‹ Le livre d'or de la jeunesseChapitre 14 sur 18 · VS · texte numérisé non relu

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'ouvrait par une charmante matinée ; lu soleil, dont les rayons étaient tem- )ar une petite brise, animait d'un asit riant le village de Sceaux. A l'angle '^d'une petite place plantée de tilleuls, se montrait une misérable chaumière devant laquelle vinrent s'asseoir, sur un banc de pierre, un vieillard d'une figure vénérable et une bonne vieille qui s'appuyait sur une petite béquille. Malgré leur grand âge, tous deux avaient dans leur physionomie une douce expression, pleine de bonté , de cette bonté qui est l'admirable jeunesse du cœur. Cependant, en les examinant avec quelque attention, on eut découvert dans leurs regards une sorte de tristesse résignée; et alors on n'eût pu, sans un saisissement pénible, les regarder là, tous

deux, se rtVhauffant presque timidement aux doux rayons de cette matinée printanière.

Un homme qui passait, puitant sur son épaule un bciton noueux au bout duquel était suspendu un petit paquet, s'arrêta devant eux.

« Eh! mais, je ne me trompe pas, dit l'homme... c'est bien vous, monsieur Pacôme, et nous, ma bonne dameèJarguerite?

— Ah! bonjour, mon brave Dominique, dit Pacôme d'un air presque joyeux ; comment avez-vous tait pour nous reconnaître, après tantôt trois ans ([ue nous ne nous sommes vus ?

— Dam! de braves gens comme vous, on ne peut pas les oublier comme ça... C'est que c'est vrai! voilà bientôt trois ans que vous avez quitté notre village, sans en dire un mot aux amis. . . Et la santé?

— Le bon Dieu nous l'a faite assez bonne, dit la vieille Marguerite.

— Eh bien? est-on heureux? demanda Dominique ; a-t-on un peu d'argent? car c'est toujours cela qu'il faut demander après qu'on s'est informé de la santé.

— L'argent? répondit Pacôme en hochant la tête et semblant retenir un soupir; notre fils Saint-Jean a dix-huit ans et de bons bras, il nous donne à peu près ce qui nous est nécessaire.

— (^'est un digue garçon, et Dieu le bénira, dit Dominique. Mais, dites-moi donc, pourquoi avez-vous quitté notre \illa;;r où nous Nivic/. (h'puis vos premiers jours ? Vous nous trouvez niiruv ici '

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— Hélas! lion, dit Marguerite avec tristesse.

— Savez-vous, ajouta Dominique, que de temps à autre on vient là- bas, chez nous, vous demander? on est à votn; recherche...

— Et pourquoi? mon Uieu! s'écria Marguerite.

— Ali! ce n'est pas pour mal, ma bonne dame. Ceux (\\i\ viennent pour vous quérir, ce sont de grands gaillards qui sentent leur serviteur de grande maison : il y en a un surtout qui a un habit reluisant comme celui du suisse de la paroisse dans les grands jours. Une belle dame est venue même plusieurs lois demander si l'on pouvait lui dire où vous étiez retirés...

— Enfin, expliquez-moi cela, à moi ; pourquoi avez- >ous (|uitté le pays?

— Tenez, nous allons vous le dire, mon bon monsieur Dominique, nous vous devons bien cette preuve de confiance, (lit Marguerite. Là -bas, au pays, le pauvre frère à Pacome venait demouiir; la même année, ma sœur, qui s'était remariée, s'en allait en Bretagne avec son mari. Notre fils Saint- Jean, qui avait trouvé de roccupation pour une ferme des environs de Sceaux., partait de son côté. Le village, dès lors, était quasi un désert pour nous, et quand nous nous regardions, t-acôme et moi, tous deux seuls en notre pauvre logis, nous avions le cœur bien gros; mais, pour avoir toujours bonne espérance et bon courage, il nous restait notre jolie petite fille, vous la rappelez-vous?

— Oh! bien oui, la gentille petite ciéalure (lui était fraîche comme une pèche, ma foi ! Ca faisait tout de même bien jaser, celte enfant!... On savait (|u'elle n'était pas à

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vous... Il y avait là-dessous un mystère (juevous seuls deviez «oiiuaitre.

— Ah! monsieur Domiui(iue! s'écria Marguerite, nous n'eu savions guère plus que tout le monde sur cet enfant dont on s'occupait tant. Figurez-vous qu'un soir, un monsieur, tout habillé de noir comme un procureur, nous apporta la pauvre chère petite Toinon, qui n'avait pas encore dans les yeux la lumière du bon Dieu. Elle (tail enveloppée dans de beaux linges tout douillets et garnis de dentelles. Le monsieur noir nous pria de garder l'enfant qui se nommait Antoinette, nous dit-il ; puis il prenait le bon Dieu à témoin que tous les mois il reviendrait voir comment elle allait. Là-dessus ( nous, vous le pensez bien, nous étions tout saisis! ) il jette sur la table une petite bourse dans laquelle il y avait de la monnaie blanche et deux pièces d'or, — et disparaît. Un mois, six mois, un an, deux années se passèrent sans que le monsieur noir, comme nous l'appelions, ne reparût. Pacôme et moi, nous nous étonnions souvent de ne pas le voir revenir, mais quant à ce qui était de nous en soucier... ah! bien oui! nous avions notre petite Toinon, notre chère petite Toinon, qui était notre occupation, notre joie, notre bonheur, si bien, je crois, que nous avions fini par être persuadés qu'elle était à nous. Les vieilles gens sont tous ainsi, ils ne rêvent que petits anges à chérir, à aimer. Toinon nous faisait donc supporter la mort de mon beaufrère, le départ de ma Sd'ur et celui, de notre fils. Cependant quatre ans s'étaient écoulés, (juand un matin, (ah! je vois (uicore enirt r lous ces gens habillés de noir, ) des personnes de la \ille, a>i milieu (les(|iielles il > ii\ait un no-

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taire, un médcHiii, aulaiit (pie je me le rappelle, \iiirent, avec des papiers à la main, nous reprendre notre Toinon, que sa mère redemandait. Il y avait dans cette compagnie nn homme dont la figure était toute maigre et jaune, qu'on appelait M. l'intendant, lequel voulut nous donner une bourse, tout en nous disant que c'était pour reconnaître nos soins, et que la reconnaissance de la famille ne s'arrêterait pas là... Enfin, c'étaient des paroles à peu près comme celles-ci, dont je ne me ressouviens guère, car Pacôme et moi nous lui jetâmes dehors son argent, son or, je ne sais pas... Et le soir même, je dis à Pacôme : u Tiens, mon pauvre mari, je ne puis plus rester au village, allons-nous en retrouver notre fils... » Nous arrangeâmes nos petites affaires, sans qu'on put se douter de notre départ, et nous vînmes ici , près de Saint-Jean, attendre que Dieu jugeât qui de Pacôme ou de moi devait, le premier, paraître devant lui. Eh! bien, tenez, monsieur Dominique, je suis quasi fâchée d'être partie comme cela, car j'aurais sans doute pu revoir la petite Antoinette une dernière fois au moins, et nous nous sommes si bien cachés, qu'il ne faut pas songer à ce bonheur. Ah! si ce vilain intendant, au lieu de nous donner sa bourse de gros richard, nous avait seulement dit un mot de bonnes paroles comme il y en a dans le cœur... Ah! alors, nous n'aurions peut-être pas eu l'idée de quitter le pays... Voyez à quoi cela tenait.

— .Mère ^larguerite, dit Dominique, il paraîtrait que la petite Toinette était une enfant de grande famille.

— Il y a tout lieu de le croire, monsieur Dominique, et (■('la nous a donm'' sujet à rt-lléchir. In joni' on un antre, il

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durait fiillu la (luiltcr ; l>i(Mi a donc été cncort' bi«'ii bon envers nous, de nous la retirer avant que nous l'ayons trop aimée. »

Une grande heure se passa avant que Dominique, (jui était entré dans la chaumière, pût se remettre en route. Enlin il partit en disant : « Au revoir, Pacôme et Marguerite, mes bons amis; Dieu vous bénira ici-bas, et vous serez, un jour, avec lui!.. »

Cette rencontre de Dominique et son son\enir plein d'amitié avaient ranimé le cœur et l'esprit de ces braves gens aussi bien que le soleil avait réchauffé leur corps glacé par l'âge. Ils étaient revenus s'asseoir sur le banc de leur porte, quand une riche voiture à panneaux à jour, ce qu'on appelait alors un char-à-banc , vint s'arrêter à quelque distance d'eux, près du grand tilleul de la place. Lue dame descendit de cette voiture, et, d'un geste, congédiant deux laquais qui lui avaient tenu le marche-pied, elle s'avança du côté de la chaumière, tenant par la main une charmante petite fille. <]ette dame, jeune et belle, portait une robe de soie bleue, garnie de petits bouillons, et qui ressortait merveilleusement sur son par-dessus de mousseline; ses cheveux étaient llnement poudrés et relevés en frimas sur les deux côtés; elle avait pour coiffure une petite toque plate, également en soie bleue. La jeune (Mifanl qu'elle conduisait par la main avait un gentil costume assez semblable au sien, et s'amusait à balancer de droite à gauche une petite ombrelle à manche brisé.

Les deux vieillards croyaient se tromper vu voyant la belle dame se dirlucr vers eux.

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(c Bonjour, ma bonne mère, dit la dame à Marguerite, ei» accompagnant ce salut d'un charmant sourire ; hoiijoui . mon bon Pacôme. Je ne vous avais encore jamais vus ni l'un ni l'autre, et cependant je vous aime beaucoup, et depuis longtemps! Savez-vous que je suis bien fâchée contre vous qui me faites tant vous chercher ? Mais enfin , j'ai le bonheur de vous rencontrer; donnez-moi votre main, vous à qui je dois une partie de ma vie, de moi-même, mon Antoinette.

— Toinon! ma petite Toiiion, s'écria tout à coup Marguerite, qui n'avait cessé d'attacher ses yeux sur la jolie petite demoiselle... C'est elle ! Ah! mon Dieu ! c'est bien elle! répétait la pauvre femme; mais, hélas! elle ne me voit pas, elle ne me regarde pas, elle ne me reconnaît pas ! »

En efîet, Antoinette avait suivi sa mère avec une insouciance enfantine, sans trop regarder devant elle, toute occupée à faire jouer devant ses pieds l'ombre de son petit parasol. En ce moment, elle suivait des yeux une noce qui se rendait à l'église et passait dans le fond de la place.

« Antoinette, mon amie, se hâta de dire la dame, souhaitez le bonjour à cette bonne mère... Vous ne le reconnaissez pas ?

— Non, répondit Tenfant.

— Mais, n'êtes-vous pas contente de la voir'?

— Oh! si... si! Bonjour, ma bonne dame, dit la jolie enfant en approchant ses belles joues de la figure de Marguerite, qui se penchait vers elle, et elle lui jeta ses deux petits bras autour du cou, en lui donnant deux bons gros baisers qui tirèrent des larmes de bonheur du cœur de la vieilli-

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femme. « Ah! murmurait cette dernière, le bon Dieu me ear- (lait donc encore une heure de sainte joie pour mes derniers jours! »

Et Pacôme, à son tour, avait pris les mains d'Antoinette, qu'il embrassa tendrement.

<( Saint-.îcan! notre fils! eh! viens donc, dit Marguerite en appelant un grand garçon qui sortait de la maison, portant gaillardement une hache sur l'épaule.

Saint-Jean n'eut pas autant de bonheur dans la réception que l'enfant lui lit. Antoinette le regarda avec deux grands yeuK assez effarés, pendant que lui la saluait autant de fois que Marguerite disait : « Saint-Jean, c'est ta petite sœur! — mon garçon, c'est ïoinon... — C'est que, vraiment, c'est votre petite Toinette... — C'est... mamzelle Antoinette. »

Cependant, ils entrèrent tous dans la chaumière, et, quand ils furent assis, la belle dame prit ainsi la parole :

« Tous les hommes, mes bons amis, sont frères devant Dieu ; mais, devant le monde, tous les hommes ne sont pas égaux. J'ai dû, moi, éprouver cett(^ cruelle vérité. Orpheline, sans fortune, unique rejeton d'une famille bourgeoise, d'un nom glorieux par sa haute honnêteté, j'avais quitté Tours et j'étais arrivée à Paris dans la maison de M""^ la marquise de Resville, qui m'appelait près d'elle en qualité de demoiselle de compagnie. Bientôt je devins l'amie intime de cette bonne marquise, qui, (juclques annét^s après, conclut un mariage entre moi et le comte d'Estourdes. La famille du comte avait vu cette union avec beaucoup d'ennui , et mon mari eut à subir d(> sa pari mille contrariétés, mille duretés, d'autant plus cruelles, (|ue c'était à moi (pi'on les adressait

H° 120 4f pour les lui taire iniciiv sentir, le ne noiin iliiai [las, mes bons nmis, tous les tourments, toutes les tortures que j'eus à supporter chaque jour, et que mon cœur me conseillait de dérober au comte; mais lui savait les surprendre, les deviner ; alors il entrait dans de grandes irritations, ou tombait dans de grandes tristesses; car il était jeune et bon, mais d'un caractère très-faible. Aussi étais-je déjà toute malade par cette vie sans cesse agitée, quand Dieu me donna le bonheur d'être mère. Hélas! ce bonheur, je taillis ne pas en jouir; je tombai dans un état de langueur fort inquiétant, et les médecins recommandèrent que, sans tarder, l'on me fit respirer l'air démon pays. Je me rendis donc à Tours à petites journées ; le comte devait m'y rejoindre quelques jours après avec ma pauvre petite Antoinette, qui n'avait pas encore un mois : il voulait en finir avec des affaires de famille avant de venir goûter auprès de moi le repos dans une tendre affection, qui est le bonheur pour les nobles cœurs. A peine arrivée à Tours, je reçus, de la famille de mon mari, une lettre dans laquelle on sut si bien m'inquiéter dans mes sentiments d'épouse et de mère, que je perdis connaissance à la suite d'une crise alTreuse, et que l'on craignit pour mes jours. De suite on flt partir un courrier qui apporta au comte la nouvelle de ma maladie et sa cause. Le coup fut terrible, mes amis, pour mon malheureux mari : impressionnable, d'une constitution faible, il se fit une terrible révolution dans tout son être. « Ils l'ont tuée, elle est morte, ils l'ont tuée! » répétait-il en s'arrachant les cheveux et se promenant avec délire. Sa raison s'égarait : ^ Courons, volons vers elle, ajoutait-il : mais « notre enfant, il faut le soustraire à nos impitoyables enne-

« mis: ils pourraitMtt me la ravir, m'en s«^parer, la tourmen- 'i ter, la tuer comme sa pauvre mère... Cherchons-lui quel- « que obscur asyle que moi seul je puisse connaître, et « courons Tv déposer... »

« Le comte avait déjà éloigné tous ses serviteurs ; il s'élança vers le berceau de notre enfant, et, la prenant dans ses bras, il sortit, l'emportant en divaguant comme un pauvre fou qu'il était déjà.

u Quelques jours après, il arrivait à Tours, portant, dans tout le désordre de sa personne, l'expression des souffrances qu'il avait endurées. Moi, j'étais alors étendue sur mon lit dans une de ces effrayantes faiblesses qui sont l'image de la mort. Il crut que tout était fini pour moi ; aussi, quand je repris mes sens, il fut frappé d'une commotion si violente, que, deu\ jours après, les médecins étaient près de lui, le traitant comme fou. Ah! mes pauvres amis, que j'ai souffert! Cependant, Dieu avait bien voulu me rappeler à la vie, afin que je pusse veiller sur celui qui , par son immense affection pour moi, était tombé dans les ténèbres de cet abîme épouvantable qu'on nomme la folie J'appris bientôt comment

ma fille chérie avait été emportée par son pauvre père , qui ne l'avait pas amenée avec lui... — Qu'était devenue mon enfant? Où était-elle? En vain pleurant, à deux genoux, devant le malade, je lui demandais ma fille pendant des jours entiers. Il ne comprenait pas! il ne me reconnaissait pas! Vous devez comprendre toutes les nouvelles tortures qui venaient m'éprouver.

« Deux années s'écoulèrent, et la raison du comte se rétablit entièrement; mais le souvenir de cette nuit, où la douleur

avaitjeté le désordre dans son cerveau, et dans laquelle il a\ail emporté Antoinette, avait disparu de sa mémoire... .lugez de notre malheur!.. Un accès de somnambulisme se manifestait tous les huit jours chez le comte. Une nuit que je l'avais suivi mystérieusement, je le vis ouvrir un panneau à cachette dont j'ignorais l'existence, et prendre en cet endroit une boîte de laquelle il tira un petit collier brisé, un fragment de papier et plusieurs objets dont le double ou la partie correspondante avaient été déposés chez vous avec Antoinette, comme je le sus le lendemain. En effet, le matin, je vins droit au comte en lui présentant la boîte qu'il avait été visiter dans son somnambulisme. — « Mon ami, lui demandai-je, reconnaissez-vous cela? »

« Il poussa un grand cri, porta sa main vers son front comme pour saisir l'idée qui le fuyait toujours. « Ma fille! ma fille, s'écria-t-il ; je l'ai retrouvée, » et il se laissa tomber dans un fauteuil en pleurant. Je ne pouvais le quitter en cet instant; mais il me fallait ma fille, mon enfant, et, sans permettre un seul instant de retard, je l'envoyai chercher à l'endroit que le comte indiquait au milieu de ses larmes.

« Quelques jours après, Pacôme, et vous, Marguerite, mes bons amis, j'accourais vers vous en toute hâte, afin de vous prouver toute ma reconnaissance, pour le trésor que vous m'aviez si bien gardé ; mais vous aviez quitté secrètement le village, et il ne m'était pas encore permis d'être tout à fait heureuse comme je le suis aujourd'hui. Ce n'est qu'après trois années, vraiment! que j'ai pu vous amener votre petite Antoinette, pour que vous l'embrassiez, et la bénissiez. »

« Pacôme et Marguerite, dit la comtesse en se retirant.

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