RÉCOMPENSES NATIONALES ACCORDÉES A LA 8"* DEMI-BRIGADE
Par application de l'arrêté des Consuls sanctionnant l'institution de récompenses nationales à accorder à la valeur militaire, les sergents Thulot, Barath, Beaudin et les soldats Aubbrt, Jarry et Bourgogne, tous de la 8® demi-brigade, reçurent des armes d'honneur et furent, par suile, le 19 mai 1802, nommés chevaliers de la Légion d'honneur.
SECOND 8e .RÉGIMENT DE LIGNE (1803-1820) '
Le 24 septembre 1803, les corps quittèrent la déDomination de demi-brigade pour reprendre le titre de régiment qu'ils ont toujours conservé depuis.
L'année 1805 vit commencer pour nos armes une longue série d'immortels triomphes dont le 8^ de ligne sut prendre sa bonne part. Placé dans la V'^ division (général Rivaud) du 1«'' corps de la Grande Armée, le régiment concourut d'abord glorieusement à la courte mais magniflque campagne de 1805 qui, en vertu d'un décret impérial, fut comptée double à tous ceux qui y prirent part.
Le 8e de ligne à Austerlitz.
C'est le 2 décembre 1805 qu'eut lieu la grande et immortelle bataille d* Austerlitz.
Il est une heure de l'après-midi ; le
maréchal Soult vient d'enlever brillamment le plateau de Pratzen. Les Russes comprenant, mais trop tard, l'importance capitale de celte position, essaient de la reprendre avec des forces considérables, l'élite de leur armée.
La lutte prend bientôt un caractère formidable ; la division Rivaud, qui vient d'être conduite sur le plateau par Napoléon en personne, soutient avec une extrême vigueur le choc des forces supérieures qui l'assaillent de toutes parts. Le 8® de ligne, attaqué par une partie de la garde impériale russe, réussit à prendre Tollen-
sive, enfonce les rangs ennemis et contribue ainsi, sous les yeux, mêmes de l'empereur, aux splendides résultats de la plus belle victoire des temps modernes.