LES CONSEILS DES SAGES
Le philosophe Hénoch , surnommé Edris1 en langue arabe , disait à son fils 2 :
(1) Les textes latin et roman, publiés par la Société des Bibliophiles français, portent tous deux Edric h, mais à tort.
(2) Le fabliau contenu dans le manuscrit de la bibliothèque du Roi, fonds de l'Abbaye Saint-Gcrmain-des-Prés, nn 1830, commence ainsi :
a Li pères son 011 chastioit ,
« Sen et savoir H aprenoit.
» Béai (il/., dit-il, a moi t'entent ,
» .Ne lesse pas coler au vent
» Ce que Ion perc te dira;
» Se lu l'entenz, il te vaudra.
» ... Carde quecriesmes Dieu le voir,
>. C'est commencement de savoir;
— « Que la crainte de Dieu soit ta plus grande affaire * , et le profit te viendra sans peine. »
Un autre philosophe s'exprimait ainsi :
— « Celui qui craint le Seigneur, tous les Fils de la Terre le redoutent; tandis que celui qui ne craint point le Seigneur , redoute lui-même tous les Fils de la Terre. »
Un troisième philosophe a posé ce précepte :
— « Celui qui aime l'Eternel , a foi en lui a.
»... Porte Dieu hennor etservize, » Gar que soit ta marcheandize.
(1) Littéralement « soit ton commerce ». Le mot n VI lucrum qui suit, a pour opposé, en thalmudique , TDSn ou NTDS damnum.
(2) La foi en l'Éternel, jointe au mépris de la mort, forment , selon Aristote, les bases de la véritable sagesse. USJH nbtfO VV\
rwsnoiViD- nasn wzi rrobn *]-un ja irnns irw maïai DDn m yn rh bmn "rnsn mon imp> nunoi : nsn «npS n*n n-rab *prô «Si jna DiOni n^in
« Celui qui connaît la destinée de l'âme après sa séparation du corps, » qui a étudié la science de la philosophie , et qui cependant , au mo- » ment où la mort arrive, s'effraie et se trouble à son aspect; celui-là, » dis-je , n'est point Sage; mais l'homme qui a foi en son Créateur, » qui rejette le mal , et qui ne redoute point le trépas , celui-là seul
Et, comme Ta remarqué Arwès1 , dans la satire qu'il a composée :
— « O fils d'Adam ! si tu te bornes à croire en » Dieu , sans l'inquiéter de faire ce qui lui plait , » comment oseras-lu dire que tu l'aimes? Car si lu » l'aimais , tu le servirais ; il n'y a , en effet , que » celui aime véritablement qui cherche à se ren- » dre agréable 2. »
Ainsi disait Socrate à ses disciples :
— «Gardez-vous de ne point chercher a plaire,
» est vraiment digne d'être appelé Sage. » (Manuscrit hébreu de la Bibliothèque du lloi , ancien fonds, no 404, f« 365.)
(1) Le nom de ce philosophe n'existe que dans le texte hébreu. La rédaction latine porte Arabs et la version en prose romane YArabien.
(2)VlVzSn thalmidaiv, sesdisciples; au singulier "PdSh thalmid, de la racine f^S lamad, apprendre, étudier. C'est de celte même racine qu'est dérivé le nom de la célèbre collection de traités
qui forment le nobll Tlialmud. En Arabe, <X-XçX-J telmiz , et en Syriaque ) » » vf^ L lhalmido, signifient aussi disciple comme l'Hébreu thalmid. — Les disciples des Prophètes sont quelquefois appelés leurs fds (I. Rois, xni 11,13 ; Amos, vu, I \ ). Dans sa paraphrase chalduïque, Onkélos traduit effectivement QJKTJian '33 (fils des prophètes) par R**32 >"pobn (disciples des prophèlea .
» et surtout de ne point vous rendre agréables au » Tout-Puissant en une chose. »
Ses disciples lui répliquèrent :
— «Explique-nous, ô notre maître! en quoi » consiste cette chose. »
Il leur parla alors dans les termes suivants :
— « Fuyez les mensonges , car c'est un abominable mensonge, une odieuse hypocrisie , que de se montrer dans ses actions empressé à servir Dieu, soit en secret, soit ouvertement, non point en l'honneur du Tout-Puissant, ni pour la gloire de son nom , mais seulement pour slionorer soimême, afin que les hommes sachent que vous servez le Seigneur en secret et qu'ils vous exaltent1.
»I1 est encore un autre genre d'hypocrisie plus
Variante. On lil dans le texte latin : « ... qui timot eum, diligit eum; qui timct Deum, obe; Deo. »
(1) « Beax Filz , ge le pri et comment
» Que n'aimes pas Dieu faintement ,
» Ne H fais semblant à nul fuer,
» Se tu ne l'aimes de bon cuer ;
» Ilueques Tait ses oraisons ,
» Sovent se courbe a genoillons.
d'henoch. 81
dissimulé que celui-là. Tel individu s'écartera de la manière d'agir que nous venons de désigner , pour faire savoir indirectement aux Fils d'Adam la crainte de Dieu qui le remplit1. Par exemple ,
» Et son pis vaitmolt debatant, » Et sa boche muet enourant, » Mais ses cuers est de Dieu molt loing. (Manuscrit de Saint-Germain-des-Prés, n» 1830.)
(0 D"ÏN fZ2 àenêi âdâm les fils d'Adam , les hommes en général. Cette locution est fréquemment usitée dans la Bible et les écrits des Rabbins. Le nom de DT^H T)*12 benôth hââdâmy filles de l'homme (Gen. vi ,2, 4) , a été donné aux femmes de la race deCaïn ; par opposition, sans doute, on a appelé □mShh ^21 benêi haélohim , fils de Dieu , les hommes qui marchaient selon le Seigneur. Dans Job, 1, 6, 2, et xxxvm, 7, les mots d%hSn >3 3. benêi elohim, paraissent désigner les anges qui sont restés constamment fidèles. Les Septante traduisent ci à^eXoi toù ôecy, les anges de Dieu. Les Hébreux employaient très souvent 7 a, bên à l'état construit, non seulement en parlant des hommes et des animaux , comme puJO ]2 fils du soin (intendant), S*n \2 fils delà vaillance (un brave), ynu ^2 les fils de la fierté (animaux indomptables) , mais aussi en parlant des objets inanimés, tels quenup 7 2 fils de l'arc (un (rail) , "pi} -^ fils de la grange (de la paille), etc. Les arabes, qui ont conservé l'expression hébraïque de 2ix )^2 f$\ Q-M > ^PPl'T^nt aussi les
lorsqu'il .a fait souffrir le jeûne à son âme, ou quand il a secrètement fait part de son bien aux malheureux, et que les Enfants d'Adam l'interrogent a ee sujet, il feint une humble et modeste réserve , et dit : Non , non, je n'ai rien fait; ou bien, il répond avec componction : Dieu le sait \ . . . » Or, son intention , en s'exprimant ainsi , est que tout le monde le regarde comme un homme éminemment pieux, et c'est uniquement pour cela
mots , Ol fils et CXAJ fille, aux objets inanimés, comme dans ces vers, où il est fait allusion au mélange de l'eau avec le Yin.
Jû-JL-AP C^ K ) C-^Uûm, jjA jO
« Nous sommes témoins , et la mélodie du luth nous annonce que » le fils des nuages (l'eau) épouse la fille delà vigne (le vin). »
(1) Variantes : Texte latin. « Respondet Deus scit, vel non, ut in majori reverentia habeatur et dicatur quod hypocrita non est qui hominibus faclum suum nolit propalari. »
Texte roman: « Il répond Dieu le scet se je l'ay faicte ou non, pource qu'on l'ait en plus grande révérence et que on cuide cestuy n'est pas ypocrite quand il ne veult mie manifester ce qu'il faict. Je croy que pou de gens soient qui ne partissent à celle manière. »
qu'il ne révèle même point aux Fils d'Adam les bienfaits qu'il répand en secret , mais qu'il affecte de les celer et de les dérober à leur connaissance. » Maintenant, sachez qu'il n'est aucun être humain qui échappe à l'une de ces trois catégories là. C'est pourquoi , gardez- vous de l'hypocrisie sous les trois rapports ■ que j'ai cités, et ne vous lassez point ; mais persévérez sans chercher de salaire, affermissez-vous et fortifiez-vous toujours , afin d'être du nombre de ceux qui demeurent fidèles à la gloire du Créateur, mais non point dans l'espoir des récompenses des enfants d'Adam \
(1) Ou le texte hébreu est tronqué ou il faut lire deux au lieu de trois.
(2) Cette dernière tirade contre l'hypocrisie n'a point été imitée par le Trouvère français ; aussi n'existe-t-elle ni dans le manuscrit de l'Abbaye de Saint-Germain, n° 1830, ni dans l'édition publiée par Barbazan et revue par Méon. Le précepte suivant de Rabbi Antignôs de Sôchô s'en rapproche beaucoup ^UQUDH W12VD V7\T\ Stt
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8i LE LIVRE
Un philosophe , fils de l'homme , a dit :
— « Si tu t'appuies sur ton Dieu avec une foi
sincère, lu prospéreras certainement dans toutes
tes voies. »
Et le philosophe Balaam , nommé en langue
arabe Lôqnin x , disait à son fils :
« Ne soyez pas comme des serviteurs qui travaillent pour leur maître » afin d'avoir une récompenserais soyez comme des serviteurs qui » servent leur maître gratuitement, et que la crainte de Dieu soit sur » vous! » (Mischna, Abotta, chap. I.)
(1) On lit dans le texte latin : Balaam qui lingua arabica vocatur Lucaman. Le texte en prose romane du x\e siècle porte aussi Lucaman.
Les Musulmans disent que nybs Balaam était chananêen, de la race des géants , qu'il avait lu les livres d'Abraham et qu'il y avait appris le nom ineffable de Dieu; que, par la vertu de ce nom, il prédisait l'avenir et obtenait de l'Éternel la réalisation de tout ce qu'il souhaitait, SwM3T 73 7X131* Jonathan benOuziel, qui le dépeint comme une espèce de sorcier, ne craint pas d'affirmer qu'il est le même que Laban , le père de Rachel et de Lia.
La bouche de l'ânesse de Balaam est au nombre des dix choses qui, selon les Thalmudistes } ont été créées le sixième jour, au coucher du soleil : nWDWn yi lUU STO 1*m3 W>121 ifift
rraEm jfenî niz?pn jmtfi >r> nkon >3 yian >s p ibxi
diiénoch. 85
— « Mon fils , que la fourmi ne soit pas plus
|»p"?on *]M ornai** un mnbm aràorn aiiDa tdoti
« Dix choses ont W2H D.TUN Su iWl ill&D Slï7 imispi » été créées le sixième jour, au moment du coucher du soleil; ce sont » les suivantes : l'ouverture de la terre , celle du rocher , la bouche de » l'ânesse, l'arc eu ciel, la manne, la baguette, le schômir, les signes » de l'écriture, l'art d'écrire, et les tables delà loi. D'autres ajoutent : « les Esprits malfaisants, la tombe de Moïse et le bélier d'Abraham >» notre père » {Misckna, Aboth, chap. V).
Quant à l'identité de Balaarn lui-même avec "pjpi^Lôqnin, c'est une de ces suppositions gratuites que les écrivains israélitesdu Moyen- Age ne se refusent jamais le plaisir de faire, quand ils en trouvent l'occasion. Effectivement , Balaam n'est point appelé en arabe yJLJLJ9(J
Lôqnin, attendu que ce nom est un de ceux que porte y \LJLJ Loqman dans plusieurs compositions rabbiniques et que les Arabes ne confondent nullement le prophète chaldéen avec le célèbre fabuliste. Le Dirnoib^Sfl '^DID T3DD Séfèr moûsrêi happilôsôfim (livre des enseignements des Philosophes), ouvrage dans lequel figurent ■pIsbDH platon , CïOpD Socrate , D^'CTED'IN Aristote , Umri'E pî 'lhagore,«|V51DSolon,n:DDbN Alexandre, 0>2*Uin Diogène, l2JOpTS?$ Hippocrate, D12K>ba Galien, D1"ïip>D** Épicurc, etc , fait aussi paraître V2plb Lôqnin ou ïpplb Loqman. Tous ces personnages causent entre eux sur divers sujets, et, selon l'expression de l'écrivain, utoSL?)W$3n SVDHIV QrPITI VH1 '. t1*¥3 D*13 " •ours l'-'iolcs «IcsrriHlaioiil sur les aines comme
sage que toi , car elle amasse , durant la moisson, de la nourriture pour l'hiver '.
des ruisseaux d'eau vive sur une terre aride. » Vers la fin, chacun des Sages expose ses vues; Galien et Hippocrate expliquent leur doctrine sur le cœur , sa conformation , ses maladies , etc. , et Loqman parle sur la sagesse en général naitSH nSnn VlWpH tlbn >D « Toute bonne ; i^DH DIT na*mn HW TtLNO ÏIODnn ]12 parole de la sagesse, dit-il, ravive le cœur, de même qu'une pluie abondante ranime la terre. » Ss >D vbyno nDNH yjOT SnT « Nerefuse point de : aiOT "OT ^KH ib nnS» TONn V2V2 recevoir la vérité de la bouche de ceux qui l'enseignent , car le Tout- Puissant ouvrira la porte de l'affliction à quiconque aura repoussé
la vérité. » : inbiT rvsîofi u7psS dtnS *n*o yx « h est
indigne de chercher à humilier son prochain. » T>1D ^2 b DU «L'esprit sans : ns "[S^D IDID D^SbÙl nS3 fcft'â "jb^D instruction est comme un arbre sans fruit , tandis que l'esprit réuni à l'instruction est semblable à un arbre fruitier, etc. (Manuscrit hébreu de la Bibliothèque du Roi, n° 24, ancien fonds. Cet ouvrage a été imprimé à Lunéville, mais sans être accompagné d'une traduction).
Les Thalmudistes qui, en général , n'ont pas fort bonne opinion du prophète chaldéen, disent que rmsVTn rijTSlàl D>dSq ntL'bu « trois rois et quatre fous ne jouiront : ^2.1 dS^2 pbn CnS VN d'aucune part dans le monde qui est à venir; » et, au nombre de ces derniers, ils citent Balaam (Thalmud, Sanhédr in, folio 90).
(1) La fourmi est souvent citée dans la Bible comme l'emblème du travail, de la prévoyance et d'une infatigable activité. nS/23 b$ *lb
d'h-enoch. 87
» Mon fils, que le coq ne soit pas plus vigi-
pn bwm -mm j>sp nb jw iun dditi rwn hkï barç
» Va vers la fourmi, pares- ; nbDNQ T3?p3 ÎTUN rOlS y>pl » seux ! Regarde ses voies et deviens sage ; laquelle n'ayant point de » capitaine , d'officier ni de commandant , prépare en été sa nourri- » ture et amasse durant la moisson sa subsistance (Prov., chap. VI). » Le nom hébreu de la fourmi nVcs nemâlâh a passé en Arabe cL~J et , bien qu'il ait une forme passive , il paraît à plusieurs écrivains dérivé de la coutume qu'a cet insecte de ronger les bourgeons du blé qu'il amasse pour sa provision d'hiver et de la manière dont il les empêche de croître. Pline rapporte ainsi cette particularité : semina arrosa condunt formicœ , ne rursus in fruges exeant è terra (Hist. Nat. liv. XI, chap. 30). Pluche dit : « Le penchant dorni- » nant des fourmis est d'amasser une provision de blé ou d'autre grain » dont elles rongent les bourgeons, afin, assure-t-on, de l'empêcher de » croître (Exposit. de la nature, vol. I, dial. 8).» Addisona remarqué dans le Guardian, n» 15G : « Le blé dont les fourmis fontpro- » vision prendrait racine en terre si ces ingénieux insectes ne paraient » à cet inconvénient en rongeant tous les bourgeons avant de les en- >» tasser. C'est ce qui explique pourquoi le blé qu'on trouve dans leurs »» trous ne produit jamais rien. «Bochart, vol. III, pag. 588, et Scheuchzer, Phys. sacr.t ont parlé fort au long de la fourmi. Sadi, dans son Cnlislan, a dit :
lant que loi, car il se réveille dès le matin, tandis que tu sommeilles eneore.
» Mon fils , que le coq ne le soit pas non plus supérieur sous le rapport de la force, car il règne en maître absolu sur ses dix femelles ! , tandis que tu ne peux pas même dominer sur une seule femme.
« La fourmi a fait sa provision en été, de telle manière qu'elle a la » tranquillité en hiver. » (Chap. XII.)
Les Médecins Israélites ont donné le nom denbca nemâlâh, fourmi , à une maladie d'un caractère sec et inflammatoire. (Manuscrit hébreu, fonds de la Sorbonne, n° 182, f° 5, recto). Ils appellent aussi iSl22 namly une veine déliée comme les pattes de cet insecte.
Les Médecins arabes , Au Bazi entre autres, se servent égale-
; cJ) )
ment du mot JwJ namly y pour désigner la même veine (Manuscrit hébreu, fonds de l'Oratoire, n° 145 , f° 372, verso). ih)2Z et nbaa ne se trouvent ainsi expliqués par aucun dictionnaire,
(1) Le fabliau porte « ses cinq femelles. » Les historiens musulmans, qui en savent toujours plus long que Moïse , grâce à l'inépuisable fertilité de leur imagination , prétendent, dit d'Herbelot, que les quatre oiseaux que Dieu, selon le Coran, ordonna à Abraham de mettre en pièces sur quatre montagnes différentes, étaient une Colombe, un coqy un corbeau et un paon; et qu'ils nous représentent les quatre prince
i/rÉkoch, 89
» Mon fils , fjue le chien ' ne soit pas plus généreux que loi , car il reconnaît toujours celui
paux penchants que nous devons nous efforcer de combattre , savoir : l'excès de familiarité, la concupiscence, la gourmandise et la volupté.
(1) Le nom hébreu du chien ^^D Mlkb , dans lequel on trouve la préposition 3 comme et le substantif i'1-) cœur, semble indiquer les excellentes qualités de cet animal. « Les Mahométans, dit Busbequius, réputent les chiens immondes et les chassent de leurs maisons : aussi les voit-on toujours errer dans les rues où ils ne vivent que des ordures qu'on y jette. Canis apud eos obscœnum et im-
purum animal habetur viclit ntque de purgamentis quœ in
publicum ejiciuntur, etc. » (Légat. Turc, epist. 3,pag. 178, édition Klzévir).
On lit dans le Deutéronome , XXIII, 19 Bj^fl ?:riK H>2T\ i*S
mn; rajnn >d tu b?h yrùx njrt» nu zhi >V£i«i
l'iusieurs commentateurs israélites croient que : CiVJUJ 25 TnSjN les mots q^o TPij2 (prix du chien) de ce passage sont mis pour Xj1J2 TTC (prix de la prostitution).
Les Grecs désignaient les individus qui faisaient métier de la débauche sous le nom de ILuv*5ot, de xy«n chien et uiîvs modestie , c'est-à-dire * gens qui n'ont pas plus de modestie qu'un chien. »> Le mot Kuv««s par lequel les Septante rendent 12LjZ signifie cynique, semblable au chien. Josèphc l'a employé dans le même sens m KYNiKHS v.9*irm»t mttoiiiftivoi tov p.w « \ivanl ri >e conduisant «-omnie un cynique. » [Ant. lib. VI, cap) 1
qui l'a traité avec bonté, tandis que toi tu oublies et méconnais souvent les gens qui t'ont fait du bien.
w Mon fils , ne pense pas qu'un seul ennemi soit peu , et ne pense pas non plus que mille
Les Musulmans croient que le chien des Sept Dormants , nommé yKçlQ3 Kuthèmir selon Beïdhawy, devint raisonnable par suite du long séjour qu'il avait fait dans la caverne où reposaient ses maîtres ; ils lui donnent même une place dans le ciel avec l'ânesse de Balaam. D'Herbelot cite un proverbe dont ils se servent en parlant d'un avare : // ne jetterait pas un os au chien des Sept Dormants.
Rabbi Péritzol , dans son ouvrage géographique intitulé r,"UK □Siy mrmN (Traité des voies du monde) donne au /„yô* khan deTartarie le nom de SïTAn nS? canis magnus. Dï^n HT 21
TOP! aaian pdî cna b$TW 'p« Sdt jsaai wnvhD » siaai nrmi ]vinzD i.n:n d^i na hn prcm
« Et dans cette contrée : bran aSsm N>¥Nm«Dl W3pW » (l'Asie) sont compris le pays des Philistins, celui deChanaanet toute » la Terre d'Israël, l'Idumée, les pays deAmmon et de Moab, Seir, » Damas , toute la Médie , la Perse, le fleuve Sabbathique, Gômèr et » Magog, lamer d'Hyrcanie, la Sarmatie, ainsi que les étatsduGrand- » Khan. » (Manuscrit hébreu de la BibL du Roi, n° 343, ancien fonds, chap. IL)
d'uenoch. 91
amis soient beaucoup x. L'hisloire suivante te le démontrera. »
(1) Variante du texte en prose romane : « Filz, se tu as un ennemi, c'est trop. » — On connaît le proverbe italien : Cento amici non bastano, un nemico è troppo.
Les Thalmudistes ont dit dans le même sens : D^mrt nb**
-pian pv abw sn>n inx antim yw* in» kS
« Que mille amis ne soient pas beaucoup à tes yeux, : "piDGHI » mais crains qu'un seul ennemi ne te fasse du tort dans ta personne » et dans tes biens. »