FÉE AUX CLOCHETTES
NE de ces brumes glacées , qui s'élèvent avec la nuit dans les 'derniers jours d'automne, enveloppait d'un voile épais les hautes tours du' castel de La\ry-les r.ois. Adélaïde de Méranie, veuve depuis six ans, était la dame châtelaide de cet antique manoir.
Suivie de son cher petit Conrad, elle venait de se retirer dans son oratoire, et, se préparant à l'aire réciter à son fils ses prières du soir, elle s'asseyait sur une grande chaise gothique surmontée d'un couronnement dentelé; deux petits clochetons, merveille de finesse en fait de sculpture, relevaient aux deux coins. Ce son d'un cor qui
retentit tout à coup, à trois reprises égales, vint annoncer à la châtelaine qu'un étranger entrait à Lavry-les-Bois. En effet, quelques instants à peine s'étaient écoulés, qu'on introduisait près d'elle un pèlerin portant rosaire et bourdon : sa figure noble et gra\e le recommandait d'abord avant son costume lui-même. Le pieux voyageur, tout en demandant l'hospitalité, présenta à la dame de Méranie un parchemin portant scel, par lequel (au nom de Dieu, et à la prière des pauvres captifs laissés en Syrie après la désastreuse expédition de Louis le Jeune) il était réclamé des aumônes pour le rachat des malheureux chrétiens. Le pèlerin, qui se vouait depuis plusieurs années à cette pieuse mission du rachat, et que l'on nommait en France comme en Syrie Pierre l'Errant, fut accueilli par Adélaïde avec une sollicitude des plus généreuses, et leçut d'elle, le lendemain, une escarcelle qui contenait à elle seule la liberté de deux pauvres prisonniers.
Avant de se remettre en voyage, Pierre l'Errant, assis devant une table, rompait un morceau de beau pain au levain, en mangeant quelques fruits, quand il vit le petit ('onrad se glisser timidement près de lui, et d'un air mystérieux lui présenter deux piécettes de monnaie et un petit colli(!r en lils d'argent qu'ornaient trois légers ornements en or. « Pour nos pauvres frères de la Terre-Sainte, bon pèlerin..., dit l'enfant en baissant ses beaux grands yeux.
.Merci, mon doux petit ami, dit Pierre l'Errant vivement ému. . Quel âge a\ez-\ous, mon gentil (Conrad?
Oh! jai s<',pt ans!... Je serai bientôt grand, et j'irai alors in<' battre (ontre U's iididèh'S...
-ffo loi) oH
— Liis! mon bel ami, dit le pèlerin en souriant tristement. Dieu vous conseillera... Mais, dites-moi, que voulezvous que je vous donne? car je vous dois quelque chose, moi...
— Hien... oh! rien... Seulement, — on m'a dit qu'il y avait là-bas, tout hi-bas, des fées, et je voudrais bien un petit conte...
- De fées, mon cher petit an<;e?... demanda Pierre avec une douce gaîté, soit! asseyez-vous près de moi sur ce banc, et écoutez.
— Comment se nomme, bon pèlerin, ce que vous allez me conter?
— Voici le nom du conte et le conte lui-même :
LA ?ÉE f.'JZ OfLOSHSTTSS.
Dans un beau pays, bien loin, bien loin! il y avait une fois un mi'chant roi qui tenait gardés dans une grande tour, les deux petits princes Aladis etFragan, ses neveux, auxquels il avait ravi le trône sur lequel ils devaient monter. Le jeune Aladis supportait son malheur en silence, en gardant dans son cœur la douce espérance de revoir le jour chéri de la liberté; mais, pour son frère aîné, Fragan, il s'emportait en mille plaintes, jurant qu'un jour il se vengerait bien de son méchant oncle. Un soir que les deux frères causaient dans leur prison, Fragan s'écria tout à coup :
« A quoi donc a servi que Tintania-Tintine, la fée aux clochettes, nous ait tenu lieu de marraine, si elle ne devait pas nous aider seulementdu petit bout de sa baguette enchantée?
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— Ah! mon cher frère, dit Aladis, soyez bien c"ertain que notre bonne marraine est soumise à quelque pouvoir supérieur au sien qui l'empôche de venir à notre secours. »
En ce moment, les deux frères entendirent tout près d'eux une petite voix douce et sonore qui disait : « Dig-Don, et vous Din-Din, allez seller les chevaux des princes, » e.t tout à coup parut devant eux Tintania-Tintine, la fée aux clochettes. C'était une merveilleuse petite dame, haute de deux pieds, aussi gracieuse et aussi mignonne qu'une rose qui se balance sur sa tige. Sa chevelure blonde et bouclée était ornée d'une couronne de liserons aux clochettes roses et argentées; deux petites clochettes en émeraudes, dont une perle fine formait le battant, lui servaient de pendants d'oreille; elle portait à son cou un petit collier de grelots d'or ; aux deux bouts de sa ceinture, c'étaient des clochettes ; des clochettes tout le tour du bas de sa robe blanche qui brillait comme une nuée blanche derrière laquelle glisserait la lune; des clochettes aux pointes de ses manches et à ses bracelets, et jusqu'au bout de ses petits souliers pointus se balançaient des clochettes de cristal; enfin des clochettes partout! Et, au moindre mouvement qu'elle faisait, c'était une musique de petits tintements qui chantaient, frémissaient, gazouillaient comme une cage pleine de fauvettes, de rossignols et d'alouettes.
'< Fragan et Ala lis, dit Tintania-Tintine, je vietis vous délivrer. A cent mille lieues d'ici, vous savez, il y a une fameuse ville,, nommée DcnleJle^ ou la ville sans rue, vers laquelle personne ne saurait aller sans être sous la protection d'un»; fée ou d'un génie : c'est là que j'ai conduit votre sœur «juc j'ai rnaii('(' au roi de cette ItclhMille, et j(Mais vous donner
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à vous les moyens de pouvoir la rejoindre; caria route est aussi difflcile et dangereuse qu'elle est longue. »
Disant ces mots, Ïintania-Tintine donna à Fragan une escarcelle en maroquin bleu, ornée d'une clochette, un carquois et un arc garni d'une clochette, puis un chapeau dont la pointe portait une clochette encore. Elle fit un même présent à Aladis, puis elle dit à ses filleuls :
« Allez descendre au bas de la tour, où vos montures vous attendent, et vous partirez chacun de votre côté; Fragan, tu prendras la gauche; toi, Aladis, la droite; ne vous occupez pas du chemin, vos chevaux suivront d'eux-mêmes celui qui conduit le plus directement à Dentelle, Maintenant, écoutezmoi bien : quand vous aurez soif ou faim, il vous suffira de prononcer trois fois Tintania-Tintine en agitant la clochette de l'escarcelle, et l'escarcelle vous fournira les plus belles provisions ; si vous êtes attaqués par quelques méchants hommes des pays que vous allez traverser, vous n'aurez qu'à prononcer également trois fois mon nom, en agitant la clochette de l'arc et décochant en même temps un trait sur les agresseurs. Le chapeau, quand vous prononcerez trois fois mon nom, vous rendra invisible. Mais souvenez vous bien d'une chose : ces trois talismans ne doivent servir qu'à vous ; si vous les mettiez une seule fois en usage pour d'autres personnes que vous-mêmes, aussitôt après, la clochette cesserait de tinter et perdrait sa vertu enchantée. »
Tintania frappa de sa baguette les grilles de la fenêtre de la tour; le grillage s'ouvrit, et quatre colombes blanches qui portaient chacune une clochette de cristal au cou, entrèrent dans la tour, tenant dans leur bâc rose des rubans auv-
quels était suspendu un riche tambour de basque à oreilles d'or. Tintania-Tintine s'assit sur ce tambour et disparut, enlevée par les colombes qui s'en\olèrent par la fenêtre.
Les deux princes, se répétant bien les recommandations de leur marraine, descendirent sans rencontrer le moindre obstacle; puis, s'étant embrassés, ils montèrent sur leurs coursiers et partirent chacun de leur côté.
Nous ne suivrons pas Frao;an, dont le voyage fut des plus heureux : rien ne lui manqua de ce qui était nécessaire à ses besoins. Chaque jour, il tua plusieurs brigands qui l'attaquèrent, et mit à mort un ogre et un dragon ; enfin il arriva bientôt à Dentelle, car il avait eu soin de ne se servir de ses trois talismans que pour son propre compte. Quant à son frère Aladis, le huitième jour de son voyage, il avait, avec son arc, rais en fuite un Kurde voleur, puis, grâce à son chapeau qui le rendait invisible, il avait pu passer au milieu d'une troupe de bandits qui, l'ayant aperçu de loin, accouraient sur lui au grand galop.
Vers le soir, s'avançant tout près d'une pauvre chaumière, il entendit des cris d'enfants : étant entré, il vil devant lui un(! femme échevelée, pâle et maigre, qui allaitait un enfant, pendant que deux pauvres petites filles et trois petits garçons, accroupis cà ses pieds, pleuraient en lui demandant du pain. Le cœur d'Aladis se fendit à cette vue. « Allonr! Ievez-v(»us, pauvre femme, dit-il; et vous, mes petits ■amis, approchez . j'ai des provisions dans mon escarcelle : Tintania-Tintine! » s'écria-t-il trois fois en agitant la clochette de l'escarcelle, et aussitôt il se mit à en retirer des Iruits, des gAtcaux dorés, cl |»ar ci, par là, (|\i('l(incs pièces
4-1" ilô o§"§= pièces d'or. Les enfants s'étaient jetés sur les gâteaux; leur pauvre mère les regardait en souriant et en pleurant tout à la fois, puis levait ses regards pleins de bénédictions vers le jeune prince,leur sauveur. Cependant Aladis était remonté à cheval, et continuant sa route, il se dit : « Hélas! mon escarcelle ne pourra donc plus me donner de l'or, ni me procurer mon dîner, pas plus que mon souper!... » Il voulut s'assurer de celui-ci: en effet, la clochette ne tintait plus et l'escarcelle restait vide. « Eh bien! ajouta-t-il , je n'ai pas regret de ce qui est arrivé! Cela m'a fait tant de bien de voir la joie de ces pauvres créatures ! et je me sens le cœur tout heureux et plus fort... Avec un peu de courage, je ne mourrai pas de faim.» En effet, les fruits des riches forêts, et le gibier que lui procuraient ses flèches , fournirent chaque jour à sa nourriture; puis il lui restait quelques pièces dor dans sa ceinture, et il sut les utiliser dans les villes et villages à travers lesquels son cheval le faisait passer. Depuis quelques jours il était entré dans un désert dont la solitude n'était interrompue que par quelques groupes de palmiers fanés, lorsqu'il aperçut devant lui une sorte de château qu'il distinguait vaguement, et d'où arrivait un bruit semblable à celui de la marée qui monte. La surprise d'Aladis fut grande, quand il reconnut que le bruit qu'il avait entendu de si loin était produit par un nombre infini de petits ruisseaux qui, du haut en bas de l'édifice, s'échappaient pardes ouvertures cintrées, et, formant mille cascades, bondissaient en allant se précipiter dans un large gouffre sur le bord duquel était bâti le château. Tout à coup, dans une galerie à coloimes de marbre bleu, (jni formait comme un péristyle au château, il aperçut
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une femme (|iii fuyait, les cheveux épais sur les épaules, poursuivie par un homme d'une taille effrayante, tout habillé de noir, coiffé d'un turban rouge et brandissant un épouvantable rimetère qui brillait comme deux éclairs qui se croisent. Sans prendre le temps de la réflexion, Aladis invo- (|ua trois foisTintania-Tintine, en agitant la clochette de son arc, d'où partit en sifflant une flèche qui vola traverser de part en part le cou du géant et retendit raide mort au pied d'une colonne. Le jeune prince se hâta d'accourir vers la dame, qui était d'une beauté merveilleuse : celle-ci lui apprit qu'elle était la princesse du château desCascatelles; que l'affreux géant qu'il venait de tuer était en même temps ogre et magicien, et que c'était par ses méchants enchantements que le château , jadis entouré des plus riches campagnes, était ainsi perdu dans ces sables arides. Cet horrible moiistre avait fait ouvrir, en une seule nuit, l'épouvantable gouffre où venaient se perdre les cascatelles du château, qui fertilisaient tous les alentours au temps passé. L'ogre-magicien, par ses enchantements, avait endormi tout le monde du pays depuis dix ans, et persécutait la princesse pour obtenir sa main : enlin, de rage d'être toujours repousst' avec horreur, il allait tuer cette belle personne, quand le généreux Aladis s'était trouvé là pour la sauver.
« Il faut un an, lui dit la princesse des Cascatelles, pour que je puisse détruire les enchantements de ce misérable; car, moi, je suis un peu fée. Si vous repassez par ici, chevalier, je pourrai vous recevoir dans mon beau royaume, où les plus grands arbres et les plus belles prairies auront bientAt remplacé ces sables alTreiiv. ^ l.r jeune |»rin(e j)rit congé de la princrsse.
mais quelques jours s'étaient à peine écoulés, (juc, tou joins emporté par son bon C(Bur, il avait fait encore le sacrifice de son chapeau enchanté, pour délivrer un jeune roi mède prisonnier de ses ennemis et gardé jour et nuit par mille soldats. C'est pourquoi Aladis, livré à lui-même, avait souvent faim et soif, souvent ses jours étaient en danger, et il lui fallut tout son heureux esprit et son courage pour triompher de ces rudes traverses. Aussi était-il exténué de fatigue, brisé, presque mort, lorsqu'il arriva devant la fameuse cité nommée Dentelle, ou la ville sans rue. Cette ville n'était qu'une longue suite de beaux palais qui s'étendaient au sommet d'un grand plateau sur une grande ligne rigoureusement horizontale de huit lieues de long. Cette file d'édifices dentelés, déchiquetés sur leurs bords, et tout d-'coupés à jour par des fenêtres, des portes mauresques ou gothiques, entremêlés de galeries, d'arcades, de jardins suspendus, produisait sur le ciel, à distance, l'effet d'une vraie dentelle dont les jours étaient remplis par les mille nuances de bleu, de rose et de pourpre qu'enfantait tour à tour le ciel magique de ce pays.
Quand Fragan connut les causes qui faisaient arriver son frère en ce fâcheux état, il se moqua fort de lui, niais Aladis lui répondit joyeusement que les maux que l'on éprouvait pour faire du bien aux autres étaient faciles à supporter et vite oubliés.
Voici qu'un beau jour, deux ans après, la fée aux clochettes vint surprendre les deux frères, à Dentelle, et leur annonça que leur méchant oncle étant mort, tout le peuple les demandait jour et nuit pour leur rendre la couronne qu'on leur
•?4° IH> °^^ avait frciuduleuseincnt soustraite. " Il faut (|ii(Mous partiez, mes filleuls, dit la fée; je vous l'ordonne, mais je ne puis vous donner de talismans pour \ous en retourner. Que chacun de vous donc avise au moyen de faire un heureux voyage, chacun de son côté, car il faut que Tun et l'autre vous partiez par le même chemin que vous êtes arrivé, et seul sans escorte; à cette condition seulement, les chevaux précieux dont je vous ai fait présent pourront reconnaître leur route. »
Et Tintania-Tintine disparut .lU milieu de son gentil grésillement de grelots et tintement de clochettes.
Fragan partit après avoir hien garni sa ceinture de pièces d'or et s'être muni d'armes.
De son côté, Aladis se mit en route. Son voyage fut, non seulement des plus heureux , mais encore rempli de mille agréments. [1 rencontra en route le roi mède qu'il avait délivré, grâce à son chapeau à clochettes. Ce roi, qui était devenu fort puissant, reconnut le prince, l'accabla de présents, l'accompagna l'espace de mille lieues, et lui donna une escorte qui dut le conduire jusque sur les frontières du royaume des Cascatelles.Quellefnt la surprised'Aladis, en entrant dans ce royaume, de ne voir de tous côtés qu'arhrcs chargésde (leurs et de fruits, et (jue prairies verdoyantes, à la place de ces mornes étendues de déserts (jui s'étendaient, deux ans auparavant, autour du chAteau desCascatelh's! La princesse, entourée de sa famille et de ses sujets, reçut le jeune prince au milieu des fêtes les plus magnilicpies. Aussi le \it-elle partir avec le plus grand regret, toutefois après lui a\()ir |)romis d'aller le visiter un jour, (^ette fois encore, (»n lui donna une eseorle tonte rovale.
4^0 H 7 cf-§.
Il n'y eut pas Jusqu'à la pauvre femme avec ses deux petites filles et ses trois petits garçons, qui n'eurent l'occasion de montrer leur reconnaissance au généreux prince. Son voyage lui avait donné une fièvre qui le força de s'arrêter, juste dans la chaumière où il avait fait le sacrifice de son escarcelle enchantée. Li joie était revenue à la chaumière, et avec elle le bonheur, à dater du passage d'Aladis, et rien que la vue de ce bonheur dont il était l'auteur suffit au prince pour chasser sa fièvre.
En arrivant dans son royaume, il fut reçu au milieu des plus vives acclamations; et, comme on attendit longtemps Fragan et qu'il ne venait pas, on couronna Aladisseul roi.
Hélas! Fragan payait bien cher dans son second voyage le bonheur qui l'avait suivi dans le premier. Battu par des paysans, volé par des brigands, ne trouvant nulle part quelqu'un qui le connût et l'aidât, il finit par être arrêté et saisi dans les filets qu'un géant lançait sur les voyageurs qui passaient sous sa tour. On pense qu'il mourut au service de ce gros brutal de géant. »
Ainsi parla Pierrc-l'Errant, et l'enfant, qui l'avait écouté avec une muette admiration, se retira tout pensif en songeant aux merveilleuses aventures d'Aladis et de son frère. Une heure après , le pèlerin sortait de la chapelle du chàleau et se disposait à franchir le seuil de l'antique manoir de Lavi y-les-Kois , lorsqu'il vit arriver vers lui le petit Conrad.
« Bon pèlerin, dit l'enfant, vous partez pour longtemps, et peut-être ne vous reverrai-je plus ? Oh ! je vous en prie, apprenez-moi la demeure de Tintania-Tinline. Quand je
serai grand, j'irai la trouver et lui demander des talismans afin que je puisse secourir nos pauvres frères de la Palestine. » IMerre se mit à rire, puis reprenant son air grave : « Enfant , répondit-il , pas n'est besoin de magie , ni d'enchantements pour faire le bien ; ayez confiance en Dieu et ne reculez devant aucune occasion de secourir vos semsemblables , et Dieu vous protégera comme la fée aux clochettes protégea le frère de Fragan. Adieu , et n'oubliez pas la morale de mon conte :
(' Bienlail oiic n'est perdu. )> M Celui. '|ui lie s'appiiie iiiie sui lui-niènie tuiiibe bientôt ubanilo'uié (les bomnies et de Dieu. »
il. Cittjer i Paris