucheront et se lèveront pour les siècles des siècles. »

Hénoch. Dieu dit du Messie :

xLvi, 3 : « Son sort a vaincu par le droit; » etLi,3:« L'Elu, en ces jours, siégera sur mon trône. »

1 Voir les deux textes grecs, infra, p. 4.

LE LIVRE D'HÉNOCH DEPUIS SA COMPOSITION cxix

Hénoch, xiv, 15-23, et lxxi, j-8.

— IV, 2-6 : Description du trône de Dieu.

— V, 11 : « Puis je vis et j'entendis... la voix d'une multitude danges, et leur nombre était des myriades et des milliers de milliers. »

— VI, 9-10 : « Je vis sous làutel les âmes de ceux qui avaient été immolés pour la parole de Dieu et pour le témoignage quils avaient eu à rendre. Et ils crièrent d'une voix forte, en disant :

Jusques à quand, ô Maître saint et véritable , ne ferezvous pas justice et ne redemanderez-vous pas notre sang à ceux qui habitent sur la terre? »

- VI, 15-17 : « Et les rois de la terre, et les grands, et les généraux, et les riches, et les puissants, et tout enclave ou homme libre se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes, et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et dérobez-nous à la face de celui qui est assis sur le trône. »

Hénoch, lxxi, 8 : « Je vis des anges innombrables, des milliers de milliers et des myriades de myriades. » Cf. xiv, 22, et XL, 1.

Hénoch, xxii, 12 : « Celle-ci (cette cavité) a été séparée pour les âmes de ceux qui sollicitent, qui font connaître ( leurj perte, lorsqu ils ont été tués dans les jours des pécheurs. » XLvii , 2 : Les anges « béniront le nom du Seigneur des esprits au sujet du sang des justes qui a été versé et de la prière des justes, afin quelle ne soit pas vaine devant le Seigneur des esprits , mais que justice leur soit faite et que leur attente ne soit pas éternelle ». 4 : « La prière des justes a été exaucée et le sang du juste a été vengé devant le Seigneur des esprits. » Cf. ix, 10; xcvii, 3; xclx, 3, 16, etc.

Hénoch, lxii, 3 : « En ce jour, tous les rois, et les puissants, et ceux qui possèdent la terre se tiendront debout, et ils le verront et le reconnaîtront comme il siégera sur le trône de sa gloire... » 5 : u ... ils seront terrifiés, ils baisseront la face, et la douleur les saisira quand ils verront ce Fils de l'homme assis sur le trône de sa gloire. »

— vu, 15 : « Celui qui est assis sur le trône habitera parmi eux. »

— vu, 17 : (i L'Agneau... les conduira aux sources des eaux de la vie. »

— viu , 4 : c La fumée des parfums, formés des prières des saints, monta de la main de l'ange devant Dieu. »

-IX, 1 : « Et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. »

-IX, 14-15 : '( Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve de l'Euphrate. Alors furent déliés les quatre anges, qui se tenaient prêts pour l'heure, le jour, le mois et l'année, afin de tuer la troisième partie des hommes. »

- X, 5-7 : « Lange... jura par Celui qui vit aux siècles des siècles, qu'il n'y aurait plus de temps, mais qu'aux jours où le septième ange ferait entendre sa voix en sonnant de la trompette, le mystère de Dieu serait consommé. »

Hénoch , xlv, 4 : « En ce jour, je ferai habiter mon Elu au milieu d'eux. »

Hénoch, xxii, 9 : « Ainsi sont séparées les âmes des justes, là où se trouve auprès la source d'eau de vie. «

Hénoch, xcix, 3: « En ces jours, préparez-vous, ô justes, à rappeler vos prières et à les placer en témoins devant les anges, pour qu'ils fassent souvenir le Très- Haut du péché des pécheurs. '> Cf. ix, 2-11.

Hénoch, lxxxvi, 1 : « Et je vis..., et voici : Une étoile tomba du ciel. » Dans les deux textes cette étoile figure un ange.

Hénoch, lxvi, 1 : « Et après cela, il me montra les anges du châtiment, qui étaient prêts à venir délier toutes les puissances de l'eau qui est au-dessous de la terre, pour qu'elle serve au châtiment et à la destruction de tous ceux qui demeurent et habitent sur l'aride. »

Hénoch, xvi, 1 : Les démons « perdront ainsi jusqu'au jour de l'accomplissement du grand jugement, où le grand temps prendra fin ».

- XII, 10 : Satan « a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accuse jour et nuit devant notre Dieu. »

- XIV, 9-10 : « Si quelqu'un adore la bête et son image. . . , il sera tourmenté dans le feu et dans le soufre, sous les yeux des saints anges et de l'Agneau. »

-XIV, 13 : « Heureux dès maintenant les morts qui meurent dans le Seigneur. »

- XVI, 5 : « Et j'entendis l'ange des eaux. »

- XX, 11-12 : « Puis je vis un grand trône éclatant de lumière et Celui qui était assis dessus... Et je vis les morts, grands et petits, debout devant le trône. Des livres furent ouverts; on ouvrit encore un autre livre, qui est le livre de la vie ; et les morts furent jugés d'après ce qui était écrit dans ces livres , selon leurs œuvres. »

-XX, 13 : « La mer rendit ses morts; la mort et l'enfer rendirent les leurs, et

Hénoch, xl, 7 : « Et j'entendis la quatrième voix chasser les Satans, et elle ne leur permettait pas d'arriver auprès du Seigneur des esprits pour accuser ceux qui habitent sur l'aride. »

Hénoch , xlviii , 9 : Les rois et les puissants « brûleront devant la face des saints, et ils seront submergés devant la face des justes. »

Hénoch , lxxxi , 4 : < Heureux l'homme qui meurt juste et bon, et contre lequel n'est écrit ni trouvé un livre d'injustice au jour du jugement. »

Hénoch, Lxvi, 2 : « Ces anges étaient préposés à la puissance des eaux. «

Hénoch, xlvii, 3 : « En ce temps, je vis la « Tête des jours », tandis qu'il siégeait sur le trône de sa gloire, et les livres des vivants furent ouverts devant lui, et toute son armée qui habite au haut des cieux et sa cour se tenaient debout en sa présence. » - — xcvii, 6 :

Au jour du jugement « on lira devant le Grand et le Saint toutes vos paroles d'injustice ». Cf. LXXXI, 4; xc, 20 et suivants; xcviii, 7, 8; civ, 7, 8; cvin, 3, 7, etc.

Hénoch, li, 1-2 : « En ces jours, la terre rendra son dépôt , et le schéol rendra ce qu'il a

ils furent jugés chacun selon ses œuvres. »

-XX, 15 : « Quiconque ne fut pas trouvé inscrit dans le livre de la vie fut jeté dans Tétang de feu. »

- XXI, 1 : « Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu. »

reçu, et les enfers rendront ce qu'ils doivent. Il (l'Élu) choisira parmi eux les justes et les saints. »

Hénoch , cvni, 3 : « Leur nom (des pécheurs) sera elTacé du livre de vie..., et ils brûleront dans le feu. » — x, 13 : « On les emmènera dans l'abîme de feu. » Cf. xc, 24-26, etc.

Hénoch, xci, 16 : « Et le premier ciel disparaîtra et passera , et un ciel nouveau paraîtra. »

On pourrait encore faire d'autres rapprochements*, par exemple, entre Jac, ii, 6, et Hénocli, xciv, 8-11 ; c, 10: cm, lO-lo; — Jac, ii, 49, et Hénoch, i, 5 (texte grec); — I Rom., I, 8-12, ei Hénoch, xlviii, 7 ; — I Rom., ni, 19, 20, et Hénoch, x, 4, 5, 12, 13; — I Jean, m, 8, et Hénoch, Liv, 6 ; — Apocalypse, iv, 11, et Hénoch, xxxvi, 4; — vi, 11, et Hénoch, xh\u, 4; — xn, 11, et Hénoch, cviii, 8-9; — xni, 14, ei Hénoch, xix, 1 ; liv, 6; — xiv, 20. et Hénoch, c, 3; — XX, 1-3. et Hénoch, xvni, 16.

Les citations du Livre d' Hénoch et les emprunts directs ou indirects à ses traditions apparaissent dans les écrivains ecclésiastiques dès la lin du ler siècle de notre ère, et portent en majeure partie de beaucoup sur le récit de la chute des anges *.

' Charles, The Book of Enoch, 1893, p. 42 sq., a dressé un tableau du même genre où il ne signale pas tous les rapprochements que j'indique ici, mais où il en propose d'autres que j'ai écartés. Harris J. Rendel, dans The Expositor, t. iv (1901), p. 19 5-199 et 3i0-349, cite encore Matth., xiii, 17; Luc, X, 24, et I Pierre, i, 12, comme en relation avec Hénoch, i, 2.

2 Cf. Ch. Robert, Les Fils de Dieu ei les Filles de l'homme, dans la Revue biblique, 1895, p. 340-373 et 525-552; Lawlor, Early cilations from Ihe Book of Enoch, dans Journal of Philology, 1897, p. 164-225.

LE LIVRE DHÉNOCH DEPUIS SA COMPOSITION CXXlll

Épître de saint Barnabe peu après 70), iv. 3 : TôtéXeiov

(TxavoaVov 7;y7ix£v. -zy. o'j •'£-': arTai, w; 'Evwy XÉvet 1. Mais ce qui suit n'est pas dans notre livre. — xvi, o, elle cite le Livre d'Hénoch, sans le nommer, comme « Ecriture » : Aévei vàp ■?; '^çccsT^ ■ Ka.1 sçrat ïr 'èc/ztcov twv yixccojv, xal -xçacwcîi xuçio; Ta ttçoêctT» TT,ç vooLT); xal T/jv (jLïvoczv xal TGV — 'Jcyov ajTcov £'.; xaTaç.ôoçiv '. Cf. Hénoch. lxxxix, o6. 66: .£/). Barn.. xvi. 6. ei Hénoch, xci. 13.

Apocalypse de saint Pierre (commencement du ii^ siècle), verset 3 : Kal zo-t 'ù.v'jzz-n: o bz\q ÈTîi toj; TttffTOu; (aou to-j; -eivwvTxç xai O'.'i/wvra; xa\ 6Àt?o;AÉvou; xa; iv to-j-w tw ,8uo rà; 'lux^Ç la-j-cov 8oxtai^ovra; xal xctveT to-jç uto-j; tt,; àvouia;. Cf. Hénoch. CVIll. 7-9. — V. 21 ... xai oî xoÀïC^vre: ivvcXo'. ^. Cf. Hénoch, LUI. 3. etc. « les anges du châtiment. » -^ La description des justes, 8-10. reproduit littéralement quelques traits de celle de Noé à sa naissance; y. 8 : ... ~à. aàv yàp TOia-xTx aCTwv y,v "/.vjxoTépa Tcâff-r,; yto'voç xat èpuScoTcoa îravro; àosou ■*. etc. Cf. Hénoch. cvi. 2, et pour tout le passage xiv, 19-20.

Saint Justin (•]- entre 163 et 167 j, Apologie, ii. 5 :

Oi o' âvye/.oi... yuvatxwv u.i;£7'.v Y',-rr/-^'ir,(7av xat TTxToaç ÈTÉxvtoTav, o; ewiv 01 /eyôasvoi oai'aovs;... xal el; àv'JctÔTZOu;; oo'vou;, t:oXé;xou;, aor/£iaç, àxoÀaffiaç xal Trïcav xaxi'av eTireicav^. Cf. Hénoch , VllI ; IX, 6-9; voir aussi Apol., i, o.

Tatien (-|- vers 175), Oratio adversus Grœcos. 8, semble faire allusion à la légende de la révélation des secrets et de l'enseignement de lastrologie qu'il attribue aux démons : 'TTïôOcffi; 0£ auToTç Tr^^ à-OGTacta; oi àv'jçwTroe v{vo/Tai. Atâ- Yça;jL u.a yàp ajToT; à<r:po3£7''a; àvao£i;avT£ç... ^. Cf. Hénoch , VllI.

' Funk, Opéra Patriim apostolicornm , t. i, 1878, p. 8.

- Ibidem, p. 48.

3 Gebhardt und Harnack, Texte und L'ntersuchangen , t. ix. 1893. p. 17 et 18.

* Ibidem, p. 17.

"> Migne, P. G., t. vi, col. 452. Voir la traduction de ce passage, infra, p. 41 . en note.

« Migne, P. G., t. vi, col. 821.

Gxxiv LIVRE D'HÉNOCH

— Ibidem, 20 : MeTojxi'aÔrjaav oî5aifi.ov£ç... xal ot IJL5V àTr'oùpavoîî xaTSêXiiGriffav ', paraît rappeler la chute des veilleurs, Ilénoch, vi.

Athénagore ((in du iic siècle), Legatio pro christianis, no 24 : De Angelis et gigantibus : 'Ex jjlèv ouv tûv Trepl ràçirap- ÔÉvou; E/ovTtov, 0! x7./ouu.Evot hfvr^f^^r\'CsaM yiyavTe;. — 25 I OuTOt toi'vuv ot ayyeXoi ol exTteaôvTeç twv oùpavûv, Trepi tov aÉpa e^ovre; xat ttjv Yr,v, oùxÉTt eîç tÀ ÛTrepoupâvia uTtepxu^l'at SuvxfiEvot • xal at Toiv YtyâvTWv (j/uxai, oï Ttepl TOV xoffuLOv EÎo-t '7t/.avtrt[jLÊV0t 8atiji,ov£; *. Cf. Hénochy VI*, vu;

XIII, 5; XIV, S; xv, 8-12.

Minucius Félix (ii^ siècle), Octavius, xxvi : Istl igltur spirifus, posteaquam simplicitatem substantif suœ, onusti et imniersi vitiis, perdiderunt, ad solatium calamitatis suas non desinunt perditi jam perdere, et depravati errorem pravitatis infundere, et alienati a Deo, inductis pravis religionibus a Deo segregare. Eos spiritus dsemonas esse poetœ sciant, philosophi disserunt, Sacrâtes novit... Magi quoque non tantuni sciunt dsemonas, sed etiam, quidquid miraculi ludunt, fjer dœmonas faciunt : illis adspirantibus et infundentibus, prsestigias edunt^. Cf. Hénoch, viu; xv, 8-12; xvi , 1 ; XIX , 1 .

Saint Irénée (fvers 202), IV, xvi, 2 : Sed et Enoch, sine circumcisione placens Deo , cum esset homo, legatione ad angelos fungebatur et translatas est et conservatur usque nunc testis Justi judicii Dei : quoniam angeli quidem transgressi deciderunt in terram in judicium *. — IV, xxxvi, 4 : Et temporibus Noe... qui tune erant homines, qui jam fructificare Deo non pjoterant, cum angeli transgressores commisti fuissent eis^. Cf. Hénoch, vi; xii; xv, 1 ; xvi.

1 Migne, P. G., t. vi, col. 851.

ï Migne, F. G., t. vi, col. 948.

3 Migne, P. L., t. m, col. 321-322.

« Migne, P. G., t. vu, col. 1016.

!< Ibidem, col. 1093.

LE LIVRE DHÉNOCH DEPUIS SA COMPOSITION cxxv

Saint Clément d'Alexandrie -j- 217), Eclogx prophet.,

C. II : « EùXoYTrjaévc: £Î o SXézoiv àê'jTCCj;, xa6TQ;a.£vo; |-i Xepo-j^t'fx, » ô Aorvi-r]X XéyE'. ôaooo;ojv roj Evoj/ tw £lpT)/.OTt « xat etoov ri; 8?.ot; Tiaa; » '. Cf. Hénoch , xix. 3. — Ibidem, lui : "H^ti oà xa\ 'Evwx ©Tfi^tv Tou; ra:a€âvTa; xyvrXour oioaçxi Toù; àv9pw7rouç à<rrcovoixtxv xa- aavTtx7;v xai -àç iÀÀa; ré/va; -. Cf. Hénoch , vin. — Stromata, v. 1 : Ot àvYeXoi ixêTvot oî tov avoj xÀr,pov slXiq/OTSç, xaToXtîSriiavTî; eî; tjSovÎç, £çe?-ov -à àzoppT,Ta tïTç yjva'.çiv, oça re £t; Yvwctv aÙTÛv àcpTx-o ^. Cf. Hénoch, viii : xvi , 3. etc.

Bardesane ^1 34-222 u Le Livre des lois des pays : « Nous comprenons que si les anges n'avaient pas eu aussi le libre arbitre, ils n auraient pas eu commerce avec les filles des hommes, n'auraient pas péché et ne seraient pas tombés de leur place*. » Cf. Hénoch, vi, etc.

Jules l'Africain [^ vers 237), Chronographia (conservée par le Syncelle ) : IlÀr'Sou; àvOpoj-wv vevoiJLivou ÈttI t7,ç v-Î-; xf'^tjrji roj oùpavoû Ô^Y^T^aaiv avOpojzo)v l'jvyj/.Oov. Ev iv.'o'.ç àvTiypac&otç £'jcov, « ot uîoi TOj OcOij... » E; ce è- ayYiXtov vooÏto £X£tv toJtou:, touç tîesI u.3CY£;'a; xal YO"'"i'£i^î) -'^^ ^- xptOawv x'.vt^çôojç , twv ueTEOJiojv TaT^ -^vatçi TYjv Yvw'iv 7:aca5£ocax£vat, ao'wv £-o;V,(ïzv xoii; Tra^oaç ToJç yt'YavTa?, ot 'o'j; Tr,<; xaxi'aç £7riYevop.£v-ri; 5^ etc. Cf. Hénoch , vil. l; viii, etc.

Tertullien (-J- vers 2.50) tient le Livre d' Hénoch pour un livre canonique, parce qu'il ne faut rien rejeter de tout ce qui contribue à l'apologie du christianisme. Le Livre d'Hénoch qu'il connaissait comprenait évidemment les Paraboles. De cuUu feminarum, i, 3: Scio scripturani Enoch, quse hune ordinem angelis dédit, non recipi a quibusdam, quia nec inarmariumjudaicum admiltitur. Opinor, non putaverunt illam ante cataclysmuw, editam, post eum.

• Migne, P. G., t. i.\, col. 700.

2 Migne, P. G., t. ix, col. 724.

2 Migne, P. G., t. ix, col. 24: cf. Slromata, iri, 7.

•i F. Nau, Bardesane V astrologue , le Livre des lois des pays, texte syriaque et traduction française, 1899, p. 31. 5 Migne, /'. G., t. x, col. 65.

cxxvi LIVRE D'HENOCn

casum orbis, omnium rerum abolilorem,, salvam esse potuisse... Sed cum Enoch eadem scriptura etiam de Domino prœdicavit, a nohis quidem nihil omnino rejiciendum est, r/uod perlineat ad nos. Et leyimus omnem scripturam sedificationi habilem divinitus inspirari. A Judœis potest jam videri propterea rejecta, sicut et cetera ferc quse Christum sonanf... Eo accedit, quod Enoch apud Judam apostolum testimonium possidet^ . — Ibidem, i, 2, est emprunté aussi au Livre d'Hénoch, viii. — Ibidem, ii, 10 : lidem anr/eli qui et materias ejusmodi et illecebras detexerunt... damnati a Dca suni, ut Enoch refert^. Cf. Hénoch, viii. — De idololatria, iv : Antecesserat prœdicens Enoch omnia elementa , omnem mundi sensum... in idololatriam versuros dœmonas, et spiritus desertorum angelorum ut pro Deo adversus Dominum consecrarentur ^. Cf. Hénoch, xix, 1, et xcix, 7. — Ibidem, xv : Hsec igitur ab initio prœvidens Spiritus Sanctus, etiam ostia in superstitionem vcntura praececinit per antiquissimum propheten Enoch'. — De virginibus velandis, vu : Si enim propter angelos , scilicet quos legimus a Deo et cœlo excidisse ob concupiscentiam feminarum... '. Cf. Hénoch, vi; xiv, 5, etc.

Origène ( 185-254) paraît hésitant sur la canonicité du Livre d'Hénoch '', Contra Celsum, v, 52. Celse prétend, contre les chrétiens, que le Christ n'est pas le premier àyysÀo; qui ait été envoyé par Dieu sur la terre, et il produit à l'appui hi citation suivante : 'KXOeTv vàp xai àXXoi»; Àsycu-^i TToXXâxtç xai ôaoij ye £;y,xovT-/ y, éê5o(x-/)xovTa , O'j; oyj yevÉffOai xaxoù; xal

1 Migne, f. L., t. i, col. 1.30--1308.

^ Ibidem, col. 1328.

■ Ibidem, col. 665.

< Ibidem, col. 68 J.

« Migne, P. L., t. ii, col. 899; cf. Aijologiu, xxii .Mijçne, P. L., t. i, col. 405); De idololatria, ix {ibid., t. i, col. 671;.

* D'après Lavvlor, Enrly citations frnm Ihe liooli of Enoch, dam^Journal ofPhilology, 1897, p. 203-204, il semble qu'au clébiil de sa vie Origène cite Hénoch comme Écriture; plus tard, il hésite à appeler ce livre « saint »; à la fin, il déclare que les Églises ne le tiennent pas pour saint.

LE LIVRE D'HÉNOCH DEPUIS SA COMPOSITION cxxvii

xoXi^etrôxi OE'îaoT; ÛTrooXTjOivTa? Èv vr, * oOcv xa; txç Ospy.à; tttjyx; elvai Ta ix£Î/wv Sotxpua •. etc. Cf. Hénoch, vi; x. 11-12, et peutêtre Lxvii, 6. 7. — Là-dessus Orig-ène remarque, ibidem, V, o4-3o. que ce récit est emprunté au Livre d' Hénoch, mais que Celse ne Ta pas lu et ne le connaît que par ouïdire, et il constate lui-même de ce livre : 'Ev x-r.z £xxÀ-r,(7iat(; oj Trctvj çipexai w; OsTa ri È-iy£vca;jL;jL£va toù 'Evà>/ (iiêXia ^. — De principiis, I, m, 3 : Sed et in Enoch libro his similia descrihuntur^. — Ibidem, iv, 33 : Sed et in libro suo Enoch ita ait : u Ambulavi usque ad imperfectum »... scriptum namque est in eodem lihello dicente Enoch: « Universas materias perspexi^. » Cf. Hénoch, xix, 3. — In Joan., vi, 23 : 'Q; èv Toi 'Evà)/ •^iyço.T.-'xi, eV to) siÀov TrapaoÉ/î^Oat ojç ayiov to [ii6X;'ov^. — 7/1 Num., homil. xxviii, 2 : De quibus quidem nominibus plurima in libellis, qui appellantur Enoch, sécréta continentur et arcana; sed quia libelli ipsi non videntur apud Hebrœos in auctoritate haberi, intérim nunc ea, quœ ibi nominantur. ad exemplum vocare differamus ^. Cf. Hénoch. lxxxii, 10.

Commodien (ui^ siècle), Instructiones adversus Gentium Deos, m, Cultura dœmonum, résume en vers l'histoire des mauvais anges , de leurs fils les géants et de l'origine de l'idolâtrie :

Cum Deus omnipotens exornaret mundi naturam, Visitari voluit terram ab Angelis istam' , Légitima cujus spreverunt illi dimissi : Tanta fuit forma feminarum quse flecteret illos. Ut coinquinati non possent cselo redire. Rebelles ex illo contra Deum verba misère.

' Mi^e, P. G . t. XI. coL 1261.

2 Mi^ne, P. G., t. xi, coL 1268.

•' Mijiie, ibidem, co!. 148.

^ Migne, ibidem, coK 409.

3 Migne, P. G., t. xiv, coL 273.

6 Migne, P. G., t. xii, coL 802.

" D'après la Iradilion des Jubilés, n , 15?

cxxviii LIVRE D'HÉNOCH

Altissimus inde sententiam misit in illos : De semine quorum yigantes nali feruntur. Ab ipsis in terra artes prolaise fuerunt : Et tingere lanas docucrunt , et quœcumque geruntur. Mortales et illis mortuis simulacra ponebant. Omnipotens autem , quod essent de semine pravo . Non censuit illos recipi defunctos e morte. Unde modo vagi subvertunt corpora multa : Maxime quos hodie colitis dcos et oratisK Cf. Hénoch, vi-xvi.

Saint Cyprien (-{■ 268), De habitu virginum, xiv : QuK oninia peccatores et apostatse angeli suis artibus prodiderunt quando , ad terrena contagia devoluti, a cselesti vigore recesserunt. Illi et oculos circumducto nigrore fucare, et gênas mendacio ruboris inficere, et mutare adulterinis coloribus crinem, et expugnare omnem oris et capitis veritatem corruptelse suse impugnatione docuerunt^. Cf. Hénoch, viii, i.

Le Pseudo- Cyprien, auteur de l'écrit Ad Novatianum (iiic siècle) : Ecce venit cum multis milibus nuntiorum, facere judicium de omnibus et perdere omnes impies et arguere omnem carnem de omnibus factis impiorum, quœ fecerunt impie, et de omnibus verbis impiis, quse de Deo locuti sunt peccatores^. Cf. Hénoch, i, 9.

Anatolius de Laodicée (lin du me siècle), cité par Eusèbe, Hist. eccL, Vil, xxxil : Tou Sa t^jv upwTov Trap' 'E6fa'.'ot; jjLTjva Tttp\ laYjixectav eivai, TrapaffTaxixà xal xà èv xm 'Evwx [xaDv^aara '. Cf. Hénoch, lxxu, 7.

Pistis Sophia (œuvre gnostique composée en Egypte au m' siècle) : Invenietis ea in secundo libro Icû, qux scripsit

» MiRnc, P. L., t. V, col. 20.5 204.

2 Mignc, P. L., t. IV, col. 453-i5i.

3 D'après Zahn, Forschungeii zur Gesrhichte des NeutestumenlUc.hes Kanons, V<- partie, 1893, p. 158; voir supra, p. lui.

« Migne, P. G., t. xx, col. 729.

LE LIVRE D'HENOCH DEPUIS SA COMPOSITION cxxix

Enoch, quum loquerer cum eo ex ai^bore cognitionis et ex arbore vifœ in r.'xcixotîGoi Aciami •. Cf. Hénoch , xxxii. — Ibidem, jd. 2o , allusion aux « mystères » qu'ont révélés les anges transgresseurs. Cf. Hénoch, viii.

Actes de saint Thomas (œuvre gnostique dont le fond est très ancien) : 'Eyoj t>.[i.i b toÙç àyYéXouç avojôev y.i-0) p'-'^a; xal Iv Ta;; ÈTnO-juLiat; tcov yiivaixcov a'jxo'j; /.araoY^Ta; , Vvoc 'prjysve"?; iraToôç I; ajTwv Y^vcovra; xa't to ôéÀnjai aou èv y.jToT; otazp 3c;ojy.at "-. Cf. Hénoch, VI, VII.

Zosime de Panopolis (m^ siècle). Le Syncelle cite de lui un passage où il raconte la chute des anges et leur révélation des secrets, d'après les « écritures anciennes et les écritures divines », c'est-à-dire d'après le Livre d' Hénoch et la Genèse : ToZ-o o-r^ e-^xcav ai OLpyjcCioLi xa\ at Ôsïai yfaoal, oit xyyeXo'. Ttve; £":r£0'JuLr,(îav twv yjvaixwv, xa\ xaTôXOo'vTsç, iot'oaHxv a-j-àç -dvTx Tx TY,; ç.uîeoj; scya . wv yjiciv, OT,(7t, -f07xiO'jGavT£ç Içcl) tou ojcavou saEtvav , OTt Tiavra Ta Ttovrjca xai u.t,0£v w'icXouvTa tyjv •I,u/y)v , £Oioa;av to'j; àvOpwTTOuç. 'E; a'jToJv '^otffxousiv at auTal ycacsai xat toj; Fiyavra; ysvev/jffOai^. Cf. Hénoch , VI-XI.

Passio s. Perpétuas. Le récit de vu et viii, où sainte Perpétue voit Dinocrate sortir après sa mort de loco tenebroso , ubi et complura loca erant tenebrosa, et essaver de boire , dans le lieu où il se trouve , à une piscine pleine d'une eau merveilleuse qui le purifie de ses souillures^, est peut-être basé en partie sur la tradition du Livre d' Hénoch , xxii.

Actes de la dispute d'Archelaiis avec Mânes ( commencement du iv' siècle"? y : Angeloruni quidam, mandato Dci

1 Édition et traduction de Sch-svai-tze et Petermann, 1851-1853, p. 2i5; cf. ibidem, p. 35i. — Les livres leù sont une oeuvre gnostique tout à fait distincte du Litre d'i/ënoc/i.

2 Tischondorf, Acta Apostoloruin Apocrypha, p. 2J8. ' Dindorf, Georgius Syncellua , t. i, 1829, p. 24.

* Robinson, Texts and studies, t. i, n» 2,1891, p. 72, 73.

CXXX LIVRE D'IIÉNOCH

non suhditi, voluntati ejus restiterunt , et aliquis quidem decœlo, tanr/uam fiiUjur ignis, cecidit super terram, alii vero in felicitate hominum filiahus admixti, a dracone afflicti, ignis œterni pœnam suscipere meruerunt *. Cf. Hénoch , vi; x, 11-13; liv, 6; lxxxvi, etc.

Lactance (-j-vers 340) combine la tradition des Jubilés, IV, 15, qui fait descendre les anges sur la terre pour y instruire les hommes et y faire le bien, avec les récits du Livre d' Hénoch sur la chute des anges, le rôle de Satan dont ils se sont faits les serviteurs, l'origine et la perversité des démons, etc. Divinarum institutionum, \\b. II, xv : Misit[Deus) angelos ad tutelam cullumque gcncris huniani : quibus quia liherum arbitriuni erat datum, preecepit, ante omnia, ne, terne contagione maculati, substantise cselestis amitterent dignitatem... Itaque illos cum hominibus conimorantes dominator ilie terrae fallacissinius [diabolus) consuetudine ipsa paulatim ad vitia pellexit, et mulierum congressibus inquinavit. Tuni in caeluni ob peccata, quibus se inimerserant , non recepti, ccciderunt in terrani. Sic eos diabolus ex angelisDci suos fecit satellites ac niinistros. Qui auteni sunt ex his procreati, quia neque angeli, neque honiines fuerunt, sed mediam quanidam naturani gerentes, non sunt ad inferos recepti, sicut in cœluni parentes eoruni. Ita duo gênera dsemonum facta sunt, unum cœleste, alterum terrenum. Hi sunt immundi spiritus, maloruni, quse geruntur, auctores, quorum idem diabolus est princeps... Sciunt un quidem futura multa , sed non omnia... ipsi, cum sint perditores hominum, custodes tamen se videri volunt, ut ipsi colantur et Deus non colatur... Hi, ut dico, spiritus contaminati ac perditi per omncm terram vagantur, et solatium perditionis sux perdendis hominibus operantur^. Cf. Hénoch, vi-xvi; liv, 6, etc. — Ibidem, xvii : Astrologiam, aruspicinam et similes artes esse dœmonum

' Houlli, lleliquise, iv, 211.

2 Migne, /'. L., t. vi, col. 330-332.

inventa. — Liber IV, xiv ... relicto Deo vivo, ad colenda figmenta irretiti dœmonum fraudibus aherrassent^. Cî. Flénoch, XIX, 1. — Liber VII, xyi : Tune annus breviahitur, et mensis minuetur, et dies in angustum coarctahitur ^. Cf. Hénoch, lxxx, 2. — Ibidem, xxiv : De renovato mundo, et XXVI : De... altero maximoque judicio. Cf. les royaumes messianiques des différentes parties d' Hénoch , supra , p. xLvii, et le châtiment des mauvais anges et des pécheurs, p. XLii. Voir aussi Div. Inst., lib. VII, vu et xix.

Saint Hilaire ["^ 368) fait allusion évidemment au Livre d'Hénoch, vi-xi, quand il dit, Comment, in Psalmum CXXXII , 6 : Fertur autem id , de quo etiam nescio cuj'us liber exstat, quod angeli concupiscentes filias hominum, cum de cœlo descenderent, in hune montem (Hermon) maxime excelsum convenerint. Sed hœc prœtermittamus. Quse enim libro legis non continentur, ea nec nosse debemus^.

Priscillien (vers 380). De Fide et de Apocryphis , invoque le Livre d'Hénoch comme un livre prophétique, et en appelle à l'autorité de saint Jude et de saint Paul : Quis est hic Enoe quem in testimonium profetise apostolus

1 Ibidem, col. 490.

- Ibidem, col. 792.

3 Migne, P. L., t. ix , col. 748-749. D'autres écrivains du iv" et du v^ siècle ont connu la légende de l'union des anges avec les filles des hommes. Les uns l'admettent; ce sont : saint Méthode (fSH), De resurrectione, fragment m; Eusèbe (•^•340), Prœparatio evangelica, V, iv; saint Ambroise (340-397), De Noe et Arca, iv; In Ps. CXYIII expositio, sermo iv, n« 8, et sermo viii, n° 58; De virginibus, I, vni, etc.; Sulpice-Sévère (363- 406), Historia sacra, I, ii. Les autres la rejettent : saint Philastrius (fin du ive siècle). Liber de hseresibns, cviii, De gigantibus tempore Noe; saint Chrysostome (347-407), In cap. YI Gen., homil. x.xii, 2,3; saint Cyrille -d'Alexandrie (376-444), Glaphyrorum in Genesim, ii; Adversus anthropomorphitas, xvii; Contra Julianum, lib. IX; Theodoret (387-458), Quœstiones in Genesim, interrogatio xlvii. Mais les uns et les autres ne paraissent pas s'inspirer du Livre d'Hénoch, mais seulement de la leçon de Genèse, VI, 2-4, aYY£>.oï to-j ôeoù , que donnaient certains manuscrits de la version grecque des Septante, au lieu de vto't toj ÔsoîJ. Jules l'Africain (-{-237), Chronographia, lib. II, et plus tard saint Augustin, De civitate Dei, XV, xxni, 3, etc., constatent l'existence des deux leçons. Voir Philon, De gigantibus, et Josèphc, Antiq. jud., 1, iv; cf. Robert, dans la Revue biblique, 1895, p. 343.

Judas adsumpsit?... Aut fortassis Enoc profeta esse non meruit quem Paulus in cpistula ad IIcLrœos facta ante trànslationem testimonium habulsse testatur... De quo si non ambigitur et apostolis creditur quod profeta est, etc. ^

Pandore, écrivain alexandrin (c. 400). D'après Gelzer*, c'est dans ses œuvres que le Syncelle a puisé les fragments du Livre d'Hénoch qu'il cite dans sa Chronographie.

Saint Êpiphane (31S-403), Hseres., i, 4 : NuvS^ èv xp^otç

ToO 'Ixpeo xal Iréxetva cpapy.ax£ia xal jxayefa, afféXyeta, ^oiy^tia. xt xai àoixi'a 3. Cf. Hénoch, vi-viii.

Rufin (*|* 410), Commentarius in symboluni Apostoloruni, semble faire allusion aux légendes du Livre des Jubilés, IV, 15, et du Livre d' Hénoch, vi et suiv., quand il dit : Etcnini ( ut breviter aliqua etiam de secretioribus perstringamus) ab initia Deus cum fecisset mundum, prœfecit ei et prseposuit quasdam virtutum cselestium potestates, quibus regeretur et dispensaretur niortalium gcnus (il cite à l'appui Deutér., xxxii , 8)... Sed et horum nonnulli, sicut et ipse qui princeps appellatus est mundi, datani sibi a Dec potestatem, non his quibus acceperant legibus teniperarunt,' nec humanum genus divinis obedire prœceptis, sed suis parère prsevaricationibus docuerunt *.

Saint Jérôme (34G-420) range le Livre d'Hénoch parmi les apocryphes. De viris illustr., iv : Judas fratcr Jacobi parvam, quse de septem catholicis est, epistolam reliquit. Et quia de libro Enoch, qui apocryphus est, in ea assumit

1 Édition Schepss, 1889, tract. III, cap. lvi-lvii, Corpus scriptorum ecclesiasticorum lalinorum, t. .wiii, Vienne, 1881), p. 44-45. Cl. ibidem, p. 32.

2 Sexliis Julius Africanus, t.ii, 1885, p. 219-297. D'après Dillmann, dans Silzuiuisberichlc d. Kon. Preuss. Akademie der Wissensch. zu Berlin, PJiiLosophisch-histor. Klasse, 1892, p. 1041, le Syncelle aurait emprunté sa citation à un texte asiatique plus développé que le te.\te primitif.

3 Mignc, P. G., t. xu, col. 180.

< MifcTie, P. L., t. XXI, col. 353.

LE LIVRE D'HENOGH DEPUIS SA COMPOSITION cxxxill

testimonia a plerisque rejicitur,' tamen auctoritatem vetustate j'am et usu meruit et inter sanctas computatur '. — Comment, in Ps. CXXXII, S : Legimus in quodam lihro apocrypho, eo tempore, quo descendehant filii Dei ad filias hominum , descendisse illos in montem Hermon, et ihi iniisse pactum quomodo venirent ad filias hominum et sihi eas sociarent. Manifestissimus liber est et inter apocryphos computatur '. — Com. in Epist. ad Titum, i, 12 : Qui autem putant totum librum debere sequi eum, qui libri parte usus sit, videntur mihi et apocryphum Enochi, de quo Apostolus Judas in Epistola sua testimonium posuit, inter ecclesiee scripturas recipere ^.

Saint Augustin (354-429) le rejette également, De Civitate Dei, XV, xxiii , 4 : Scripsisse quidem nonnulla divina Enoch illum septimum ab Adam, negare non possumus, cum hoc in Epistola canonica Judas apostolus dicat. Sed non frustra non sunt in eo canone Scripturarum... Unde illa quœ sub ejus nomine proferuntur et continent istas de gigantibus fabulas , quod non habuerint homines patres, recte a prudentibus judicantur non ipsius esse credenda *. — Ibidem, XVIII, xxxviii : Quid Enoch septimus ab Adam, nonne etiam in canonica epistola apostoli Judse prophetasse prsedicatur? Quorum scripta ut apud Judseos et apud nos in auctoritate non essent, nimia fuit antiquitas, propter quam videbantur habenda esse suspecta, ne proferrentur falsa pro veris ^.

Cassien (360-435 environ), Collatio \lll , xxi, rapporte une dissertation de Serenus sur Genèse , vi. Serenus voit dans les fils de Dieu des Séthites et non des anges. Mais ce qu'il y a de plus intéressant dans sa dissertation, c'est

1 Migne, P. L., t. xxiii, col. 645.

2 Migne, P. L., t. xxvi, coL 1293.

3 Migne, P. L., t. xxvi, col. 608.

* Migne, P. L., t. xli, col. 470.

« Migne, P. L., t. xli, col. 598.

qu'il qualifie de (( croyance populaire », opinio vulgi, la légende de la révélation des secrets par les anges. Gomme l'a remarqué Lawlor', ce fait rapproché de la citation dHénoch par l'auteur égyptien de Pistis Sophia et par les Egyptiens Zosime et Pandore, et de la découverte du texte grec de Gizeh à Akhmîm, l'ancienne Panopolis, montre combien le Livre d'Hénoch était répandu en Egypte. — Collatio, Vill, XXI : ... illa opinio vulgi, qua credunt angelos vel maleficia vel diversas artes liominibus tradidisse'^. Cf. Hénoch, vm.

Homélies clémentines (rédigées au iv* siècle). L'homélie viii, 12-18, est basée sur le récit de la chute des anges, de leur révélation des secrets aux femmes et de la naissance de leurs fils, les géants^, dans Hénoch, vi , vu, viii.

Recognitiones Clementis (rédigées au iV siècle). Dans IV, 26, elles expliquent l'origine de l'idolâtrie par l'enseignement pervers des anges déchus"*. Cf. Hénoch, xix, 1.

Les Constitutions apostoliques (commencement du v"^ siècle) condamnent le Livre d'Hénoch en termes formels, VI, 16 : Kal iv TO\c, TiaÀatoïç ci rtveç (juv£Ypa^|/av ^lêX^a à7rôxpu'.pa Mwfféojç xai 'Evcox xal 'Aoâa... cpOopOTiotx xat t-?jç àXrjôetaç èx^pot ».

La Synopsis Athanasii (postérieure au vi^ siècle) le

compte aussi parmi les àTioxpucpa... x-^; TraXaiaç SiaOT^'xYiç*».

La Stichométrie de Nicéphore (f 828) range également le Livre d'Hénoch parmi les apocryphes : Kai otx à7rôxpucp7.

' La-svlor, Hermathena, 1904, p. 180.

* Migne, P. L., t. xux, col. 759.

3 Edition Cotelier, SS. Patrum qui leinporihus itposlolicis floruerunt , t. I, Anvers, 1698, p. 676-677.

< Ibidem, p. 537.

s Migne, P. G., t. i, col. 953.

*• Zahn, Geschichte des Neut. Kanons , t. ii, Leipzig, 1890, p. 317. Cf. Westcolt, A gênerai surivey of Ihe Canon of Ihe New Testament, Londres, 1881, p. 450 et 562; Migne, P. G., t. xxvin, col. 431.

LE LIVRE D'HENOCH DEPUIS SA COMPOSITION cxxxv

TT]? TraXaiïç a' 'Evwx sTi/ot 8co' ^ Il en est de même dans un canon anonyme publié successivement par Montfaucon, Cotelier, Westcott, Pitra. Le premier des apocryphes qui y sont énumérés est (le livre d')Adam; le second (le livre d')Hénoch"-.

George le Syncelle (i* vers 800), Chronogi^aphia, cite, d'après Pandore, les fragments du Livre d'Hénoch, vi-ix, 4 ; VIII, 4-x, 14, et xv, 8-xvi, 1 ^, extraits, dit-il, èx xou TrpcoTou

PtêXiou ToO 'Evoj/ ** ... £x Tou TTpojTou ^têXi'ou 'EvCl)}( TTepl TtOV h{Çi'rÇ{6-

pwv ^ ... Ix Toîî TrpwTou Xoyou 'Evcox '' . . . Plus loin , il résume les enseignements de l'archange Uriel à Hénoch sur les astres et le calendrier : Ev xw èxaToarw é^-rjxodTw erei toîj 'Evojx ••• xaT'£7:iTpo7t"/]v TOU Ètti TiâvTwv 6eoij h eTil xwv àsxpwv àpxayys^oç OùprrjA £[X7]vu(7e xàj 'Ev(i)x T^ £(jxt (xy]v xal xpoTîT] xai èviauxoç, wç ev xt) pt6Ào> aùxou Evwx cpÉpexat, xai xb h/ziv xov èviauxov Tuevx'/jxovxa oùo éêSofxàoaç, etc. '. Cf. Hénoch, lxxii-lxxxii. Le Syncelle conclut qu'il ne faut pas accorder une trop grande confiance aux apocryphes , car ils contiennent des choses qui sont étrangères à la tradition ecclésiastique , et ils ont été altérés par les Juifs et les hérétiques : Kal xaùxa \xh iy. xou TcpoSxou PiêA^ou Evojx T^'P*^ Twv £Yp-/)ydpcov, z\ xal [X'/] T£X£twç xp'l irpoaÉXctv àiroxpû'^otç [xâX'.cxa xoùç txTrXou'jXÉpouç , oià t£ xb TTEptxxz xtvoc xal àxptêvj x^^ç ÈxxXYiataaxix-Àjç 7:apaûô'j£ojç '£X£tv xocl ôià xb V£vo6£ua0ai aùxà uto 'louSat'wv xal aîpextxwv ®.

Cedrenus (xie siècle), Historiarum compendium, rapporte, en les déformant d'une façon assez maladroite, les

• Zahn, Geschichte des Neutestamenlliches Kanons, t. ii, Leipzig-, 1890, p. 300; Migne,P. G., t. c, col. 1059.

2 Pitra, Jnris ecclesiastici Greecoriim historia et monumenla, t. i, Roniic, 1864, p. 100.

' Voir supra, p. lvi sq.

* Édition Dindorf, Corpus scriplorujii hisloriœ hyzanlinœ, Georyius Syncellus, t. i, 1829, p. 19.

s Ibidem, p. 20.

6 Ibidem, p. 42.

' Ibidem, p. 60.

8 Ibidem, p. 47-48.

CXKXVI LIVRE D'IIÉNOCIl

légendes de la chute des veilleurs et de la révélation des secrets. Il donne le nom d' « égrégores », veilleurs, aux fils de Dieu ou descendants de Seth. De leur union avec les filles des hommes ou de Gain, complotée sur le mont Hermon , naissent les géants. Les égrégores (ou les géants?) enseignent à leurs femmes les maléfices et les incantations, et le premier, Azaël, le dixième chef « de ceux qui descendirent » , apprend aux hommes à faire des glaives , des cuirasses et tous les instruments de guerre. Les autres chefs enseignent les ornements du corps , les pierres précieuses, les racines, la sagesse, les remèdes aux incantations , l'astronomie , l'observation des astres , l'astrologie , l'observation de l'air, les signes de la terre , ceux du soleil et de la lune ^ Cf. Hénoch, vi-viii.

Après George le Syncelle et Gedrenus, nous ne relevons pendant plusieurs siècles aucune trace du Livre d'Hénoch dans la littérature ecclésiastique. Il n'était pas perdu cependant. Une Église voisine de cette Egypte où il avait obtenu tant de succès, l'Eglise d'Abyssinie, le conservait dans sa traduction éthiopienne de la Bible ci côté des livres sacrés; peut-être même le comptait- elle dans son canon de l'Ancien Testament. En Egypte môme , des copies de la version grecque, ou du moins d'une de ses parties, circulaient encore entre le vuie et le xiie siècle -. Mais ces fragments grecs et la version éthiopienne restèrent longtemps absolument inconnus à l'Eglise d'Occident. Gette Eglise ne parait avoir conservé du Livre d'Hénoch que de courts extraits.

Il semble que c'est au xv* siècle qu'on entendit parler pour la première fois en Europe de la version éthiopienne :

' Migne, P. G., t. c\xi, col. ÎO-li. Sur les sources de Ccdrenus, voir Gclzer, Sexliis Julius Africaïuis, t. ii, 1885, p. 2-i9-29-.

- Gaster, Lofjns Ehritibos m Ihc mnfficul pa])!jriis of Paris and the Book of Enoch, dans Journal of the Jioyal asiatic Society, 1901, p. 117, croit que Hénoch, l.\i.\ , 13-22, a inQuencti les papyrus magiques.

LE LIVRE D'HÉNOCH DEPUIS SA COMPOSITION cxxxvii

Grandi etiam pecunia, dit Fabricius, emptum {Henochi lihrum) a Jo. Pico Mirandulano (-J* 1494)^ multi testimonio Jo. Reuchlini referunt^.

Au xvie siècle , un prêtre éthiopien en parle à Guillaume Postel, comme d'un livre que son Eg-lise tient pour canonique : Âudivi esse Romœ Uhrorum Enoch argumentum, et contextum mihi a sacerdote Mthiope [ut in Ecclesia Reginse Sabha habetur pjro canonico libro instar Moseos) expositum , ita ut sit mihi varia supellex pro Historiée varietafe ^. Peu après , Gesner le mentionne comme trouvé par Postel : Enochi librum Guilielmus Postellus invenit ^.

En réalité cependant, au xviie siècle, la version éthiopienne n'était pas encore connue en Occident. Gassendi raconte, dans sa vie de Peiresc (1380-1637), que le capucin ^gidius de Loches, de retour « d'Egypte », où il avait passé sept ans à étudier les langues orientales, indiqua à cet érudit, qui lui avait fourni des subsides, quelques manuscrits rares existant dans les monastères : Inter cetera animadvertisse se dixit Mazhapha Einok, seu prophetiam Enochi, declarantem ea quse ad fine m usque sseculieventura sunt librum Europœ pridem invisum, illeic autem charactere ac idiomate xtliiopico, seu Abyssirxorum, apud c/uos is fucrat servatus , conscriptum : ideo Peireskius sic fuit accensus ejus, quoquo pjretio, comparandi studio, ut nuUis [jarcens sumptibus, ipsum denique sui fecerit juris^.

Malheureusement Peiresc avait été trompé par des vendeurs malhonnêtes ou ignorants. Le manuscrit qu'il s'était procuré fut acheté après sa mort par Mazarin , et déposé à la Bibliothèque Mazarine. Après beaucoup d'efforts pour

1 Fabricius, Codex pseudepirfraphiis Veteris Testumenti, 2^ édition, t. i. 1722, p. 215, note. Il ne dit pas où Reuchlin avance ce fait.

2 G. Postel, De orifjinibus, Bàlc , 1553, cap. n, p. 11.

3 Gesner, Appendix bibliolhecse Gesneri, Tiguri, J555, p. 32.

* Gassendi, Nicolai Claudii Fabricii de Peiresc vita, Ilagic-comitum , 1655, p. 168.

CXXXVilI LIVRE DU ENOCH

en obtenir une copie exacte , le célèbre Ludolf se rendit à Paris pour l'étudier, en 1683, et il constata, en le comparant aux fragments du Sjncelle, qu'il ne contenait pas le Livre d'HénocJi *.

A la fin du xvnie siècle, plus heureux que Peiresc, le voyageur anglais J. Bruce put se procurer, en Abyssmie même, trois exemplaires de la version éthiopienne de notre apocryphe, qu'il rapporta en Europe en 1773. Il en offrit un à la Bodléienne ( Oxford ) - , et garda le second pour lui ^. Le troisième n'était qu'une copie des deux premiers, exécutée en Abyssinie; il en fît présent au roi Louis XV. Il fait partie des collections de la Bibliothèque nationale '.

Les érudits du temps n'apportèrent pas un grand empressement à la publication du Livre d'Hénoch. Silvestre de Sacy donna le premier la traduction latine de quelques chapitres, en 1800, et c'est en 1821 seulement que parut la première traduction complète, et en 1838 la première édition du texte éthiopien, l'une et l'autre par Laurence.

Le fragment grec d'Egypte a été retrouvé longtemps après la version éthiopienne , dans les fouilles pratiquées par les ordres de M. Grébaut, alors directeur des fouilles et musées d'Egypte, pendant l'hiver de 1886 à 1887, à Akhmîm, l'ancienne Panopolis, dont nous avons vu le moine Zosime puiser dans les légendes du Livre d'Hénoch, au in« siècle. Le manuscrit y était déposé dans un tombeau. Il comprend les chapitres i-xxxii du Livre d'Hénoch, un fragment de V Evangile de saint Pierre et une partie de Y Apocalypse de saint Pierre. Il ne porte aucune date, aucune indication qui permette d'en préciser l'époque. Bouriant en a donné, en 1892, la photographie et la

' Liidolf, Ad suam lii.iloriam xlhinjùcum commenlarius, 1691, p. 3i7, cité par Fahricius, (lodex pseudepujriiphus Vcleris Tcslametili, t. i, 1722, p. 210.

î C'est le manuscrit A ; voir supra, p. i.iv.

^ Manuscrit 13; voir supra, p. iav.

* Manuscrit Z*», n" 49 de Zotenberg, Calaloçfue des manuscrits éthiopiens de la Bibliothèque nationale, 1877.

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