CHATEAU D'AMBOISE
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CHAIEAU D'AMHOISE
,< Cliailes Vlll fut iiouiry par Louys XI, son « père, au cliaslcau d'Amboise, séparé <|uasy liu >i monde, nourry et peu pratiqué de personnes, « non en fils de roy, iiy niesnies d'un simple yen- " lilhomme ; et le tout fait ainsi a poste, afin « qu'il perdisf cœur et ii'attentast rien contre luy, « ainsi qu'il avait fait contre le roy son père. » Braniôme.
M BOISE , ce chàlerlu si sombre et si calme d'ordinaire, était fort animé dans les derniers jours du mois d'août 1471). Louis XI, quittant à regret son chàteau-fort de Piessis-les-Tours, venait d'arriver à Amboise, non pour y voir la reine et son fils, qui vivaient dans a solitude la plus complète , mais pour attendre des nouvelles de la Franche- Comté. Cette province était en\ allie par le duc Maximilien d'Autriche, et les progrès (le l'ennemi inspiraient de \ives
inquiétu(l(>s an roi de iMaiice
Enveloppé dans une grande liouppelaiide grise, couverte de fourrures, malgré la chaleur de la saison, le vieux roi, assis auprès d'une fenêtre, jetait des regards d'impatience sur l'avenue du château. Auprès de lui se tenait son favori, le barbier Olivier-le-Daim, qui attendait en silence les ordres du maître. Le mécontentement de Louis était visible ; il froissait avec colère un parchemin qu'il tenait à la main et frappait du pied en murmurant.
« Par la Pàque-Dieu! disait-il, si le courrier est en retard par sa faute, il me le paiera cher, et sire Tristan rHermite.... »
En ce moment un bruit de trompe se fit entendre, les sentinelles crièrent aux armes, et le pont-levis, s'abaissant après les formalités d'usage , livra passage à un courrier dont le cheval se soutenait à peine. Le cavalier, tout couvert de sueur et de poussière, fut aussitôt amené devant le roi, qui, oubliant sa colère, saisit avec empressement les dépèches si désirées; mais à peine eût-il lu quelques lignes que ses traits se couvrirent d'une pâleur mortelle.
<< Retire-toi, messager de malheur, s'écria-t-il, ou sinon »
Le courrier s'empressa de quitter la salle , tandis que les grands seigneurs, immobiles d'effroi, se regardaient avec anxiété. La colère de Louis XI était si terrible! C'est qu'il venait de recevoir, en effet, de fâcheuses nouvelles. Leduc Maximilien assiégeait Thérouanne à la tète d'une forte armée, lorsque le commandant^ des troupes françaises, le sire des Querdes, s'était avancé au secours de la ville. Cette diversion n'avait pas été heureuse. Les deux armées, se ren-
contrant .iiiprès de (iuine^ate, a\aient liM'é une bataille sanglante dont les résultats a\aient été funestes aux Français. Maximilien menarait toute la Franche-Comté.
Louis se promenait en silence, pâle, les lèvres serrées, méditant sans doute quelque terrible vengeance. Le bruit du cor se fait entendre. Un nouveau courrier est introduit dans la salle. Le roi prend les dépêches, et, en les lisant, son front devient moins sombre, un sourire d'orgueil et de satisfaction éclaire son visage. La défaite de Guinegate était vengée. Le célèbre amiral français, le brave (Toulon , venait de s'emparer de quatre-vingts vaisseaux flamands et hollandais.
« Par la Pàque-Dieu ! s'écria Louis, en jetant les dépêches sur la table, ce Coulon est un bon diable; il a joué un tour de son métier à ces damnés Flamands. Allons, tout n'est pas perdu, et M. le duc n*a pas encore gagné la partie... Olivier, écrivez au sire des Querdes de se tenir sur la défensive ; la Flandre ne peut continuer la guerre plus longtemps. Ecrivez aussi dans le Poitou, à M. de Bressuire, qu'il se rende aussitôt à mon château du Plessis. Ah! messires les Flamands, vous vous révoltez contre la France! Les insolents bourgeois d'Arras écrivent sur la porte Baudimont :
Quand les rats mangeront les chats.
Le roi sera seigneur d'Arras !
Nous verrons bien. Que Dieu m'accorde eficore quelques années, et je jure par Notre-l>ame que la Bourgogne, la Franche -Comté et l'Artois feront partie de notre beati rovaume.
— SiiT, dit un pat»e en s'av.niçaiit avec respect, madame la reine (lt''sire vous parler. »
Louis ne put cacher son mécontentement. Il tit un geste de dépit, puis après un moment de rétlevion il se dirigea vers les appartements de la reine.
('charlotte de Savoie était la seconde femme de Louis XI, qu'il avait épousée sans le consentement de son père, après la mort de Marguerite d'Ecosse. On sait que cette dernière, jeune, belle, pleine de grâce et de talents, était morte de douleur, après avoir subi pendant dix ans les dédains et les outrages de Louis; elle avait rendu le dernier soupir en s'écriant : " Fi de la vie! qu'on ne m'en parle plus! » Charlotte n'était pas plus heureuse. Délaissée par son royal époux, qui ne l'avait jamais aimée, elle s'était réfugiée au château d'Amboise; là elle charmait sa triste solitude en surveillant l'éducation de son tils, le dauphin Charles, pauvre enfant qui oubliait dans les bras de sa mère l'efïVoi que lui causait la vue du roi. Vivant sans bruit, sans faste, en dehors des partis de la cour, la reine n'en était pas moins exposée à la sombre méliancede Louis. Redoutant sans cesse quelque surprise, quelque conspiration, le roi avait organisé au château d'Amboise un système d'espionnage qui venait troubler le repos de l'infortunée Charlotte. Ses paroles, ses moindres actions étaient fidèlement rapportées à Louis; on l'empêchait de voir son fds, on lui défendait de développer l'instruction du dauphin. Le tyrar» en était arrivé à avoir peur d'une femme, d'un enfant.
Lorsque Louis entra dans la chambre de la reine, Charlotte, triste et rêveuse, accoudée sur une petite table, parcourait négligemmenl les enluminures d'un \ien\ missel. Elle se leva
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aussitôt et s'inclina en triMiihlaiit devant son redouté seigneur, qui, sans lui faire le moindre accueil, lui dit d'un ton rude ;
« (Ju'avez-vous de si importaiii à me communiquer, madame, pour venir me distrain? des affaires de mon royaume?
— Sire!... Et la pauvre reine se prit à trembler avec tant de force qu'à peine pouvait- elle se soutenir.
Louis n'en fnt pas ému; il hanssa les épaules avec impa tience.
— Asseyez-vous, madame. Voyons, que désirez-vous?
— Sire, je ne demande rien pour moi ; mais notre... votre lils...
— Eh bien?
— r>epuis deux jours que nous avons l'honneur de vous recevoir ici, à peine; l'avez-vous vu une fois, et le pauvre enfant se chagrine; il pleure, il se plaint de la froideur que vous lui montrez.
Charlotte s'arrêta effrayée de son audace.
— Et de quoi se plaint le dauphin? s'écria Louis d'un ton d'aigreur et d'ironie. N'a-t-il pas un état de maison digne d'un fils de France? Se plaindre, vraiment! Rappelez-lui, madame, que son père ne fut pas aussi heureux. Lors de mon baptême, on ne put trouver dans le trésor royal de quoi payer le chapelain, et même après mon mariage, je n'avais pour menus plaisirs que dix écus d'or par mois '.
— Sire, le pauvre enfant ne se plaint que de la solitude à laquelle on le condamne, du peu d'instruction qu'il reçoit.
' 1,'Krii il'iif \,ilnil ilors iiii pou plus de lieiile sous.
il ne (lemaiule qu'à ch'voloppcr son intelligence; mais \(>s ordres sévères...
— (Test-à-dire, madame, (lue je suis un mauvais père, n'est-ce pas? Ah! le gentil dauphin voudrait venir à la cour! Sans doute pour y servir de drapeau à mes ennemis, pour favoriser les coupables intrigues de M. d'Alençon ou du bon duc de Bretagne? Non pas, s'il vous plaît; il ne régnera qu'après ma mort. Il se plaint, dites-vous, de ne pas avoir assez d'instruction. Moi, je pense qu'il a bien assez étudié. Les entants ne doivent pas être trop savants, sinon ils tournent à mal. Voilà pourquoi j'ai défendu qu'on favorisât chez le dauphin cette folle envie de lecture. Vous n'avez point d'autres sujets de plaintes, madame? »
Et le vieux roi, jetant à peine un regard sur Charlotte, sortit sans attendre une réponse.
Mauvais fds, mauvais frère, mauvais époux, Louis ne pouvait être un bon père. Il n'avait qu'un but, le maintien de son autorité et l'accroissement de son royaume. Pour y arriver, il sacrifiait les plus saintes atîections et ne reculait pas même devant un crime. Charles VII, son père, était mort de douleur, peut-être même de faim, craignant à chaque repas d'être empoisonné par ordre du dauphin. Louis, se rappelant sa conduite passée, ne voyait dans son lils qu'un ennemi, et il le Irailaitf comme dit Brantôme, selon la maladie qu'il avait eue. Sa méfiance ne respectait personne; son frère luimême fut, dit-on, sa victime, et mourut empoisonné. Parfois les remords venaient troubler le'sonuneil du Nieillard, qui se levait, paie, défait, agité des plus sombres pensées; mais il «Irniiindiiil pardon de ses crimes à Notre-Dame, sa lionne
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pnlroinw, sa pcliie mallrcsse, sa (frande amie, puis il méditait (luelqne nouvelle vengeance.
Le lendemain matin du jour où il avait traité si durement la reine Charlotte, Louis, assis devant une petite table couverte de papiers, écrivait à l'un de ses bourreaux , Tristan l'Hermite, prévôt des maréchaux de l'hôtel du roi. C'étaient des ordres de mort. Suivant ses propres expressions, il commandait les prc'paralifs des noces de quelque galant avec une potence. Il s'arrêtait de temps à autre pour boire une tisane préparée par son médecin, maître Coytier, ou pour jeter un regard sur les belles allées du parc qui s'étendait sous ses fenêtres. Onze heures venaient de sonner à l'horloge du chAteau; aucun bruit ne se faisait entendre autour du cabinet royal, si ce n'est les pas égaux des sentinelles qui en gardaient l'entrée. Louis, nlongé dans ses réflexions, la tête appuyée entre les mains, songeait à la guerre de Flandre, lorsqu'il entendit un léger bruit qui éveilla sa méfiance. On parlait à voix basse sous la fenêtre. Il s'approcha doucement, et, se cachant derrière les rideaux, il aperçut la reine et le dauphin qui se dirigeaient vers un endroit retiré du parc. A voir leur contenance effrayée, le soin avec lequel ils cherchaient à éviter tout regard , on eût dit deux coupables. Ils gagnèrent avec précaution un petit taillis, et après avoir examiné si personne ne les avait suivis, ils entrèrent dans le bois.
Louis, toujours caché derrière la fenêtre, les regardait d'un air de dépit et de colère ; lorsqu'ils eurent disparu , il sortit brusquement et descendit dans le parc par un escalier dérobé.
La reine Charlotte, assise sur un banc de pierre, à l'ombre
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de grands chênes, donnait au dauphin, agenouillé à ses pieds, une leçon de lecture. Pauvre mère! au moindre bruit elle cachait les livres, pâle, éperdue, comme si elle eût commis une mauvaise action ; puis ses craintes se dissipaient, elle embrassait son fils, et la leçon recommençait. L'enfant lisait avec avidité, ne s'arrêtantque pour interroger sa mère sur les mots qu'il ne comprenait pas. Tout à coup il leva la tête, et, les traits altérés par la peur :
« (]iel! dit-il, nous sommes perdus! Voici le roi. »
Et sa main désignait lepetit sentier qui conduisait au taillis. La reine se retourna en tremblant et serra son fds entre ses bras.
Louis s'approchait à pas lents, le front sombre, jetant sur l'infortunée princesse des regards qui lui glaçaient le cœur. Il s'avança vers elle, et, prenant le livre que lisait le dauphin :
« Eh bien! madame, dit-il, avec le ton saccadé qui lui était habituel , n'ai-je pas raison de me méfier de vous? C'est donc ainsi qu'on brave mes ordres, môme en ma présence !
La reine baissa la tête et des larmes s'échappèrent de ses yeux.
— Quel est ce livre? Ah! les psaumes en latin. M. le dauphin veut sans doute égaler en science messire Philippe de domines ou Robert (laguin ! Belle besogne pour un futur roi de France! Apprenez qu'un roi sait assez de latin lorsqu'il comprend la valeur de ces mots : Qui ncsrii dissinntJare nescil rcfjnarc, « qui ne sait pas dissimuler ne sait pas régner. » Et par la PAque-Dieu, \ous n'en saurez pas d'aulre tant que je vivrai. Quant à vous, madame, nous me suivrez «u Plessis. Je ne veux auprès du dauphin (juc des personnes
de bon conseil et qui ne lui enseignent pas à désobéir n son père. »
Quelques heures après, le roi et la reine, escortés par une compagnie de la garde écossaise, sortaient du château d'Amboise et prenaient la route de Blois.
Le petit dauphin, abandonné à lui-même, n'ayant pour gouverneur qu'Etienne de Vers, un valet de chambre, se livra plus que jamais à son goût pour la lecture; mais sa mère n'était plus là pour le guider. Dévorant en secret tous les romans de chevalerie qui lui tombaient sous la main, il se faussa l'esprit et laissa son imagination se perdre à plaisir dans ces folles lectures. Un matin qu'il rêvait aux prouesses de Roland et du grand Amadis de Gaule, le duc d'Orléans vint le chercher pour le mener au Plessis auprès du lit de Louis XI mourant. C'était dans les derniers jours d'août 1483. Le jeune prince n'avait que treize ans ; il écouta , sans les comprendre , les conseils de son père, et il fut reconduit au château d'Amboise, tandis que sa sœur, Anne de Beaujeu, — la moins folle femme du monde, disait Louis XI, car de femme safje il ny en a point ^ — prenait, comme régente, les rênes du gouvernement. ,
Vous savez ce que fut le règne de Charles VIII, <|ni ne songeait qu à hautes entreprises^ afin de voir choses nouvelles. Au lieu de méditer les sages conseils que son père lui avait laissés dans le Rosier des guerres ', il prit au sérieux les
' Ce livre ru-intirquiiile a été écrit p.tr Louis XI, ou du moins loinposé par ses ordres. On y trouve le pis<nge suivant : « Les rois ont été établis par les peuples pour fiiire régner l'ordre , pour donner de bonnes lois et abolir les mauvaises... Oue le roi visite son peuple comme un bon jardinier ; qu'il ne convoite pas ses ricbesses, et tpi'il évit<; 1.» }',uerre autant que possible. '
romans (le chevalerie, et, nouveau paladin, voulut conquérir l'Orient. Tous ces projets de vin}^t ans aboutirent à la brillante et désastreuse expédition d'Italie.
Louis XI avait dit avec raison : Aller chercher des conquêtes en Italie, c'est vouloir acheter bien cher un long repentir. Jamais il n'avait voulu tenter au dehors la fortune des armes. Lorsque Gènes, en proie aux factions, lui envoya des ambassadeurs pour réclamer la suzeraineté de la France, il secoua la tète et répondit par un refus : « Les Génois se donnent à moi ! s'écria Louis. Eh bien ! moi, je les donne au diable. » Ces principes d'une sage politique furent dédaignés par son fils. Malgré l'opposition de madame de Beaujeu et des gens de guerre les plus expérimentés, le jeune roi envahit l'Italie, suivi iVune gaillarde compagnie de gentilshommes qui n'avaient pas seulement songé à se munir de tentes pour la campagne. L'argent manquait aussi ; dès le début, Charles fut obligé de mettre en gage les diamants de la duchesse de Savoie et de la marquise de Montferrat. Cette bizarre expédition commença par deux victoires, et (iharles VIII fit une marche triomphale jusqu'à Rome. « Les Français, disait le pape Alexandre VI, n'ont eu d'autre peine que d'envoyer leurs fourriers, la craie en main, pour marquer les logis. « Mais les vainqueurs perdirent la tète ; le jeune roi ne songeait qu'aux fêtes et aux plaisirs. Des fautes très-graves lui aliénèrent l'esprit des populations. Une ligue puissante se forma contre lui, et une armée de quarante mille hommes voulut lui fermer le passage. Charles, à la tète de neuf mille hommes, traversa l'armée ennemie et rentra en France, justifiant tonics ses inipindences par une brillante victoire.
Le jeune prince, tout en songeant à une nouvelle expédition, s'occupait avec soin de son gouvernement. A l'exemple de saint Louis, il rendait la justice en personne à ses sujets, et il avait ordonné la rédaction des coutumes du royaume, immense et utile travail qui ne fut achevé que sous Charles IX. Enfin, au milieu des artistes qu'il avait amenés d'Italie, il ranimait en France ces goûts d'art et de littérature qui ont fait la gloire du règne de François I, lorsqu'un accident imprévu le conduisit au tombeau. Il faisait alors exécuter des travaux magnifiques au château d'Amboise, sa résidence favorite. Il y était né, et c'est là qu'il devait mourir « Le septième jour d'avril, dit Comines, l'an 1498, veille de Pâques fleuries, Charles partit de la chambre de la reine Anne de Bretagne, sa femme, et la mena avec lui pour voir jouer à la paume ceux qui jouaient dans les fossés du château, où il ne l'avait jamais menée que cette fois, et ils entrèrent ensemble dans une galerie qu'on appelait la galerie HaqiieJehac, qui était le plus déshonnête lieu de céans; et était rompue à l'entrée. Et s'y heurta le roi, du front contre l'huis (la porte), quoiqu'il fut bien petit, et puis regarda longtemps les joueurs, et devisait (parlait) à tout le monde. La dernière parole qu'il prononça en devisant, c'était qu'il dit qu'il avait l'espérance de ne jamais faire péché mortel, ni véniel, s'il pouvait; et en disant cette parole, il cheut (tomba) à l'envers, et perdit la parole (il pouvait être deux heures après midi) et demeura là jusqu'à onze heures de nuit. Toute personne, qui voulait, entrait en ladite galerie, et trouvait-on le roi couché sur une ^ ' pauvre paillasse, dont jamais il ne partit jusqu'à ce qu'il eut rendu l'âme. »
Pauvre prince, dont la mort fut aussi triste que la jeunesse ! Il fut vivement regretté, car il était si hou y dit un historien du temps, qu'il n'élait point possible l'oir meilleure créature. Le jour de ses funérailles, un de ses valets et un archer de sa garde moururent de douleur. Connaissez-vous une oraison funèbre pins éloquente ?